Hiboux Nomade Notes
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  Sujet : Ruelle sombre
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 19 Oct 2020, 15:26
//Clothilde était mal, très mal. Elle avait vécu la pire expérience de sa vie. Elle avait senti la fin toute proche. Elle avait été dans l'incapacité de réagir. Elle avait été acculée au bord du gouffre. Elle avait été à la merci d'un inconnu. Elle avait vécu en quelque sorte sa propre bataille de Thermopyles. Elle était une incapable. C'était tout. Elle était faible. Elle ne pouvait rien face au monde. Ses parents avaient raison de ne pas en avoir fait une guerrière comme son chevaleresque frère. Sans don, elle ne pouvait dessiner comme sa sœur pour se sauver. Mais que pouvait-elle faire ? La demoiselle était réellement perdue.

Lors de la fuite de la ruelle maudite, elle n'avait songé qu'à sauvé sa peau. Ses instincts de survie avaient voulu mettre le plus de distance entre la plus grande menace qu'elle eût connu et elle. Même sa désertion se soldait d'un échec. La femme meurtrière l'avait suivi sans peine et disposait désormais d'elle. Cirdra disait elle. Clothilde, avait révélé de bon gré son prénom à sa sauveuse et attendait son sort. //

- Clothilde. Enchantée. Tu es blessée ?

- Non.

// Quel douceur dans les mots de Cirdra ! Elle semblait réellement soucieuse du bien être de la fugitive. Toutefois, Clothilde gardait en mémoire le ton mielleux de son agresseur et se renferma encore plus. Cirdra surveilla les alentours, ce qui n'échappa pas à l'adolescente. D'autres personnes se tapissaient peut-être dans l'ombre. //

- Tu t’es enfuis rapidement, il fallait du courage, ce n’est pas donné à tous le monde.

- Merci.

// Clothilde lâcha le mot dans un souffle à peine audible, comme son nom un peu plus tôt. Elle écoutait son interlocutrice qui semblait plutôt bavarde. Sa sauveuse, qui avait le dessus commença son interrogatoire. //

- Que faisais-tu seule dans ses rues de la ville, ce n’est pas sûr le soir et malheureusement encore moins quand on est du sexe féminin.

- J'en ai assez qu'on me dise que je suis une fille ! Je sais bien que je suis une fille ! Mais ce n'est pas pour cela que j'ai besoin d'être accompagnée en toutes circonstances, //explosa la demoiselle. // Certes, je suis faible, certes ma vie était en danger, certes ... // Clothilde s'arrêta un instant à l'évocation du douloureux souvenir. Puis sa colère reprit le dessus lui insufflant la force de s'exprimer. // Bon ok j'aurais pu mourir. D'accord je suis moins forte que les garçons. Je le sais ! Mais ce n'est pas une raison pour m'enfermer. J'ai le droit d'être aussi libre que les garçons, de rentrer à l'heure qui me plaît, de vivre quoi !

// La jeune fille s'arrêta soudain, honteuse de s'être ainsi dominée par ses sentiments. Elle avait ouvert son être un bref instant. Ses yeux brillèrent d'un nouvel éclat sous sa tension intérieure. Clothilde se reprit après plusieurs secondes et offrit enfin à Cirdra la réponse qu'elle était venue chercher d'une voix toute simple. //

- Je rentrais chez moi.

// La demoiselle rougit légèrement dans la nuit. //

  Sujet : Palais impérial
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 19 Oct 2020, 15:02
// Face à la question de l'adolescent, Laïln se troubla. Il semblait perdu, désespéré. Le chemin à prendre était caché, invisible, introuvable, inexistant peut-être. Comment pouvait-il se tirer d'une telle situation. Il s'y était plongé trop hâtivement peut-être. Il aurait dû être plus vigilant. Clothilde assistait aux troubles de l'âme de son aîné sans prononcer un mot. Elle respectait sa souffrance intérieure et l'acceptait. L'homme perdu semblait chercher une solution. Une lueur traversa soudainement ses yeux vides, un rire jaune éclata, avant de disparaître aussi furtivement qu'il était apparut. Le visage se distordit de détresse, sans hypotypose cher lecteur. //

- Je n'en sais rien. Je n'en sais rien ! Que dois-je faire ?

- Allons, allons monsieur.

// La petite Clothilde voulait rassurer ce grand homme qui la dépassait de plus de vingt centimètres. La demoiselle passa son bras tout doucement dans le dos de son imposant interlocuteur et la frictionna. Mais Laïln ne s'apaisa pas. Au contraire, sa voix se brisa. L'homme se mordit violemment le poignet. Clothilde, effrayée retira sa main et constata tristement le sang s'échappant de la chair de son interlocuteur. Ses dents s'étaient enfoncées profondément. La douleur eut au moins l'avantage de ramener l'homme à des pensées plus raisonnables. Il réfléchissait à haute voix. //

- Essayer de communiquer peut fonctionner, non ? Peut-être, je ne sais pas. Ou juste trouver quelqu'un qui pourrait me protéger. En rétrospective, j'aurai vraiment dû me réfugier chez les Frontaliers. Je ne sais pas pourquoi j'ai cru pouvoir mieux faire que me planquer dans la Citadelle. Non, je peux trouver une solution. Je vais trouver une solution. Je sais pas encore quoi, mais je trouverais, je ne peux pas ne pas trouver.

// Clothilde suivait les pensées de son interlocuteur en essayant de prendre du recul sur la situation. Elle ne devait pas compatir trop fortement à ses souffrances au risque de perdre elle aussi ses moyens de raisonnement. Elle devait se montrer forte, sans quoi ni lui ni elle n'avancerait. La demoiselle ferma son visage. Elle n'était pas béotienne. Son esprit n'était pas inculte, elle pouvait réfléchir, s'encourageait-elle. //

- Réfléchissons...

// Fuir ne pouvait être qu'une solution relative. Il fallait à un certain moment faire face à ses problèmes. Si le propriétaire de l'objet familial était décidé à se venger, il ferait tout son possible pour retrouver Laïln. //

- Pourquoi les frontaliers ?

// s'enquit soudainement la demoiselle, qui ne percevait aucun lien avec le reste de l'histoire. La frontaliers étaient certes puissants. Mais ils ne protégeaient pas des règlements de compte. //
  Sujet : Une petite place
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 19 Oct 2020, 14:42
// La grande taille du forgeron impressionnait Clothilde. Maintenant que cette dernière connaissait ses capacités techniques, elle en était encore plus admirative. Sans doute Thal savait se défendre. Peut-être pouvait-il battre les humains comme il battait le fer chaud. Mieux ne valait pas être belliciste face à lui. Rosalie gardait les yeux ouverts, les sourcils froncés, perplexe. Elle ne savait que penser. L'homme confirmait qu'il était forgeron depuis plusieurs années. Il avait hérité de la boutique de son formateur. Sa boutique était peu achalandée, mais ses clients étaient fidèles. Cette information intéressait peu Clothilde.

La demoiselle remarqua un changement de musique en contrebas. Le nocturne avait cessé au profit d'un épithalame. Sans doute l'orchestre préparait un mariage futur. La joyeuse musique était propice au vagabondage des pensées. //

- Et bien, bonne soirée monsieur.

// La demoiselle, son sac avec son quignon de pain dans sa main, repartit furtivement. Elle n'avait rien à ajouter. Rien ne la tenait en ces lieux. Elle ne devait rien au forgeron puisque son remerciement avait servi de reconnaissance. Elle pouvait poursuivre sa promenade. Elle était libre. Clothilde conservait sa liberté et ce n'était pas un petit encas sauvé qui allait la lier à quelqu'un. Du reste, Thal ne lui ayant pas posé de question, elle n'avait plus rien à répondre. Elle pouvait donc bel et bien partir.

La demoiselle se faufila entre les rues de la ville, rapide comme le vent. Elle ne laissa pas au forgeron une chance de la suivre, sauf s'il était habile en filature. La jeune fille avait un peu de temps avant la nuit. Elle s'en retournerait chez elle après une respiration sur une autre place élevée de la ville. Elle jouirait de l'air pur avant de retourner dans son foyer. A quinze ans, Clothilde se voulait maître de son destin.


[FIN DU RP POUR CLOTHILDE]
  Sujet : Palais impérial
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Sam. 05 Sep 2020, 11:32
// Le jeune garçon, très volubile, relata toute l'histoire. Il évoquait le vol des mercenaires, qui avaient probablement gardé l'argent du diadème. Ils ne l'avaient subséquemment pas remis à leur maître. Le maître n'avait donc rien récupéré en échange de son précieux bijou de famille. Il croyait sans aucun doute à la culpabilité de Laïln. Il devait lui en vouloir. Il se vengerait sûrement dans les jours qui suivraient. Cette prise de conscience effraya la jeune Clothilde, qui s'enfonçait dans une obscure histoire. Elle connaissait les confidences de son aîné, puisqu'elle les lui avait demandées.

Clothilde peinait à comprendre les réflexions du dessinateur. Son aîné s'adressait à elle, mais elle ne savait que répondre à ses nombreuses interjections. Elle était dépassée par la situation. A plusieurs reprises, elle fronça les sourcils. Enfin, l'homme se tut. La demoiselle mit quelques secondes à s'apercevoir que son récit était fini. Elle ne sut réagir à la dernière plaisanterie de Laïln. //

- Et maintenant ? Que comptez-vous faire ? Fuir ? Le rencontrer avec d'autres personnes pour qu'il vous écoute jusqu'au bout ?

// Le "il" faisait référence à l'homme possédant initialement le diadème dont Clothilde avait oublié le nom. L'esprit de l'adolescente était agité tel un ressac. Son intelligence rencontrait son cœur pour discerner les décisions à prendre. Mais le marin d'eau douce peinait à diriger son embarcation. La barre lui échappait des mains. //


  Sujet : Palais impérial
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Mer. 12 Aoû 2020, 10:03

// Clothilde, fine observatrice, guettait la réaction de son interlocuteur tout en parlant. Elle n'avait nullement voulu l'impressionner. Pourtant, ses yeux immobiles pouvaient révéler une réflexion intérieure, voire un jugement. Clothilde voulait être simple, mais sa langue fière s'agitait de son mieux. L'homme réfléchit ensuite, se demandant sans doute ce qu'il pouvait révéler. Clothilde le laissa à ses pensées et observa la porte devant laquelle ils étaient. Cette dernière menait à un couloir qui lui même débouchait sur une salle de réunion. L'homme s'expliqua.

Il avait des ennuis avec une famille noble disait-il. À ces mots, Clothilde tendit l'oreille de crainte d'être entendue. Les mots résonnèrent dans le couloir désert sans rencontrer une respiration étrangère. Le friselis avait été imaginé. Clothilde ne comprenait pas le sens de noblesse. Elle avait volontairement révélé son nom complet. Mais ses parents n'étaient pas au-dessus des autres. L'un dessinateur, l'autre diplomate. L'un jouant avec les spires, l'autre avec les mots. Ils travaillaient, dormaient, s'occupaient de leur famille. Leur place leur assurait la sécurité du lendemain. Clothilde suivait le récit de Laïln et sentit un sentiment de révolte monter en elle. //

- Et bien, en fait, un membre d'une famille noble m'a offert un objet précieux pour un service rendu, mais il s'avère qu'elle n'a pas demandé l'autorisation au chef de la famille, lequel croit que je l'ai volé et a envoyé des mercenaires le récupérer. J'aurai bien voulu lui rendre l'objet en question, mais je l'ai vendu et l'argent m'a été volé par ses mercenaires.

- Mais... Ce n'est pas de ta faute ! C'est à l'homme qui t'a donné l'objet de s'expliquer avec son parent.

// Le cœur éprouvé de la petite Clothilde avait parlé plus vite que sa politesse. Elle était spontanément passée au tutoiement dans la confidence, alors que l'homme qui lui faisait face était bien plus âgé. L'adolescente faillit rougir. Mais l'injustice criait plus fort que sa gêne. //

- En outre, si l'argent t'a été, pardon vous a été reprise, vous êtes quitte. Vous ne devez plus rien. Vous ne pouvez plus rien. Qu'attendent-ils de vous désormais ? Votre fin ? Votre mort, soyons vrais.

// Enfin, se révoltait toujours Clothilde, c'est une histoire de famille, cet homme n'a pas à être puni d'une erreur qui n'est pas sienne, s'il dit vrai du moins. Le rôle de la famille Gil'Flarian n'était pas encore défini. Une idée germa dans l'esprit de la demoiselle, mais elle la garda pour elle afin de laisser son interlocuteur réfléchir et libre de décider. //


  Sujet : Palais impérial
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 03 Aoû 2020, 11:38
// La mère de Clothilde avait une réunion importante et très confidentielle ce jour-là. Aussi n'avait-elle pas chargé sa fille de prendre des notes. Le sujet était trop secret pour risquer qu'une adolescente s'y mêlât. Ainsi Clothilde devait patienter sagement devant la porte. Au début, elle s'était énervée. Elle avait pesté intérieurement contre sa mère qui la poussait à rester là bêtement dans le couloir, à faire le pied de grue. Elle aurait aimé faire un petit tour dans les rues d'All Jeit, pour jouer avec le vent et les dalles. Elle adorait sauter de pavés en pavés. Mais sa mère avait insisté pour qu'elle restât, prétextant avoir besoin d'elle un peu plus tard.

Au bout d'une quinzaine de minutes, l'adolescente s'était finalement calmée. Elle faisait les cent pas quand quelqu'un lui tapota l'épaule. Elle se retourna vivement et se trouva nez à nez avec un jeune homme de haute stature qui pourtant paraissait tout timide, à croire qu'il la craignait. //

- Bonjour. Vous êtes bien jeune pour travailler ici, non ? Que faites-vous ici ?

- Bonjour monsieur. La jeunesse ne rend pas incapable l'homme. Au contraire, elle me procure une vivacité et une lucidité d'esprit parfois oubliée par les adultes.

// Clothilde, impertinente, presque faquine, n'hésitait pas à contredire les adultes. Elle ne les craignait pas encore, croyait avoir de la valeur et répliquait aux piques lancées. En l’occurrence, l'inconnu avait suggéré qu'elle était trop petite pour travailler, mettant en doute ses capacités. Même si la formulation interrogative n'était pas insultante, la demoiselle était partie au quart de tour. L'énigmatique ne se démonta pas et poursuivit. //

- Je m'appelle Laïln, je cherche quelqu'un qui pourrait m'aider à résoudre un différent qui s'est envenimé. Saurais-tu à qui je pourrai m'adresser ?

// Cette fois-là, Clothilde laissa son cœur parler plutôt que son impulsion. Elle réfléchit. Elle savait que ses parents pouvaient sans doute arranger la situation de Laïln. Mais cela ne se ferait pas sans contrepartie. Il fallait que le demandeur exprimât plus clairement son besoin, qu'il se présentât plus en détails. En s'investissant dans son affaire, les Gil'Flarian se lieraient à lui. Ils devaient donc vérifier qu'il fût digne de confiance d'une part, et qu'il était dans son droit d'autre part. Pas question de défendre l'injustice. Les Gil'Flarian ne profitaient pas de leur position pour faire triompher l'escroquerie. La demoiselle hésita : //

- Je m'appelle Clothilde Gil'Flarian. Je pourrais vous aider en demandant de l'aide à mes parents. Mais... comment dire... il faudrait que votre cause soit juste. Nous n'allons pas défendre des aigrefins.

// L'adolescente ne savait pas trop que faire. Elle désirait vivement aider l'homme qu'elle ne connaissait pas et qui l'avait fait sursauter. Mais elle ne pouvait accorder son aide à n'importe qui. Elle n'avait pas le droit. En outre, si l'inconnu était en conflit direct avec ses parents, elle ne pourrait pas l'aider. Elle ne pouvait aller à l'encontre de ses géniteurs. //

- Pourriez-vous m'en dire un peu plus ? M'expliquer votre problème ?

// Clothilde espérait ne pas avoir affaire à un zouave. Elle détestait les zouaves. Si l'homme se jouait d'elle, il le paierait. //
  Sujet : Une petite place
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 03 Aoû 2020, 11:01
// Thal parut amusé de la réponse de l'adolescente, avant de se laisser surprendre par sa question. De bon gré, il révéla à Clothilde qu'elle lui faisait penser à une amie marchombre. Marchombre ? Clothilde avait déjà entendu parler de ce type d'habitants de Gwendalavir au cours d'une réunion avec sa maman. Mais elle n'avait pas compris exactement leur rôle. D'ailleurs, la discussion en question lui échappait. Les marchombres étaient utiles et même nécessaires avait elle compris. Mais elle n'avait pas saisi leur caractère et leur fonction. Pourtant, elle avait senti le respect dans les mots des adultes. Ce Thal en parlait comme des siffleurs qu'on chassait. Clothilde écouta plus attentivement la suite. //

- Toujours à crapahuter et à parler de manière mystérieuse ceux là d’ailleurs, dire que je n’en aurait connu aucun si elle n’était pas venu dans ma forge !

// Les yeux marrons de Clothilde fixait son interlocuteur qui rit de sa concentration. L'homme se désopilait facilement, nota l'adolescente. //

- Je ne crois pas être mystérieuse. Je ne crapahute pas non plus d'ailleurs.

// Touchée, la fillette de quinze ans avait répliqué vivement. Elle ne croyait pas être comme le Maelström. Elle ne tourbillonnait guère en tous sens. Elle se promenait seulement et aimait la liberté. Ses propos étaient en opposition avec ses promenades nombreuses chaque après-midi. En outre, elle était coincée dans la ville d'All Jeit, exactement comme le courant des côtes de Norvège, toujours entre l'îlot Mosken et la pointe sud de l'île Moskensöya. Le forgeron qui était plus âgé savait sans doute tirer la vérité des paroles de l'adolescente, malgré le hiatus entre ses paroles et son action. Peut-être même se rappelait-il son propre refus des qualificatifs qu'on lui attribuait au même âge. Clothilde préféra détourner la conversation. //

- Vous êtes forgeron ?

// Elle n'avait pas oublié le mot marchombre prononcé par celui qui possédait une forge. Mais elle gardait ses questions pour les minutes qui suivraient, si l'homme ne retournait pas à son ouvrage. //

  Sujet : Ruelle sombre
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 03 Aoû 2020, 10:39
// Clothilde courait à cœur perdue dans les rues d'All Jeit. Elle avait voulu rentrer chez elle. Mais en même temps, elle savait que ses parents lui reprocheraient son retard. En conséquence elle détourna inconsciemment son chemin, se perdant dans la capitale. Elle ignorait où ses pieds se posaient. Peu lui importait. Elle désirait seulement l'ataraxie, c'est à dire la quiétude de son âme. Elle cherchait la paix et rejetait le trouble. Son âme avait été suffisamment secouée pour la semaine. Mais la demoiselle n'était pas au bout de ses surprises. //

** Mince une impasse !**

// Sans prêter attention à sa direction, l'adolescente n'avait pas tardé à s'enfoncer dans une impasse obscure. Sa mésaventure chez le remplisseur de bocaux en tête, elle regretta son manque d'attention et craignit d'autres mauvaises rencontres. Elle remarqua alors une grille à sa droite donnant sur un jardin. Les propriétaires avaient laissé la grille déverrouillée, constata Clothilde. Sans doute protégeaient-ils uniquement leur demeure principale, laissant en permanence leur espace vert ouvert. La jeune fille, qui ne voulait pas retourner en arrière s'enfonça dans la verdure, noire à cette heure tardive. Le dîner familial venait sûrement de se finir. Elle repéra un cabanon. Fatiguée moralement, elle s'y adossa. Au moins, elle avait sa zone arrière protégée. Elle n'avait plus qu'à surveiller le devant. Ses jambes repliées, Clothilde laissa couler ses larmes. Elle pleurait amèrement. //

- Palsambleu ! Tout est de ma faute !

// Elle était responsable de sa mésaventure. Consciente de cela, elle s'en voulait d'avoir dépassé l'heure prescrite par ses parents. Elle avait trop tardé chez un marchand et n'avait pas vu le jour tomber peu à peu. Son ami lui avait alors rappelé la nuit tombante et elle s'était précipitée dans les rues d'All Jeit vers sa maison, n'évitant pas les sombres quartiers pour aller le plus vite possible. Elle s'était laissée prendre. Elle n'avait pas vu l'homme qui l'attendait au bas de la porte. Il l'avait saisi d'une poigne de fer. Elle s'était retrouvée complètement écrasée sous son poids. En repensant à ce sinistre moment. Clothilde esquissa une grimace de dégoût et eut un haut de cœur. L'homme la répugnait au plus haut point. Sentir ses énormes cuisses sur les siennes avait été horrible. Comme si un écrasement ne suffisait pas, il avait fallu que l'homme se rassît après sa tentative de fuite. Heureusement une femme guerrière l'avait délivrée et lui avait évité le pire. Mais le traumatisme restait important.

En parlant de combattante, ne venait-elle pas d'entendre des pas à sa droite. Et cette toux, que signifiait-elle ? C'était la même femme, haute de stature par contraste avec l'adolescente, toute fine mais costaud comme un thül. Rosalie ne se fiait plus à l'apparence presque chétive de l'inconnue. Pas une once de graisse mais une force démesurée. Clothilde avait eu l'occasion de voir cette redoutable femme à l'action et la savait dangereuse. Mais que pouvait elle à présent. Elle ne pouvait pas fuir. Ses jambes refusaient de lui obéir. //

- -Je t’en prie ne fuis pas ! Je ne te veux aucun mal, je veux juste m’assurer que tu n’es pas blessée.

// La plus âgée avait sans aucun doute noté la tentative de relèvement de la plus jeune et voulait la rassurer. Clothilde avait peur. Elle fixait désormais sa sauveuse avec appréhension. Elle attendait de connaître son sort. Peut-être que la femme voulait quelque chose en échange de son service rendu. Clothilde qui connaissait l'art des mots ne se fiait pas à l'apparence première de volonter de "s'assurer qu'elle n'était pas blessée". Elle demeura silencieuse jusqu'à la question explicite qui suivit. //

- -Je m’appelle Cirdra et toi ?

// La femme avait droit à une réponse franche. Aussi Clothilde prononça son prénom. //

- Clothilde.

// Clothilde plongea ses yeux dans ceux de Cirdra. La peur ne dominait plus sa face. Elle attendait son sort et cherchait à lire les intentions de la guerrière. Elle la sondait. //


  Sujet : King's Cross
Rosalie

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MessageForum: Autres lieux   Date du message: Lun. 20 Juil 2020, 19:58
// Abigail se plaça à côté de Rosalie, pour la plus grande joie de cette dernière. La Flamel répondit au clin d’œil par un battement unique de la paupière droite. Silencieuse, mais pas morte, Rosalie aimait échanger avec ses camarades. La dernière arrivée posa justement la question qui lui brûlait les lèvres. //

- Sur ce... qui ici connait des choses sur Poudlard ? Et dans quelle maison pensez-vous aller ?

// Rosalie avait hâte d'écouter les réponses de ses camarades pour en apprendre le plus possible sur l'école de sorcellerie. Elle était déjà convaincue des connaissances de Balthazar, puisqu'il lui avait donné une description précise d'une chocogrenouille quelques minutes plus tôt.

Le pressentiment de Rosalie se révéla exacte. Balthazar avait lu l'histoire de Poudlard en entier ! Pour sa part, elle ne l'avait pas lu. Elle n'avait pu acheter tous les livres de Fleury et Botts et était restée trop peu de temps sur le Chemin de Traverse pour connaître le château sur le bout des doigts. Rosalie ne s'était pas davantage informée sur la cuisine sorcière. Elle ignorait si les cuisiniers du château utilisait de l'étamine pour leur sauces. Elle ne connaissait pas les menus. Peut-être que les sorcier mangeaient du rougail. Elle verrait sur place. La qualité de la nourriture importait peu. Balthazar proposa à Abigail de la renseigner sur les directeurs, les maisons ou "les trucs cool qu'on peut trouver" à Poudlard. Rosalie n'hésita pas : //

- Oh oui ! Partage-nous les trucs cool de Poudlard !

// Balthazar expliqua ne subir aucune pression familial sur son choix de maison. Rosalie fronça les sourcils à ces mots. Elle avait entendu parler des quatre maisons sur le chemin de Traverse. Elles étaient incontournables puisqu'elles séparaient les sorciers en quatre groupes à Poudlard. Elle avait compris en discutant que certains sorciers étaient très fiers de leur maison. Ce n'était apparemment pas le cas de tous. //

- Mes parents sont moldus ; je ne crois pas qu'ils aient un avis fixé sur la question. Je veux dire que toutes les maisons leur iront. Enfin, j'espère !

// Rosalie espérait de tout cœur ne pas décevoir ses parents. Puisque ceux-ci ne connaissaient pas la magie, le risque de déception était plutôt limité. //

- Et pour te répondre Abigail, je ne sais pas grand chose de Poudlard. Je ne sais pas vraiment où je désire aller.
  Sujet : Une petite place
Rosalie

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MessageForum: Al-Jeit   Date du message: Lun. 13 Juil 2020, 20:15
// L'inconnu se retourna après les remerciements de la jeune fille, comme si son geste avait été tout naturel et que remercier n'était pas nécessaire. Pourtant, le remerciement ne coûtait rien, il était subséquemment inutile de l'économiser. Alors pourquoi se limiter ? Clothilde avait suivi du regard le géant et lui avait spontanément demandé son identité. Elle aimait remercier justement son débiteur. En outre, si ce dernier lui révélait son nom, elle pourrait consulter les registres de sa mère pour voir s'il y figurait et éventuellement examiner son travail. L'Alavirien parut étonné de la question, mais ne refusa pas d'y répondre. //

– Je suis Thal, simplement Thal.

// Clothilde fouilla sa mémoire à la recherche d'un Thal. Un potjevleesch apparut dans son esprit. En secouant la tête, la demoiselle repoussa la pensée du plat flamant. L'heure n'était pas à la bromatologie. Elle étudierait la science des aliments plus tard, sauf si Thal avait un lien direct avec la nourriture, évidemment. //

– Et toi qui es-tu ? Pourquoi s’isoler comme ça ? Tu me fais penser à quelqu’un que je connais depuis peu…

// Trois phrases ! L'homme était plus volubile que sa première fuite le laissait paraître. Il s'était finalement arrêté et n'avait pas quitté définitivement la petite place. D'un petit air espiègle, Clothilde se joua des propos précédents de l'homme et l'imita. //

- Je suis Clothilde, simplement Clothilde.

// Avec un sourire non dissimulée, elle prononça son prénom. Elle ignora la seconde question et médita la dernière partie. Si l'homme avait rencntré quelqu'un qui lui ressemblât, ce devait être sa sœur, Miyell. //

– Tu peux te détendre je ne te ferais rien. Loin de moi l’idée de te déranger, je ne voulais juste pas qu’un autre voleur court encore les rues d’Al jeit…

// La suggestion de détente contracta au contraire la mâchoire de la demoiselle. Elle se se reprocha presque son sourire lors de sa présentation et avisa de nouveau la carrure impressionnante de son sauveur de casse-croûte. Sa musculature n'avait point diminué et il pouvait toujours la réduire en bouillie. Elle écouta les bruits alentours pour tenter de pressentir un danger. Elle ne perçut rien de particulier. //

- Merci pour votre prévenance. Pourriez-vous me dire à qui je vous fais penser, si cela vous est possible ?

// L'adolescente n'avait pas résisté à l'envie de poser sa question. Malgré elle, les mots étaient sortis de ses lèvres et avaient volé jusqu'aux tympans de son interlocuteur. //

 
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