Hiboux Nomade Notes
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#16 Noël 2015 - Fêtes aux Bahamas - "Les monstres de Noël"
Que serait l’hiver sans Noël ?
Ses lumières scintillantes de mille feux, l’odeur parfumée du sapin trônant dans le salon, les chaussettes pendues devant un feu de cheminée crépitant, le doux réveil d’un matin pas comme les autres et la surprise des cadeaux… Sans oublier la bûche bien évidemment, toutes ces gourmandises qui donnent du charme à l’hiver. Manque un seul ingrédient au tableau, la neige, et la magie est totale.

Oui, Noël, c’est cela, de la magie à l’état pur, un rêve éveillé…
Mais, qui dit rêve, dit cauchemar et je vais vous parler des créatures maléfiques qui sont malheureusement présentes à cette époque de l’année.



Le Père Fouettard


Vêtu d’un long manteau noir et de lourdes bottes, il sévissait autrefois dans l’est de la France. Ses cheveux hirsutes étaient le plus souvent dissimulés sous une capuche et portait une longue barbe. Il accompagnait Saint Nicolas lors de sa tournée afin de corriger les enfants désobéissants de son martinet. L’association du Père Fouettard à Saint Nicolas remonterait au IVe siècle.

Selon la légende, un soir, un boucher ouvrit sa porte à trois enfants égarés, leur proposant de les héberger pour la nuit. Mais, à peine furent-ils entrés dans la maison que le boucher les égorgea, les coupa en morceaux et les mit au saloir comme des pourceaux. Sept années plus tard, Saint Nicolas vint à passer par là, et s’arrêtant chez le boucher lui demanda asile pour la nuit. L’homme lui proposa à souper, mais Saint Nicolas refusa obstinément chacun de ses mets, insistant par contre pour avoir de ce petit salé qu’il avait mis au saloir sept ans plus tôt. En entendant ses mots, le boucher prit ses jambes à son cou. Saint Nicolas ressuscita alors les trois petits malheureux qui eurent l’impression de se réveiller d’un songe. Pour le punir de ses vilenies, Saint Nicolas condamna le boucher à le suivre lors de sa distribution de cadeaux, lui confiant le rôle ingrat du Père Fouettard.



Hans Trapp


Autrefois, en Alsace, la distribution des cadeaux étaient assurée par une jeune fille qui représentait la bonté du Christ. Elle avait été instaurée par la Réforme Protestante au 16ème siècle, en remplacement de Saint Nicolas, dont la célébration était jugée trop païenne. Vétue de blanc, elle portait une couronne dorée ornée de quatre bougies sur la tête et elle était accompagnée du Hans Trapp, une sorte démon armé d’une verge à rameau qui menaçait les enfants désobéissants de les emporter dans son sac.
Le personnage d’Hans Trapp aurait été inspiré par Jean de Dratt (Hans Von Trotha), un homme riche et puissant qui terrorisait la région de Wissembourg, rançonnant sans état d’âme paysans et voyageurs. Les habitants le soupçonnaient même d’avoir conclu un pacte avec le diable.

Selon la légende, après avoir pillé les richesses de l’abbaye de Wissembourg, il avait été excommunié et ne sachant où aller, il s’était réfugié dans une petite caverne au sommet du mont Geisberg. Rejeté de tous, une sombre rancœur avait alors obscurci son âme encore davantage au point de se jeter à corps perdu dans de sombres rituels. Puis, un jour, apercevant un jeune berger d’une dizaine d’années, il l’avait tué sans remord, se régalant par avance de sa chair tendre. Le monstre avait ramené son corps chez lui, l’avait coupé en morceaux et s’apprêtait à le faire rôtir quand brusquement une voix divine se fit entendre et le foudroya d’un coup d’éclair. Si aujourd’hui, la menace de Hans Trapp ne fait plus frémir les enfants, la maléfique créature errerait toujours dans les campagnes alsaciennes, cherchant quelques garnements à dévorer.



Le chat de Noël


Il s’agit d'un monstre d’origine islandaise, un énorme chat vicieux qui se cachait dans les campagnes enneigées durant la période de Noël et dévorait les malheureux qui n’avaient pas reçu de nouveaux vêtements avant le 25 décembre.
La menace de devenir une victime de ce chat était autrefois utilisée par les agriculteurs qui incitaient leurs ouvriers à terminer le traitement de la laine d’automne avant la période de Noël. Ceux qui finissaient leur ouvrage à temps étaient récompensés par des habits neufs, mais les plus nonchalants ne recevaient rien, devenant ainsi les proies potentielles du monstre.

Selon la légende, ce chat était supposé être l’animal de compagnie de la terrifiante Gryla et de ses fils, les Lads. De nos jours encore, ce monstrueux félin se dissimulerait dans une caverne avec sa maîtresse, rôdant dans la campagne islandaise à la période des fêtes et si plus personne ne craint vraiment ce chat noir, il est toujours de coutume d’arborer de nouveaux vêtements pour Noël.


Gryla


C’est une géante qui était supposée habiter une caverne isolée des montagnes islandaises.
Selon la légende, l’ogresse connaissait les noms de tous les enfants désobéissants, et chaque année, à cette période, elle descendait les chercher pour les dévorer. Ils constituaient l’ingrédient principal de son plat préféré, le ragoût d’enfants turbulents, dont elle avait un appétit insatiable.

Les premières mentions à Gryla ont été retrouvées dans des écrits du 13ème siècle, où elle était présentée comme une créature pourvue de 15 queues, mais sur chacune d’entre elles reposaient 100 sacs, contenant chacun 20 enfants. Gryla ne fut directement reliée à Noël qu’au 17ème siècle, où elle devint la mère des 13 Lads Yuletide. La monstrueuse créature était si terrifiante qu’en 1746, un décret public fut publié, interdisant d’utiliser Gryla et les Lads Yuletide pour effrayer les enfants.

D’après la légende, Gryla aurait été mariée trois fois, avec Gustu, Boli et Leppaludi. Ce dernier vivrait toujours avec elle dans une caverne perdue au milieu de champs de lave, en compagnie de Yule, son immonde chat noir, et de leurs fils. Elle en aurait eu 72 en tout. Même si la plupart de ses fils ont une image de voleurs moins sanguinaire que leur mère, 13 d’entre eux sont devenus gentils. Depuis le siècle dernier, ces 13 Lads troquèrent leurs tenues de laine pour un nouvel habit rouge et blanc et commencèrent à déposer des cadeaux dans les chaussures des enfants les plus sages, comme pour racheter la faute de leur mère, et laissant aux désobéissants, de vieilles pommes de terre. Les 13 Lads, ayant chacun une personnalité différentes, passaient chacun à leur tour et la distribution de présents s’étalait sur les 13 jours précédant la nouvelle année.



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