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Infirmerie

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Joueuse


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Guilde : Les Marchombres
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Poudlard : 7e année
MessageDate du message: Dim. 29 Mai 2011, 10:19  Répondre en citant

- Laissez moi ! Laissez moi passer ! J'ai un blessé bon sang ! Non mais ce n'est pas possible, qu'est ce que vous faites encore tous là ?

// Cette voix, c'était celle du professeur de potion, Simoshesha Hy, qui arrivait, à l'infirmerie de Poudlard, un élève inconscient dans les bras et l'air tout affolé. Pourtant tout c'était jusque là bien passé lorsqu'il faisait des interrogations surprises sur toutes sortes de potions que les élèves de sixième année de Poudlard devaient maîtriser presque sur le bout des doigts. Depuis le controversé retour d'Amarel Prince à Poudlard, spectaculairement réintégré à l'école malgré sa fugue, sa mise sous tutelle et son adoption par Sally River (autre retournement spectaculaire de situation), le tout deux semaines plus tôt, tout allait bien. Amarel, cet élève si brillant en potion, avait repris le cours normal des cours, rattrapé son retard, et surtout, n'avait pas fait la moindre vague. En fait, il ne parlait plus du tout en classe, sauf pour répondre aux questions qu'on lui posait. Il avait changé. Lorsque les Aurors l'avaient ramené à Poudlard, il avait de suite visité l'infirmerie pour un bilan complet de santé pendant que Sally River finalisait son adoption. Après bien des sarcasmes, des joutes verbales et du chantage, Amarel avait accepté de prendre les potions pour soigner ses blessures et lui faire reprendre du poids car, il fallait bien l'avouer, survivre seul à 16 ans dans un pays étranger sans aucunes ressources était dur et il n'avait pas vraiment mangé à sa faim pendant toute la durée de sa fugue. Mais au fil des jours, à force de potion de gavage, presque toutes les traces de son escapade. Les traces physiques entendons nous.

Simoshesha Hy posa avec délicatesse un Amarel évanouit qui avait piètre figure, le corps ainsi recouvert d'une potion verdâtre difficilement reconnaissable (la potion, pas Amarel). L'infirmière, alertée par les cris du professeur et l'attroupement formé se fraya un chemin et renvoya sans ménagement les élèves hors de l'infirmerie qui devait être, comme elle le leur dit si bien, un havre de paix, calme et reposant. D'une voix anxieuse, alors qu'elle installait plus confortablement le garçon et qu'elle prélevait un échantillon de potion, elle demanda au professeur donc la blouse maculée d'éclat sonnait faux dans l'univers propre et blanc immaculé de l'infirmerie. //

- Que s'est il passé professeur ? Je reconnais là deux voire trois potions différentes !

- Je... nous faisions un petit jeu ou chaque binôme devait me faire une potion du programme des années précédentes. Je fais ça tous les ans à mes sixièmes années pour qu'ils ne se reposent pas sur leur laurier après avoir réussi les BUSEs. Je ne comprends pas. J'étais en train de vous préparer quelques chaudrons de pimentine lorsque, je crois que c'est lui le premier, le chaudron de potion d'aiguise méninge du binôme 3 s'est renversé vers M. Prince qui préparait une potion de ratatinage. Malheureusement, l'aiguise méninge est très instable à haute température alors lorsqu'il a touché les flammes, il a percé le chaudron de Prince qui lui a explosé au visage.

// Les deux adultes, conscient qu'Amarel était profondément évanoui, se déplacèrent jusqu'au bureau de l'infirmière pour faire des tests sur les deux potions. Arrivés devant le chaudron et les instruments de potion, ils reprirent leur conversation tout en cherchant dans leurs mémoire quels pouvaient bien être les interactions entre la potion d'aiguise méninge et celle de ratatinage. les véritables accidents en potion étaient très rares, et si Simoshesha Hy s'était déplacé personnellement en portant Amarel, c'était plus parce que le garçon avait du être gravement brûlé, étant au moment de l'explosion très proche du chaudron. Heureusement, dans un sens, que son binôme était parti chercher des ingrédients dans le placard, il y aurait eu deux blessés. Tandis que l'infirmière sortait une potion anti-brûlures du placard, Simoshesha Hy cherchait dans un grimoire les possibles effets d'un tel mélange. Il n'était pas spécialiste des mélanges de potion, puisque son domaine de recherche était, justement, la recherche. Soudain, un cri déchira le silence de l'infirmerie et les deux adultes se précipitèrent dans la pièce centrale. C'était une voix d'enfant, de garçon d'une dizaine d'année très précisément. Simoshesha Hy écarquilla les yeux. //

- Je crois que nous avons affaire à un énorme problème. Que quelqu'un aille chercher la directrice, vite !

// Amarel était fatigué. Il avait peur que le méchant revienne. Il y a quelques jours, peut être plus, il avait été envahi d'une grande colère et tout autour de lui avait pétillé de magie. Et August Lestrange était mort. Après, du reste, il ne se souvenait plus. Enfin, il se revoyait tomber au côté du corps de l'adulte, des silhouettes des aurors qui arrivaient enfin, et plus rien d'autre. Il y avait aussi eu une explosion. Du moins... il ne savait pas si c'était un rêve ou pas. Il... ah Merlin ! Ce qu'il avait mal à la tête ! Amarel ouvrit péniblement les yeux et la lumière du soleil se réfléchissant sur les murs immaculés lui brûla sa rétine sensible. Amarel fit la première chose à laquelle il pensa: il hurla de terreur tout en se carapatant contre le mur et et se pelotonnant pour disparaître. Où était il ? Qui étaient les deux adultes en face de lui ? Pourquoi... De nombreuses questions se chevauchaient dans son esprit embrumé. Amarel était un garçon sensible, apeuré et associable. Muet, il fixa les deux adultes. Des aurors ? Non, pas de cape. Des médicomages ? Peut être... Mais... parlaient ils norvégien ? S'ils parlaient anglais, il n'allait rien comprendre ! Mais il y avait trop peu d'indices dans cette pièce pour qu'il devine seul ou il était. Et les deux adultes semblaient affolés. D'ailleurs, ils le regardaient comme s'il était sorti de nulle part, ce qui était ridicule. Après tout, s'il avait hurlé, c'était qu'il avait eu peur, et que la lumière était trop intense et lui faisait plisser les yeux. //

- Kan jeg ha solbriller. Et .. Hvor er jeg?

// Sa voix sembla surprendre les deux adultes. Amarel répéta la phrase plus lentement une deuxième fois, devenant plus froid et cassant. Bon sang, ils ne voyaient pas que ses yeux étaient sensibles ? Ils n'avaient pas de lunettes de soleil chez eux ? Par Salazar tout puissant, euh... qu'était ce que cette expression ?, soit ils ne le comprenaient pas, soit ils attendaient quelqu'un. Soit, les deux. //


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Zougui Akane

Ancien(ne)





MessageDate du message: Dim. 29 Mai 2011, 11:46  Répondre en citant

// Zougui venait de sortir de son cours de Défense Contre les Forces du Mal après qu'un bruit d'explosion en provenance des cachots ait quelque peu perturbé la fin de l'heure. Les vibrations avaient fait tremblé les murs et tous les élèves étaient plus pressés de sortir voir ce qui se passait plutôt que d'écouter le professeur Garm. Après que la sonnerie eut retentit, Siméon les avait laissé sortir, exaspéré. A présent, la préfète profitait de la cohue générale près des cachots, les élèves demandant à ceux qui en sortaient ce qu'il s'était produit, pour se diriger discrètement vers l'infirmerie de son pas harmonieux. Sa brûlure lui faisait toujours mal et le tube de crème "emprunté" à l'infirmière était vide. Et la jeune fille repoussait toujours à plus tard le moment où elle devrait se rendre à Sainte-Mangouste. Arrivée devant la porte de l'infirmerie, dans un couloir étrangement bizarre, elle la poussa et entra. La pièce était vide, mis à part l'infirmière et le professeur Hy regroupés autour d'un lit. L'incident avait donc bien eu lieu en cours de potions...
Mais ce fait n'intéressait guère Zougui qui n'était là que pour une chose : subtiliser le baume qui lui permettrait d'endiguer la douleur de sa brûlure. Et le fait que les deux adultes discutaient soucieusement sans remarquer sa présence l'arrangeait bien. Elle marcha simplement jusqu'au bureau de l'infirmière et s'empara d'un tube de crème avec une aisance et un naturel qui ne laissaient absolument pas transparaître son crime. Son habituel air indifférent sur le visage, elle s'apprêta à sortir comme elle était entrée : ni vue ni connue. //

- Oh, Miss Akane, vous êtes là !

// La voix de Simoshesha Hy la stoppa alors qu'elle avait la main posée sur la poignée. Vu le ton employé, il ne devait pas avoir remarqué son larcin. Elle se retourna donc vers lui, un air interrogateur affiché sur ses traits habituellement neutre. Un simple masque parmi tant d'autres. Son regard émeraude se posa alors sur la victime, qui, malgré son piteux état, lui rappelait quelqu'un. //

- Oh...

** Un cadavre... **

// Elle retint sa remarque, celle-ci aurait pu être mal interprétée, et reporta son attention sur le savant fou à l'habituelle blouse tachée qui lui faisait face. //

- Miss Akane, auriez-vous l'obligeance d'aller chercher les affaires de Mr. Prince dans le cahot n°3 ? Il a eu un petit accident et il semblerait qu'il ait besoin de rester quelques temps...

// Amarel Prince ? Il était revenu lui ? //

** Ben apparemment... **

// Non mais sérieusement, il s'imaginait vraiment qu'il pouvait se servir d'elle comme bonniche pour aller chercher les affaires d'un gars pas doué qui avait fait explosé sa potion ? Mais bon, elle était Préfète et ce n'était pas comme si elle pouvait refuser ce genre de demandes. //

- Oui Professeur, j'y vais tout de suite.

// Elle posa son propre sac de cours au sol et ressortit de la pièce.

Zougui revint quelques instants plus tard, portant le sac d'Amarel Prince et ses lunettes de soleil entre ses doigts. Alors qu'elle poussait de nouveau la porte de l'infirmerie, un cri perçant se fit entendre. //

** Se seraient-ils enfin décidés à lui tordre le cou ? **

// Elle pénétra dans la pièce, et entendit le Serpentard proférer quelques mots dans une langue étrange qu'elle reconnut. Elle l'avait déjà entendu parler ainsi lorsqu'il avait fait on malaise près des Cuisines. Sans prêter attention à l'air pour le moins... catastrophé des deux adultes, elle se dirigea imperturbablement vers le lit du préfet et déposa son sac à côté. Le jeune homme réitéra sa phrase sur un ton plus cassant, ses yeux plissés et sa main levé pour... se protéger de la luminosité ? Zougui lui mit ses lunettes sur le nez, ses doigts ne s'attardant pas près du visage d'Amarel.

- En général, s'adresser sur un ton poli et dans un langage compréhensible est toujours plus efficace quand on veut demander quelque chose dit-elle de sa voix basse et atone.

// Elle s'empara ensuite de son sac qu'elle mit sur son épaule après avoir poussé sa chevelure brune. La jeune fille se redressa et, toujours avec ce masque sans émotion qu'était son visage et la lueur hantée qui brillait au fond de son regard, s'apprêta à tourner les talons. Elle avait ses BUSE à réviser et elle n'allait certainement pas rester pour surveiller Amarel. Du moins, elle priait pour qu'on ne lui demande pas. //


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Joueuse


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MessageDate du message: Lun. 30 Mai 2011, 14:44  Répondre en citant

- En général, s'adresser sur un ton poli et dans un langage compréhensible est toujours plus efficace quand on veut demander quelque chose dit-elle de sa voix basse et atone.

// Amarel cligna des yeux plusieurs fois, étonné de se trouver si vite avec une paire de lunettes sur le nez, paire qui n'était absolument pas à sa taille. Il savait qu'il y avait un sort pour adapter les vêtements, mais n'étant jamais allé à l'école, il l'ignorait. Cependant, son honneur lui interdisait de demander de l'aide à quiconque. Et surtout pas à cette fille qu'il ne connaissait pas, qui était désagréablement froide et surtout... elle, elle le connaissait. Ca se sentait dans son ton, dans sa voix, dans son attitude. D'ailleurs, pourquoi partait elle. Amarel laissa dériver un instant son regard tandis que l'infirmière s'approchait de lui en lui murmurant dans une langue qu'il comprenait (ça devait être du norvégien puisqu'il la comprenait... mais ça n'y ressemblait pas). La jeune femme en blouse blanche lui demanda alors : //

- M. Prince ? Est ce bien vous ? Mais...

// Amarel tourna brusquement la tête et fixa ses yeux noirs dans ceux de l'infirmière. Se moquait elle de lui ? Il n'était pas arrivé là comme par magie, elle devait être au courant qu'on l'avait emmené ici... d'ailleurs... //

- Non ! Ne me touchez pas.

// Amarel avait bondit hors du lit qui était étrangement haut, les poings armés pour se protéger d'une quelconque attaque. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine. Elle avait voulu le toucher. Elle avait voulu le frapper, il le savait. Aucun adulte n'était digne de confiance. Le dernier qui avait voulu l'aider en était la preuve. En plus, ils allaient le renvoyer à l'orphelinat, avec la directrice ridicule qui déshonorait le sang sorcier en s'occupant des enfants moldus. Amarel considéra un instant la tenue dans laquelle il était. Il n'y avait pas fait attention. C'était une robe de sorcier de tout ce qu'il y a le plus banal, au détail près qu'il y avait marqué Slytherin sur un blason vert et argent, et qu'elle était bien trop grande pour son 1m43. Interloqué, Amarel fit des gestes étranges pour évaluer la gêne que lui occasionnait cette différence de taille. Catastrophé, Amarel dévisagea successivement l'infirmière, l'homme étrange qui semblait sortir d'un chaudron (comme lui s'il tenait compte des tâches récentes de potions qui maculaient sa robe) et l'élève de... Serdaigle s'il déchiffrait bien le blason. Le jeune garçon de presque onze ans recula jusqu'au mur le plus proche. Il ne comprenait vraiment, vraiment rien. D'autant plus que... Amarel marcha sur un parchemin qui dépassait d'un sac usagé remplis de livres, plumes, etc... Péniblement, il déchiffra le parchemin qui était désormais orné d'une trace de pas. //

Prince Amarel
Sixième Année Serpentard

Interrogation de Potions


1°/Décrivez en quelques lignes les différentes influences des poudres de snargalouf sur toutes les potions génératrices de type cinq et de classe III. Vous argumenterez en...


// Le parchemin se poursuivait sur de nombreux centimètres, remplis d'une écriture serrée et fine qu'il reconnut comme étant la sienne. Mais... il ne savait pas le moins du monde ce qu'étaient les potions génératrices, ni que la poudre de snargalouf pouvait être utilisée dans des potions. Et surtout, il n'était pas en sixième année, il n'avait jamais mis un pied à Poudlard, et, bien qu'il aurait aimé que ça advienne, il n'avait pour le moment pas eu d'optimal en potion puisqu'il n'y connaissait quasiment rien. Soit il perdait la tête, soit c'était une mauvaise blague soit... Amarel se laissa glisser le long du mur qu'il avait rejoint en marche arrière pour s'éloigner des adultes et laissa le parchemin glisser d'entre ses doigts jusqu'aux pieds de la Serdaigle. Dans un murmure, Amarel mélangea le norvégien et l'anglais, ne se rendant même pas compte qu'il parlait couramment les deux langues. //

- Er hva du kan forklare hva som skjer? Hvorfor ... Jeg ...Pourquoi est ce que tu m'as compris tout à l'heure. Je... Det er vel... on est bien le 25 juillet ? Pourquoi ai-je une robe de Poudlard ? Je n'ai pas encore onze ans...


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Zougui Akane

Ancien(ne)





MessageDate du message: Lun. 30 Mai 2011, 22:41  Répondre en citant

// Alors que Zougui se dirigeait d'un pas décidé vers la sortie de l'infirmerie, bien décidée à aller réviser ses BUSE, la voix mièvre de l'infirmière s'éleva dans la pièce, posant une question au serpentard qui parut sur le coup incongrue aux oreilles de la jeune fille. //

- M. Prince ? Est ce bien vous ? Mais...

// Évidemment que c'était lui, qui voulait-elle que ce soit d'autre ? Visiblement, la cruche qui leur servait d'infirmière n'avait toujours pas évolué. Enfin, tant que la serdaigloise pouvait lui voler à volonté cette crème magique qui permettait d'apaiser la douleur de sa brûlure, elle ne s'en plaignait pas. Si cette stupidité servait ses intérêts...
Alors que sa main fine se refermait sur la poignée de la porte, la préfète sursauta en entendant un... glapissement digne d'un gamin d'une dizaine d'années. Et que le Amarel Prince qu'elle connaissait (et connaître était un bien grand mot...) ne se serait jamais permis. Elle se retourna enfin, son regard émeraude vide et apathique dévisageant peut-être pour la première fois le Préfet. Celui-ci s'était levé, bondissant hors de son lit lorsque l'infirmière s'était approchée. Plus étonnant encore, il avait adopté une posture de combat défensive, que la jeune fille connaissait bien pour avoir pratiqué les arts martiaux dans sa jeunesse. En scrutant le visage d'Amarel, la serdaigloise dut se rendre à l'évidence. C'était bien lui. Les traits de son visage, son allure générale étaient les mêmes. Toutefois, il avait une figure beaucoup plus enfantine. Idée confirmée par le fait qu'il nageait dans sa robe. Et son expression n'avait rien à voir avec celle qu'arborait le préfet de Serpentard, lui si distant, fermé et imperturbable. L'enfant face à elle, bien que déterminé, ressemblait davantage à un animal traqué. Craintif, effrayé, sur la défensive.
Pourtant il s'agissait de la même personne. Le cerveau de la jeune fille tournait à toute vitesse. Lorsqu'elle était entrée dans l'infirmerie, le jeune homme était comme noyé dans un liquide verdâtre. Et maintenant il avait comme rajeuni. //

** Potion de ratatinage qui a mal tournée ? **

// Malheureusement il ne devait pas s'agir que de cela à la vue de l'air anxieux des deux adultes. Zougui soupira. Elle ne se mêlait jamais des affaires des autres. Cela n'apportait que des problèmes. Mais lorsqu'elle voyait le visage en détresse du jeune garçon face à elle, elle se souvenait de la raison pourquoi elle avait choisi d'être indifférente à la vie des gens. Enfant, dotée d'un caractère plus ferme que celui de sa sœur jumelle, elle avait toujours protégé cette dernière. Aidé, pris les punitions à sa place, réglé ses problèmes... Si elle ne l'avait pas habitué à autant être dépendante d'elle, peut-être que cette nuit-là, elle aurait su se débrouiller seule. Mais ça n'était pas le cas. Et Zougui ne pouvait plus compter que sur son credo pour expier sa faute qui l'avait privée à jamais de l'être qui lui était le plus cher. Et là, maintenant, ce sentiment de vouloir aider le jeune garçon naissait en elle. //

** C'est stupide... **

// Elle reprit bien vite contenance tandis qu'Amarel, effondré au sol, tentait vainement de comprendre la situation. L'infirmière et le professeur Hy semblaient se perdre en conjectures sur l'effet de plusieurs potions combinées et peu à peu la discussion fut remplie par des termes techniques, si bien que Zougui ne comprit plus rien. Au bout de quelques secondes, il se retournèrent vers elle comme un seul homme. //

** Oh non... **

- Miss Akane...

** Je sens venir les ennuis... **

- Pourriez-vous surveiller M. Prince et lui expliquer la situation pendant que nous remédions à ce problème ?

** Bingo... **

// L'envie de répondre "non" était très très tentante mais rien qu'imaginer la tête de Gabbranth Fair s'il venait à apprendre ça suffisait à l'en dissuader. Elle acquiesça donc et les deux adultes se dirigèrent vers le bureau de l'infirmière, avant de se mettre à griffonner sur des parchemins tout en mélangeant plusieurs choses dans un chaudron. Tandis que Zougui s'approchait doucement d'Amarel, toujours affaissé au sol, des bribes de ses paroles lui parvinrent aux oreilles. //

** Bonjour, je m'appelle Amarel Prince et je vais te pourrir ton après-midi... **

- Er hva du kan forklare hva som skjer? Hvorfor ... Jeg ...Pourquoi est ce que tu m'as compris tout à l'heure. Je... Det er vel... on est bien le 25 juillet ? Pourquoi ai-je une robe de Poudlard ? Je n'ai pas encore onze ans...

// Restant à une distance respectable de lui (ce n'était pas parce qu'il avait rajeuni qu'elle avait plus confiance en lui), la serdaigloise posa sur lui son regard vide d'émotion avant de murmurer de ce ton neutre qui la caractérisait : //

- En général lorsque quelqu'un plisse des yeux devant la lumière c'est qu'il a besoin de lunettes de soleil, pas besoin de parler ta langue pour le comprendre...

** En plus il porte toujours ces lunettes de soleil même en hiver et dans le château... Cherchez l'utilité... **

- Ensuite ça va peut-être te faire un choc... ou pas, mais nous sommes actuellement le 30 mai 2011. Tu as une robe de Poudlard parce que tu y es scolarisé. Tu as 16 ans, tu es en 6ème année à Serpentard et tu es Préfet. Malheureusement il semble que tu aies eu un accident en cours de potions.

// Honnêtement elle ne savait pas si il comprenait tout ce qu'elle disait, peu lui importait d'ailleurs car elle n'avait guère envie de devenir sa nourrice attitrée. Elle se redressa avant de reprendre toujours sur le même ton : //

- Tu peux rester assis par terre si tu veux, mais moi, je m'assois.


// Elle tira vers elle une chaise qui se trouvait à proximité et s'assit dessus, croisant ses jambes l'une par dessus l'autre, ses pupilles hantées de souvenirs du passé regardant le mur d'un air vide. //


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Joueuse


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MessageDate du message: Mer. 01 Juin 2011, 18:47  Répondre en citant

// Amarel, d'un naturel méfiant, hésita à répondre d'une voix pâle comme la mort qu'elle mentait, mais son esprit d'analyse qui faisait la fierté de son père lui fit rapidement admettre qu'elle disait la vérité. Ses yeux ne cessaient de faire des aller-retours entre le parchemin sur lequel était inscrit son nom, la Serdaigle, les professeurs et le blason qui ornait sa poitrine. Étonnamment, il ne lui était pas si difficile que cela d'admettre qu'il avait vraiment eu 16 ans un jour, ni qu'il avait été préfet. Non. Ce qui l'étonnait le plus c'était qu'il avait eu un accident en potion. Ce n'était pas un accident, ou alors ce n'était pas de sa faute. Après tout, il était bien plus intelligent que la plupart des crétins qui peuplaient ce bas monde, et en plus, il n'était pas suffisamment stupide pour faire une bêtise au point de rester dans une zone dangereuse. Lentement, Amarel ramena contre sa poitrine ses genoux et passa une main nerveuse dans sa nuque. Que fallait il faire dans ses cas là ? Le visage de son père s'imposa à son esprit et Amarel ferma son visage, le rendant plus impénétrable qu'un diamant. Il réfléchissait aux manières d'envisager sa vie désormais. Ce n'était comme si ses parents étaient morts, pour lui, il y a un mois et demi, ni comme s'il avait été torturé et séquestré pendant un mois et qu'il venait tout juste de sortir de ce cauchemar. Amarel ferma les yeux, le visage de son tortionnaire revenant à sa mémoire, aussi instantané qu'une claque que sa mère aurait pu lui donner après qu'il lui eut répondu de manière insolente. Lorsqu'Amarel rouvrit les yeux, plus rien n'apparaissait sur son visage de la peur, de l'affolement et du désarroi dans lesquels il se trouvait. Ses yeux noirs se fixèrent dans ceux de la Serdaigle tandis qu'elle s'asseyait. D'une voix qu'il aurait voulue plus froide, mais l'effet glacial se dissipait à cause du ton enfantin qu'il avait, il se résolu à dire : //

- Je suis habitué au sol. Nous sommes dans une impasse. Mon dernier souvenir est une cave et toi, tu m'affirmes qu'il y a moins de deux heures j'étais en sixième année, préfet, à Serpentard et en cours de potion. Il y a un problème. Soit j'ai avancé dans le temps, soit tu mens.

// Amarel se tut. Voilà, il avait exposé le problème et il savait, ou du moins il en était presque sûr, elle y pensait aussi. Il ne savait pas vraiment quoi faire. La vie était étrange et imprévisible. C'était... comme si cinq ans de sa vie s'étaient volatilisés ou comme si le monde avait fait un bond dans le passé ou... non. C'était inconcevable. Il n'arrivait pas à formuler ce qu'il s'était passé. Alors il décida que ça ne servait à rien de se casser la tête dessus. D'autres allaient le faire pour lui. Après tout, il avait perdu tous ses souvenirs, alors il n'avait pas les clés en main. Il n'avait qu'à les chercher ou... Une question s'imposa à son esprit. Une question qui devenait chaque instant plus impérieuse. Il fallait qu'il sache, il fallait que... Non. Ça ne servait à rien de s'illusionner. Il était lui, et comme son père, comme sa mère, comme tous ses aïeux il était indépendant. Et seul. Après tout, il fallait s'en accommoder. Il était seul et le resterait. Il n'avait pas à frayer avec des sang impurs, et les sang pur d'Angleterre n'étaient que des petits bourges. Non, c'était impossible qu'il ait eu des amis... pourtant, il avait envie de savoir. D'une petite voix, il murmura, voulant presque qu'elle n'entende rien. //

- Dis, toi, tu ne m'aimes pas et je m'en fiche. Mais... est ce que...

// Amarel baissa la tête, se souvenant de ce que son père lui répétait régulièrement. Hésiter, c'est montrer à l'autre qu'on est indécis. Et lorsqu'on est indécis, il est facile de nous briser. Il faut aller toujours de l'avant, sans faire un pas en arrière, sans montrer qu'on ne sait pas ou aller. Il ne faut pas hésiter. Avalant sa salive, Amarel reprit, encore moins fort. //

- Est ce que j'avais, est ce que quelqu'un... m'aime ? J'étais, je suis... comment ?

// Amarel n'eut pas le temps de s'enfoncer davantage car l'infirmière, qui avait laissé l'autre professeur aux potions et aux analyses, lui demanda d'une voix douce de se lever. Devant l'absence de réaction d'Amarel qu'elle prit comme un signe évident de malaise physique, elle fit deux pas vers lui, pour l'aider se relever. Aussitôt l'éducation d'Amarel prit le pas sur sa terreur et le jeune garçon de onze ans se leva comme un ressort, tandis que sa voix qui n'avait pas encore mué claqua néanmoins : //

- Ne me touchez pas Cracmol.

// Amarel prit le temps de calmer son rythme cardiaque qui avait soudainement accéléré. Lentement, se tenant à distance respectable de l'infirmière et passant sans trop de crainte à côté de la Serdaigle (Akane s'il avait bien entendu), il s'assit comme le lui avait demandé l'infirmière, sur le lit qu'il avait quitté un peu plutôt, tout affolé. D'un coup de baguette, l'adulte refit le lit et le nettoya tandis qu'Amarel, empêtré dans sa tenue trop longue, y grimpait maladroitement. Alors qu'il s'installait confortablement, conservant son port altier et détestablement aristocrate, l'infirmière prépara une seringue pour lui faire une prise de sang. Dès qu'il vit l'aiguille, Amarel sentit son sang se figer et se glacer. Ca avait l'air dangereux. Il avait bien fait de ne pas lui faire confiance; Tous les adultes étaient pareils; Ils ne l'aimaient pas et voulaient lui faire du mal. Amarel était pâle comme la mort à présent. L'infirmière ne s'apercevait de rien, préparant tout ce qu'il fallait pour une prise de sang à la moldu, puisque c'était assez simple et bien pratique. //


Dernière édition effectuée par un ancien joueur (Mer. 01 Juin 2011, 18:47) ; édité 1 fois

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Zougui Akane

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 02 Juin 2011, 16:18  Répondre en citant

    // Comme souvent lorsque l'inaction régnait autour d'elle, Zougui s'entoura d'une bulle de silence, insensible à ce qui se passait autour d'elle et perdue dans ses pensées. Ou alors elle ne pensait à rien du tout, ce qui était ici le cas. Parfaite statue immobile sur son piédestal, elle ne reprit vie que lorsqu'elle reporta son regard vide vers Amarel qui avait repris la parole, n'affichant aucune réaction en voyant que la détermination avait remplacé son agitation de quelques minutes auparavant. //

    - Je suis habitué au sol. Nous sommes dans une impasse. Mon dernier souvenir est une cave et toi, tu m'affirmes qu'il y a moins de deux heures j'étais en sixième année, préfet, à Serpentard et en cours de potion. Il y a un problème. Soit j'ai avancé dans le temps, soit tu mens.

    // La jeune fille poussa un léger soupir et reprit sa posture figée. Elle savait pertinemment qu'il était inutile d'essayer de faire entendre raison à ce genre de personne, rien que le ton aristocratique du garçon induisait qu'il n'admettrait pas d'autre vérité que la sienne. Elle garda donc le silence, adoptant une énième fois un des nombreux conseils de son père, qui étaient devenus pour la plupart des règles de vie. //

    ** Le silence est la meilleure réponse. C'est ta meilleure arme, ton meilleur bouclier. Au même titre que les mots pour ceux qui savent les manier. **

    // Et bien qu'elle avait appris à maîtriser ses mots, la jeune fille avait toujours préféré le silence quand cela était possible : autant ne as gaspiller sa salive quand on le pouvait. Elle se fichait royalement de ce qui avait bien pu se passer pour qu'Amarel rajeunisse et n'avait pas l'intention de chercher une explication. Le professeur et l'infirmière s'en chargeaient déjà, si ça les amusait, tant mieux pour eux. Mais elle, elle n'était pas là pour ça. Elle savait juste qu'une ou plusieurs potions lui avait explosé au visage. Elle savait juste qu'il avait un passé difficile. C'était tout ce qu'elle savait, et elle se fichait d'en savoir plus. Un murmure la tira de sa semi-hibernation. //

    - Dis, toi, tu ne m'aimes pas et je m'en fiche. Mais... est ce que...

    // Amarel baissa la tête et sembla hésiter. Bien que peu habituée à ce comportement, surtout venant de sa part, Zougui garda son regard fixé sur lui, imperturbable. Elle dut tendre l'oreille pour saisir ses dernière paroles, prononcées d'une voix encore plus faible qu'auparavant. //

    - Est ce que j'avais, est ce que quelqu'un... m'aime ? J'étais, je suis... comment ?

    // A cette question, la préfète resta songeuse. C'était peut-être la dernière chose à laquelle elle s'attendait à ce qu'il lui demande. Les traits de son visage restant définitivement hermétiques à toute émotion, rien n'indiquait dans sa tenue qu'elle avait entendu ce qu'il venait de dire. Elle ne fit aucun mouvement lorsque l'infirmière revint et se fit repoussée en tenant de relever Amarel qui alla s'asseoir de lui-même sur son lit. Ce n'est qu'au moment où Ashley Dawon approcha sa seringue qu'elle se retourna vers lui et aperçut son teint blême. //

    - Personne n'a l'intention de te faire du mal ici, dit-elle sur un timbre bas et atone. La chaleur avait depuis longtemps disparu de sa voix, mais cette dernière n'exprimait pas d'animosité. Comme à l'accoutumée, son intonation ne manifestait que le vide qui régnait en elle. Ce n'est qu'une simple prise de sang.

    // Par cette dernière phrase, elle espérait que le garçon si orgueilleux se rende compte qu'il était effrayé pour rien. Non pas que son bien-être lui importait, mais cela l'avait toujours énervée de voir des enfants crier ou pleurer pour de simples vaccins. Elle-même avait toujours dû se montrer forte pour sa soeur jumelle qui avait une si faible personnalité. Alors que l'infirmière murmurait un "C'est fini" avec un grand sourire comme si elle s'adressait à un gamin de deux ans avant de mettre un pansement sur la piqûre, les yeux de Zougui se perdirent à nouveau dans le vide. L'infirmière partie, la serdaigloise garda cette pose et reprit la parole sans regarder Amarel, songeuse. //

    - J'ignore si quelqu'un t'aime, même si ça me paraît peu probable avec ton caractère. Mais à vrai dire je n'en sais rien, ce n'est pas comme si nous étions particulièrement proches.

    // Ses mots planèrent dans l'air quelques secondes, le temps que la jeune fille cherche ses mots. //

    - Comment tu étais... Je ne prétends pas te connaître bien. Pour moi tu étais juste quelqu'un de froid, distant, avec probablement un passé difficile. Quelqu'un qui se défend avec les mots et en ne laissant rien paraître de ses sentiments.

    // La jeune fille avait comme l'impression de faire le portrait d'une autre personne en même temps mais elle n'aurait su dire qui. //

    - Quelqu'un d'indépendant, de fier, qui se met rapidement en colère quand on blesse celle-ci. Un peu comme une bombe à retardement, on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec toi, on ne sait jamais comment tu vas réagir.

    // Zougui espérait sincèrement que lorsqu'Amarel redeviendrait normal, il ne se souviendrait plus de cela. Car il saurait pourquoi elle était toujours méfiante et sur ses gardes face à lui. Le silence s'installa quelques secondes. La préfète ignorait si le jeune garçon l'écoutait ou non, ou s'il était entrain de digérer ces informations. Elle reprit la parole sur le même ton. //

    - Et ce n'est pas que je ne t'aime pas. Ni que je t'aime bien. Ces sentiments sont trop forts pour être appliqués à n'importe qui.

    // Peut-être que cette phrase n'avait aucun sens pour son interlocuteur, mais la serdaigloise ne savait comment expliquer l'indifférence qu'elle ressentait pour la plupart des gens. Pour elle, éprouver de l'amitié comme de la haine pour quelqu'un rendait cette personne spéciale. Mais à ses yeux, les gens qui évoluaient autour d'elle n'étaient qu'un décor. Mis à part Emy, Sally et quelques rares autres personnes, elle ne parvenait pas à éprouver de l'attachement. //


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July Andrews

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 02 Juin 2011, 23:48  Répondre en citant

// July entra dans l'infirmerie, le motif de sa visite ? Et bien... Prince aurait laissé tomber quelque chose et elle serait venue lui rapporter. Et elle en profitait aussi, en bonne petite amie qu'elle était, de venir voir comment il allait. Décidément... Elle avait eu très peur ! Et la pauvre petite n'était pas au bout de ses surprises !

Elle chercha l'infirmière du regard... Personne. Seulement quelques voix qui lui parvenaient par bribes ... Peut-être que ses voix là... Saurait où se trouve l'infirmière ? Et mieux encore ! Qu'elle tomberait sur Amarel, que tout irait bien et que... Qu'elle pourrait peut-être passer un moment seule avec lui ? Ça faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus... Certes il y avait les moments où la jalousie de July prenait le dessus quand une fille s'approchait trop de son bien aimé... Notamment la fois où la blondasse de service de sang pur s'était rapproché dans la Grande Salle pour lui piquer, en lui faisant du rentre dedans et en jouant de son charme, sa part de tarte meringuée... Aussitôt, et discrètement, elle lui avait balancé un sortilège en pleine figure... La serpentarde s'était retrouvée pleine de boutons... Personne ne savait d'où provenait le sortilège... A part Amarel bien sûr qui avait esquissé un sourire. Quant à July... Elle lui en avait voulu pendant quelques jours ! Bref.

Elle avança, tenant la statuette de cristal d'Amarel, sa jolie petite statuette représentant le dragon de sa mère... Un norvégien à crête ! Il l'avait fait tomber pendant le cours de potions, et July s'était tout de suite précipitée pour la ramasser, voyant que son amoureux n'allait pas très bien... Elle aurait trouvée une bonne excuse pour lui rapporter. Et c'est ce qu'elle venait faire justement. //

- Ah ! Bah elle est là l'infirmière finalement ! Excusez moi, madame pourrais-je savoir où est Ama... Euh je veux dire Prince ? J'ai quelque chose à lui donner qu'il a fait tomber pendant le cours de potions.

// Elle détourna son regard et aperçu une jeune fille, oui aucun doute c'était une préfète ! Et un autre jeune garçon... Son sang se glaça... Il ressemblait fortement à Ismaël... Sauf que ce garçon était brun aux yeux noirs... Et à Serpentard... //

- Euh... Par... don ex... excusez mmoi je repassssse pl... plus tard !

// Curieusement ... Il lui disait quelque chose... Mais quoi ? Qui ? Bref, elle ne devait pas s'attarder, elle chercherait Amarel toute seule, sans l'infirmière... Il était déjà peut-être reparti dans sa salle commune ? Oui ! Et dans ce cas, elle l'attendrait tout près... Et elle passerait un moment avec lui... Oui ! C'était très bien ça ! //


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Joueuse


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Guilde : Les Marchombres
Maison : Serpentard
Poudlard : 7e année
MessageDate du message: Lun. 06 Juin 2011, 20:56  Répondre en citant

// L'infirmière s'approchait toujours de lui avec son air menaçant, une aiguille de fer longue comme son index et un rictus carnassier au visage. Amarel avait peur et était tendu comme la corde d'un arc. Sa respiration s'accéléra et Amarel chercha à reculer pour ne pas se faire toucher. Malheureusement, il était étonnement très faible et incapable de partir en courant. D'autant plus que la poigne solide de l'infirmière et le regard de glace de la Serdaigle agissait comme le plus puissant des stupéfix. //

- Personne n'a l'intention de te faire du mal ici. Ce n'est qu'une simple prise de sang.

// Un instant, Amarel eut envie de lui faire confiance. Mais il avait peur de se confier à quelqu'un. C'était impossible. Tous êtres humains étaient indignes de confiance, et surtout, des lâches, des monstres. Comme lui. Mais lui, il le savait et il allait tous les tuer lorsqu'il maîtrisera tous les sortilèges connus, et inconnus. Il savait qu'il pourrait les maîtriser. Il en avait la volonté, qui était inépuisable. Justement, ce fut cette volonté qui l'empêcha de partir en courant lorsque la faible douleur semblable à un pincement, de l'aiguille qui s'enfonçait dans son bras s'ajouta à la brûlure de la main de l'infirmière posée sur son épaule. Amarel ne tenta même pas de retenir une grimace. Il choisit de plisser les yeux, et de serrer les dents. L'infirmière lui murmura un "c'est fini' qu'Amarel ignora. La Serdaigle regardait de nouveau dans le vide, inaccessible. Elle intriguait le garçon qui se frappa mentalement. Il recommençait à faire confiance à quelqu'un et c'était stupide. La dernière fois... la dernière fois, il avait failli perdre son humanité. Enfin, il l'avait presque perdu dans son intégralité puisqu'il revoyait encore le meurtre qu'il avait commis. Amarel resta de marbre tandis que la Serdaigle lui expliquait en long en large et en travers à quel point il allait devenir exceptionnel. Et identique à son père. Un instant, Amarel regretta d'avoir posé la question, et fut heureux de voir à quel point sa vie allait être... identique à celle qui vivait à présent. Mais quelque chose le troublait. Comme s'il regrettait... Amarel secoua imperceptiblement la tête, comme pour refuser l'évidence même qui s'imposait à son esprit. les Prince étaient fait pour être seuls, il fallait l'accepter. Il n'avait pas à avoir d'amis, puisque les amis se retournaient contre vous. Voilà, c'était bien. C'était une bonne solution. Il fallait qu'il reste sans ami, pour redevenir l'homme qu'il allait être. Un homme qu'il admirait au travers de la description que lui en dressait Akane. Une voix détourna un instant son attention et Amarel tourna lentement la tête. Pas de précipitation. Son père lui avait toujours dit de ne jamais dire la vérité, de ne jamais montrer la vérité. Et que pour cela, il fallait être patient. Aussi, au bout d'un interminable mouvement, Amarel fixa ses yeux noirs dans ceux de la visiteuse. //

- Euh... Par...don ex...excusez mmoi je repassssse pl..plus tard !

// Cette voix... ce regard... Amarel fronça imperceptiblement les sourcils et sauta hors du lit, se retenant maladroitement à la chaise de la Serdaigle, les jambes flageolantes. Avec son 1m43, il ne paraissait pas très grand et encore moins impressionnant. Toutefois, l'air déterminé affiché sur son visage et l'impassibilité de son regard faisaient peur chez un enfant aussi jeune. Cette voix lui rappelait quelque chose. des souvenirs diffus, qu'il n'aurait jamais du avoir... des émotions, qu'il étouffa aussitôt. Du sang. Des larmes. Un sourire. Non. Ce... ce n'était pas arrivé, ça n'arrivera jamais. Il n'avait pas à sourire, il n'avait qu'à devenir plus fort pour annihiler les moldus, les sang de bourbe, et tous ceux qui avaient participé de près ou de loin à l'assassinat de ses parents. Sachant que pour Amarel, tous les moldus y avaient participé de près, tous les né-moldus de loin. Leur sang parlait pour eux. Il devait savoir. Il... non... il venait d'avoir l'impression... rien. Sa mémoire était scellée, il n'avait pas encore vécu les cinq ans qu'il venait de perdre... il les avait perdu, définitivement. Il... il l'avait perdu.
Quoi ? mais à quoi pensait il ? Il ne pouvait pas perdre cette fille, puisqu'il ne savait même pas comment elle s'appelait. Des larmes se formèrent sous ses prunelles noires qu'il fit rapidement disparaître. Il n'avait pas à pleurer, il ne la connaissait pas... Mais... Amarel était confus. Et sidéré. Comment pouvait il ignorer quelque chose qu'il savait savoir ? Amarel réprima toute hésitation, enfermant à double clé ses émotions au fond de lui. Merlin qu'il détestait cette voix si fluette, comme s'il en avait déjà eu une autre... Il avait l'impression, depuis qu'Akane lui avait rapidement expliqué, qu'en une nuit, une vie s'était écoulée. Et qu'il n'en avait que les sensations fugaces de ce que son corps savait toujours, sans rien de plus. D'autant plus que... quoi ? Qu'est ce ? Pou...pourquoi avait elle Méphisto ? Son Méphisto... dont personne ne connaissait l'existence, pas même Lestrange. //

- Qui es tu ? Qui es tu venue chercher ? Rend ce qui est à moi.

// Sa voix était sèche mais confiante. C'était un Prince dans toute sa splendeur et son arrogance. Amarel était encore bercé par les préceptes de son père, renforcés par les connaissances de sa famille, chose qu'il avait perdue aux fils des années, désabusé et blasé par la vie. C'était un prince qui se tenait dans l'infirmerie, avec l'assurance des princes, l'aplomb des princes et l'égocentrisme des Prince, le tout condensé dans un garçon de onze ans, torturé par la vie. //


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Joueur


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Poudlard : 4e année
MessageDate du message: Mar. 07 Juin 2011, 17:10  Répondre en citant

// Harry arriva à l'infirmerie en se trainant par terre. Il s'était cassé le tibia de ces deux jambes lors d'un temps de libre, en jouant au Quidditch avec ses ami(e)s. Il glissa jusqu'à un lit et essaya de monter dessus. Il n'y parvint pas et hurla : //

- AHHHHHHHHHHHH ! C'est horrible ! j'ai mal !

** N'en fais pas trop quand même... J'en fais pas trop, j'ai vraiment mal ! **

// Harry hurlait de douleur sans s'arrêter. Il ne pouvait pas s'arrêtait de hurler. Ayant marre de cette douleur, Harry dit : //

- DE L'AIDE ! VITE !

// Ensuite, Harry attendit. Harry était allongé au sol depuis 2min quand il vit l'infirmière et une élève de Serdaigle arriver à l'infirmerie. L'infirmière s'occupa de la jeune fille rapidement puis s'attaqua au "mal" de Harry. Elle lui demanda : //

- Comment t'es tu fait cela ?

- J'ai eu un "accident" de Quidditch pendant un temps libre.

// L'infirmière dit ensuite à Harry de boire un liquide étrange. Harry le but et se sentit mieux. L'infirmière lui expliqua qu'il devait rester en observation à l'infirmerie pendant deux semaines. Harry fut enthousiasmé de rater 2 semaines de cours et monta sur le lit. Ensuite, l'infirmière s'en alla. //


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Zougui Akane

Ancien(ne)





MessageDate du message: Mar. 07 Juin 2011, 19:20  Répondre en citant

    // Le silence s'était installé définitivement dans l'infirmerie, seulement troublé par les marmonnements de l'infirmière et du professeur Hy qui continuaient de jeter quelques ingrédients dans un chaudron bouillant, ce qui produisait quelques panaches de fumée de temps à autre. Les deux adultes fronçaient alors les sourcils et se remettaient à griffonner des choses sur un parchemin déjà couvert de notes et de symboles. Ce silence qui planait entre Amarel et Zougui était loin de déranger la jeune fille, bien au contraire. Le silence et la solitude étaient les deux choses qu'elle supportait le mieux et qui étaient devenues ses amies au fil du temps qu'elle avait vécu avec.
    Elle continuait de fixer le mur, inaccessible. Soudain, la porte de l'infirmerie s'ouvrit à la volée, cédant le passage à une gryffondor que la serdaigloise reconnut comme étant la préfète de cette maison, bien qu'elle ne l'ait jamais côtoyé ou même adressé la parole. La jeune fille, impossible de se rappeler son nom (peut-être ne l'avait-elle jamais su car elle avait très bonne mémoire) s'adressa directement à l'infirmière pour demander après Amarel, prétextant un objet à lui apporter. //

    ** Ah ? Il me semblait avoir tout ramassé. **

    // Enfin de toute façon ce n'était pas comme si elle en avait quelque chose à faire. Et d'ailleurs... quelque chose la chiffonnait... //

    ** Depuis quand les Gryffondors rendent service aux Serpentards ? **

    // Alors qu'elle cherchait distraitement la réponse à cette question existentielle, la rouge & or sembla troublée devant l'apparence d'Amarel et s'excusa avant de proposer de repasser plus tard. Mais le jeune garçon s'était levé et avait marché à sa rencontre, une moue renfrognée sur son visage, qui produisit un déclic dans l'esprit de Zougui. //

    ** Ça ne signifie qu'une seule chose... ils se connaissent ! **

    // Et si ils s'entendaient au point de ramener les affaires de l'autre ou de se rendre visite à l'infirmerie... ça voulait dire qu'elle pouvait partir rapidement, discrètement, et déléguer sa tâche de surveillante à une autre personne plus encline qu'elle à l'effectuer. En tout cas, son impression fut confirmée par les paroles d'Amarel. //

    - Qui es tu ? Qui es tu venue chercher ? Rend ce qui est à moi.

    // Ses yeux émeraude se dirigèrent vers l'objet que la Gryffondor tenait dans la main, et qui était apparemment la possession du vert & argent. Un dragon en cristal. Très fin et criant de vérité. Mais la jeune fille ne s'attarda pas dessus, tout comme elle se fichait du ton soudain princier du gamin à côté d'elle. Se levant avec souplesse et s'emparant de son sac qu'elle mit sur son épaule, elle entreprit de se diriger harmonieusement et sans un mot vers la porte de l'infirmerie, sans demander son reste. //


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