Hiboux Nomade Notes
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Ruelle sombre

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Guilde : Les Marchombres
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MessageDate du message: Lun. 13 Aoû 2018, 14:13  Répondre en citant

//Kaena Wil'Hakan restait attentive après avoir osé poser sa question. Elle baissa légèrement le regard et, heureusement pour elle, il faisait beaucoup trop sombre pour que son maître devine la légère teinte rosée de ses joues. Elle qui n'osait pas poser de questions trop personnelle, voilà qu'elle osait évoquer ce que d'autres Marchombres pensaient d'Even. Elle sentit qu'elle avait visé juste car son maître laissa le silence s'installer. L'avait-elle contristé en osant remettre en question sa stature de Marchombre reconnu par la Guilde ? //

- Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par répondre à ta question. À vrai dire je n’en sais rien. Ils le pensent peut-être. Je n’en suis pas persuadé.

// La rouquine était un peu rassurée d'entendre ces paroles, mais elle sentait qu'il cherchait comment tourner ce qu'il avait à lui expliquer, alors elle garda le silence et continua de triturer un malheureux brin d'herbe qui avait osé pousser sur ce toit d'Al-Jeit où ils s'étaient installés pour parler en toute tranquillité. Elle eut raison d'attendre car son maître la regarda droit dans les yeux avant de se lancer dans une grande tirade. //

- Je risque de briser quelques unes de tes illusions, ce soir. J’en suis désolé.

Certains marchombres sont parfois humains avant d’être marchombres. Ils n’acceptent pas la différence. Ou difficilement. Ce qui revient au même. Certains en ont honte, parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement mais sentent confusément qu’ils ne devraient pas. En général, ils aiment encore moins la différence qui fait resurgir ces problématiques en eux. D’autres en sont fiers, c’est tout.

Mon maître était un marchombre respecté, il correspondait à tous les stéréotypes sur les marchombres. Ces stéréotypes existent parce que la Guilde les a produits. Il avait le profil du parfait marchombre et était donc accepté et respecté. Mais ça n’a pas été évident, au début.

Le maître de mon maître, lui, était… Pire que moi. Il passait pour un idiot auprès des autres. Il n’était pas plus stupide qu’un autre, au contraire, c’était un excellent maître marchombre. Il avait seulement une forte tendance à la rêverie et se fichait éperdument de ce que pouvaient penser les autres.

Et moi… Eh bien, je pense que tu me connais assez pour savoir que je suis l’aubépine au milieu d’un champ de camomille ! Aaaaah. J’ai pas tenu. C’était trop tentant.


// Kaena sourit à ces derniers mots. Les références et métaphores botaniques d'Even était quelque chose qu'elle appréciait. Elles donnaient un peu de légèreté au moment présent.

La jeune fille garda le silence tout en analysant ce qu'il venait de dire. Elle n'avait eu que de rares interactions avec d'autres Marchombres et encore moins avec les hautes sphères de la Guilde. Dans son esprit, c'était des êtres gnomiques qui se réunissaient pour décider du bon fonctionnement de la Guilde, mais elle avait omis que c'était des humains avant tout et que leur ressenti et leurs sentiments rentraient en jeu.

Quant à Even, il ne lui avait jamais parlé de son maître et elle l'avait encore moins rencontré. Elle remarqua que la description qu'il en faisait était l'image qu'elle avait de tous les Marchombre, le tout tirant sur le stéréotype de l'homme parfait et en harmonie avec son environnement.

Alors lorsqu'elle évoqua le maître de Lunilo - il ne l'avait d'ailleurs pas nommé - elle se mit à sourire car sa description le rendait d'un coup plus humain. Elle avait envie de questionner Even à son propos pour en savoir plus, mais sa curiosité ne passerait pas la barrière de ses lèvres. S'il voulait lui en parler, il le ferait, elle n'avait pas à le forcer. Elle osa juste poser, presque dans un murmure une question. //

- Mais était-il heureux ?

// Kaena se souvint des paroles que Miwen avait prononcé quelques heures auparavant, dans les souterrains de la Guilde. Alors qu'elle laissait à Even le choix ou non de lui raconté un peu plus son histoire, elle lui demanda : //

- Qui est cette Uralys ?

// Après avoir posé cette question, un peu de but en blanc, la jeune fille se tut. La discussion du jour avait tout d'une leçon de vie et elle voulait emmagasiner le maximum d'information afin de ne pas faire des erreurs de jugements par la suite. //


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Guilde : Les Marchombres
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MessageDate du message: Jeu. 20 Sep 2018, 21:56  Répondre en citant

// Voir Kaena esquisser un sourire tandis qu'il ricanait mit du baume au cœur du maître marchombre. Il craignait qu'elle ne soit davantage affectée par ses paroles, mais peut-être fallait-il lui laisser le temps de s'en imprégner. Et peut-être n'était-elle pas aussi naïve que lui, tout simplement. C'était même une certitude. Il aurait pu y penser plus tôt. Si lui aurait vécu ces révélations comme un tanche lâché en pleine mer, Kaena les acceptait, découvrant une nouvelle face de son univers. Peut-être qu'en fréquentant Even elle n'avait pas pu idéaliser les marchombres, contrairement à lui dans son jeune temps. Mais de toutes façons, Kaena n'était pas un poisson d'eaux douces. Absolument pas.

À son air concentré et son regard dans le vague, Even comprit que son apprentie réfléchissait intensément. Au malheureux brin d'herbe qui allait bientôt cesser d'exister entre les doigts de la jeune fille, Even vit qu'elle était inquiète. Even avait tout d'abord cru qu'il s'agissait d'une fleur - un liseron, peut-être - mais reconnaître la plante ainsi martyrisée se révélait impossible. Abandonnant ses végétales pensées, il se concentra à nouveau son attention vers son élève. Le marchombre ne fut pas surpris de constater la lueur d'interrogation dans ses yeux lorsqu'il évoqua Crétin. La question qu'elle posa, en revanche, le pris de court. C'est sans réfléchir qu'il répondit immédiatement : //

- Comment aurait-il pu en être autrement ?

// Ce n'était pas vraiment une question, mais il pouvait y répondre si son apprentie ne comprenait pas encore. Even n'avait de toutes façons pas encore intégré ce qui venait de se passer. Les informations était en cours d'acheminement, quelque part entre la réalité et son cerveau. Son cerveau serait donc hors de la réalité ? Voilà qui pourrait expliquer nombre de choses. //

- Qui est cette Uralys ?

// La question, même s'il l'avait attendue, prit Even légèrement au dépourvu. Il se doutait en effet qu'elle serait posée, mais n'avait aucune réponse à présenter. Il répondit donc avec simplicité, non sans une pointe de rire dans la voix. //

- Je n'en ai aucune idée !

// Se remémorant les paroles de Miwen Nadilar, il se corrigea : //

- J'avais entendu parler de cette famille cachée découverte à la mort du membre du Conseil. Comme tout le monde. Mais je n'en sais pas plus et je n'avais pas cherché à savoir les noms.

// Tout cela allait changer, à présent. Il ne pouvait pas se contenter d'être un lointain observateur en tenant son apprentie loin de ces manigances. Il devait agir. Ils devaient agir. //

- Demain, je lui enverrai une lettre.

// Du regard, il interrogea Kaena, prêt à attendre le temps nécessaire à ce qu'elle pose ses questions. Si elle en avait. Ce dont Even ne doutait pas trop. //


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Guilde : Les Marchombres
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MessageDate du message: Mar. 15 Jan 2019, 21:17  Répondre en citant

// Alors que Kaena regardait intensément Even, il répondit du tac au tac à son interrogation sur Crétin. //

- Comment aurait-il pu en être autrement ?

// Elle ne reprit pas la parole mais hocha la tête comprenant parfaitement ce que son maître voulait lui dire. Cependant, la réaction qu'il eut à sa question suivante la surpris. Elle voyait qu'il ne s'attendait pas du tout à une telle question alors qu'elle ne comptait pas le piéger. //

- Je n'en ai aucune idée ! commença-t-il avant de continuer, j'avais entendu parler de cette famille cachée découverte à la mort du membre du Conseil. Comme tout le monde. Mais je n'en sais pas plus et je n'avais pas cherché à savoir les noms.

// La rouquine sentait dans son attitude une détermination, comme un regain d'énergie. Cette impression se confirma lorsqu'il continua. //

- Demain, je lui enverrai une lettre.

// Elle hocha à nouveau la tête. Cela lui semblait un bon commencement, un bon début pour tenter d'obvier les mercenaires du Chaos. Elle avait compris qu'il serait impossible de les éradiquer complètement car leur mouvement se basait sur un état d'esprit et un éloignement de la Voie et ne reposait pas juste sur des personnes. Mais elle se prit à penser qu'il était peut-être possible de finir par les raisonner pour les ramener, ne serait-ce que dans les parages de la Voie. Voilà une bien belle utopie pensa-t-elle, le bien et le mal cohabiteront toujours, il faut juste correctement les équilibrer.

Elle se fit intérieurement le serment, que même dans les temps difficiles, jamais elle ne ferait une apostasie de la guilde des Marchombre et de la recherche de l'Harmonie parfaite. S'il y avait des fous sur cette terre, il fallait bien quelqu'un qui choisisse consciemment de les contrebalancer.

Elle voulu se lever d'un bond car ses jambes commençaient à s'engourdir. Mais son bond était tout sauf élégant, discret et harmonieux, et tout en grimaçant, elle lâcha un petit : //

- Humrph

// En retombant sur ses pieds et écrasant définitivement le brin d'herbe qu'elle avait trituré pendant toute leur discussion. Elle avait probablement d'autres questions à poser à Even sur éventuel plan d'action de sa part, mais elle connaissait déjà la première étape. Ils auraient largement le temps de penser à la suite plus tard. //

- On enverra une lettre demain ! résuma-t-elle en sautant avec un peu plus de délicatesse sur le toit voisin. Mais d'abord un peu d'exercice ne fera pas de mal.

[Fin du RP]


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Guilde : Les Marchombres
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MessageDate du message: Dim. 27 Jan 2019, 21:55  Répondre en citant

[RP unique d'Even Mecyan qui se passe juste après le RP ci-dessus.]



// Le regard d'Even était empli d'attendrissement tandis qu'il observait son apprentie se lever avec la légendaire grâce des marchombres. Il ne put même pas s'apitoyer sur le sort du pauvre brin d'herbe que Kaena avait écrasé. Son cœur n'était pas assez grand pour accueillir un pauvre brin d'herbe valétudinaire. Il débordait. De fierté. D'amour. D'humour. D'attendrissement. D'un inextricable mélange de tout ça. Elle était loin la petite rouquine timide qui osait à peine prendre l'initiative de respirer en premier. Even avait beau vouloir tenir son apprentie hors de toutes ces manigances qui secouaient la Guilde en ce moment - et il le ferait, il y comptait bien ! -, elle ne semblait pas prête à se laisser protéger ou tenir à l'écart. Elle voulait faire front avec lui et elle lui avait bien fait comprendre. Inconsciemment. C'était cela le plus beau et le plus drôle. Le maître marchombre avait bien dit qu'il enverrait une lettre... Mais les paroles de Kaena flottaient encore dans le frimas nocturne. //

- On enverra une lettre demain ! avait-elle dit. Mais d'abord un peu d'exercice ne fera pas de mal.

// Un peu plus et voilà qu'elle le traitait de gros balourd ! Even était irrémédiablement attendri. C'est avec un grand sourire qu'il suivit son apprentie sur les toits d'Al-Jeit, ne partageant ses pensées qu'avec lui-même. //

** Patience, petite Kaena. Patience. Et prudence, j'y veillerai. **

// En cet instant, Even Mecyan saisissait toute la beauté de guider quelqu'un sur la Voie. Kaena changeait, mûrissait, prenait de l'assurance et se permettait de dévoiler toute l'étendue de son espièglerie. Elle n'en avait pas toujours conscience mais Even était sûr qu'elle s'apercevait qu'elle bafouillait moins quand une vieille femme lui demandait son chemin dans la rue. Even repensait parfois à leur première rencontre et à toute l'étendue de la personne qu'il avait deviné ce jour-là dans le rayonnement surnaturel de l'Arche. Il avait vu tant de ce qu'était Kaena et de ce qu'elle pourrait devenir qu'il ressentait comme une fierté toute personnelle de la voir s'épanouir. Narcissique, peut-être, mais après tout ça ne faisait de mal à personne ! //

[Fin du RP unique (logique)]


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Joueuse


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MessageDate du message: Ven. 19 Juin 2020, 15:27  Répondre en citant

[RP entre Clothilde Gil'Flarian (Rosalie) et Cirdra Losgolal (Jade O'Greaney)]




// Clothilde venait de finir le rangement des courriers de sa mère. Elle l'avait aidé, comme chaque jour, à rédiger quelques contrats. Il fallait notamment réitérer les accords commerciaux sur les prix des siffleurs, veiller à l'écartement des ours élastiques de la ville d'All Poll, s'assurer de la distanciation entre les thüls et les frontaliers et enfin aprovisionner les navigateurs qui combattaient les pirates. Tout cet ouvrage était miniutieux. Il fallait d'une part s'entretenir avec les locaux des quatre coins de Gwendalavir pour trouver des accords, et d'autre part rédiger les parchemins à signer avant d'enfin mettre en pratique les décisions, ou plutôt déléguer les tâches aux habitants des diverses endroits. Pour s'entretenir avec les intéressés, la mère de Clothilde voyageait toujours avec son mari grâce à un pas sur le côté. Quand elle travaillait à All Jeit, elle laissait Clothilde rédiger au moins la moitié des papiers. Elle vérifiait son ouvrage et lui demandait de l'accompagner auprès des diplomates de la ville.

Quand Clothilde finissait la rédaction, elle rangeait et nettoyait, d'abord l'espace de travail de sa mère, avant de s'occuper de la maison. Quand tout était propre, la demoiselle pouvait vaquer à ses occupations. Elle filait dans les rues d'All Jeit observer secrètement l'activité de chacun. Elle s'était liée ainsi à quelques commerçants, auquel elle portait quelques coups de mains. Quelquefois, Clothilde sortait sans avoir fait le ménage. Dans ces cas-là, elle quittait la maison avec discrétion pour ne pas qu'un voisin rapportât à ses parents qu'elle était revenue puis repartie sans réaliser son ouvrage. Ses fuites régulières l'avaient entraînée. Elle était, jugeait-elle, aussi invisible qu'un chat.

Clothilde se faufila entre les rues d'All Jeit en accélérant à chaque pas. Elle était en retard. La nuit était déjà tombée. Or ses parents lui avaient très clairement recommandé de ne pas sortir dans la nuit. La capitale laissait place aux pires violences de la ville. Les règlements de compte faisaient rage. Dans quelques quartiers, on retrouvait des corps ensanglantés à l'aube. Les trafficants profitaient de l'obscurité pour dissimuler leur commerce. Même quand ils étaient pris sur le fait par la garde officielle, ils avaient de fortes chances de s'en sortir indemnes si leur visage n'était pas identifiés. Quelques dessinateurs parvenaient à faire régner l'ordre dans la ville, mais ils ne pouvaient être partout. En conséquence, certains quartiers étaient plus dangereux que d'autres. Si celui de Clothilde était relativement sûre, celui à proximité de la petite place l'était moins.

La demoiselle avait souvent parcouru les ruelles en plein jour. Elle ne s'était alors pas attardée. Cette fois-ci, il faisait nuit. Sa vue n'était pas particulièrement développée. Clothilde craignait subséquemment l'obscurité comme les autres mortels. Elle devait faire attention aux cailloux emportés par le vent sur les voies, veiller à ne pas se prendre une bassine d'eau vidée dans les étages supérieurs à la fenêtre, et garder le cap. Elle pouvait aisément se perdre dans ces rues ondoyantes. Concentrée sur sa destination, la jeune fille ne remarqua pas l'homme massif qui l'attendait quinze mètres plus loin, sa porte d'entrée ouverte.

En un éclair, Clothilde fut tirée par le bras gauche et plaquée sur une chaise ; l'homme s'assit sur elle ; la porte claqua. //

** Aoutch. Il pèse son poids !**


// Dans une grimace de douleur, l'adolescente se contracta. Elle ferma les yeux, les rouvrit, les referma, écarta ses lèvres, les resserra, que lui fallait-il faire ? L'homme avait bien prévu son coup. Sans doute avait-il l'habitude de s'attaquer aux jeunes trop inattentifs. En s'asseyant sur elle, il diminuait ses forces. La chaise la coinçait. Elle ne pouvait ni s'enfuir par derrière, ni glisser sur le côté, ni se relever. A vrai dire, seuls ses orteils conservaient leur liberté de mouvement. C'était la partie la plus dégourdie de son anatomie. Ses jambes, gênées par la masse de l'inconnu, ne pouvaient bouger à leur guise.

Clothilde ne se fatigua pas inutilement. Se débattre en entrant avait été utile, jugeait-elle, car elle avait encore une chance de s'en sortir. Désormais, c'était sans espoir qu'elle ployait sous la charge masculine. Finalement, le croque-mitaine existait réellement. Ce n'était pas un personnage inventé pour asagir les enfants par la peur.

L'homme dut juger Clothilde bien sage, ou peut-être avait-il hâte d'en finir. Après deux ou trois minutes d'écrasement, il se releva. La demoiselle inspira à plein poumons. Elle se massa le cou, tourné de force par le dos de son agresseur. Elle perdit de précieuses secondes qui auraient pu la faire sortir. Seulement, ses jambes en compote et sa paralysie mentale l'empêchèrent de bouger. //

- Et bien mignonne, quel âge as-tu ?


// Les mots réveillèrent l'esprit de la Gil Flarian. Elle connaissait ce terrain de jeu. Sans le savoir, l'homme venait de la revigorer. Mieux aurait-il fallut pour lui qu'il l'acheva sans une phrase. Fâcheux défaut que de vouloir fanfaronner une dernière fois avant d'achever sa victime. //

- Cela ne vous regarde pas.

// Clothilde répondit fermement, distinctement, en fixant l'homme droit dans les yeux, sans que sa voix ne flanchât. Son interlocuteur eut un sourire en coin. Il n'était pas à sa première jeune fille. //

- Et bien ma jolie, tu as du caractère. C'est bien. Tes parents doivent être fiers de toi.

// Ne jamais insulter la famille de son interlocuteur était une règle d'or en dialogue. C'était un chemin ardu à emprunter. Ceux qui s'y lançaient jouaient dangereusement. L'insulté pouvait perdre ses moyens ou riposter mû d'une force nouvelle. La passion était une alliée capricieuse. //

- Ne parlez pas de mes parents.


- Ah oui ? Pourquoi ? Tu as peur pour eux ? Honte peut-être ?

// L'homme essayait de comprendre sa victime. Comme un chat joue avec la souris avant de la déguster, il se délectait de la peur qui transparaissait dans toutes les fibres de sa patiente. Clothilde transpirait. Elle se releva d'un bond et en deux grands pas, elle atteignit la porte, non verrouillée par le propriétaire. Elle tourna la poignée sans hésitation. Ceinturée par un bras robuste, la jeune fille manqua une respiration. Son ventre douloureux la retint. A nouveau poupée de chiffon sous le choc, elle fut de nouveau réinstallée sur la chaise. Cette fois-ci, l'homme se plaça face à elle. Il n'appuya pas son dos sur son buste, il était à califourchon sur elle, comme les enfants jouent à "A cheval sur mon bidet, quand il trotte il est coquet". Il comprimait de ses deux mains son visage serré. Les bras de la demoiselle s'agitaient pour tenter de déserrer la poigne de fer qui compressait sa tête. Clothilde commençait à avoir la nausée. La pression retint les cris intérieurs qui lui déchiraient la poitrine. Ses coups de bras furent plus espacés, plus faibles. L'homme la tenait. //

** Ce n'est pas possible, je dois délirer. **

// Leurs yeux se fondaient l'un dans l'autre. D'une part, ceux affairés de Clothilde, d'autre part ceux avides de l'agresseur. Ils sortaient de leurs orbites, frétillant d'impatience et de curiosité, face aux paupières troublées de la jeunes filles. Ses pupilles ne trouvaient plus la paix. //




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MessageDate du message: Mar. 07 Juil 2020, 19:14  Répondre en citant

    // Cela faisait quelques mois que la jeune femme n’avait pas mis les pieds dans la ville. Elle ne lui manquait pas à vrai dire, sa famille oui. Elle ne regrattait en aucun cas et pas à la moindre seconde de son existence le fait d’avoir choisi la Voie. Elle avait quitté famille et amis pour suivre son maitre et elle avait encore tant à apprendre. Des années qu’elle avait changé et maintenant qu’elle retrouvait un équilibre en elle, elle essayait de passer de temps en temps à Al-Jeit. Elle aimait particulièrement revenir puisque sa mère prenait un grand plaisir à cuisiner des festins. Ce soir quand elle quitta ses parents pour aller prendre l’air et respirer un peu la liberté environnante, elle venait de finir un rougail particulièrement savoureux. La jeune femme était loin de subir une quelconque disette quand elle voyageait mais elle ne prenait pas temps de se faire à manger, elle arpentait les auberges de Gwendalavir sans vraiment se soucier de la gastronomie.
    Cirdra, du haut de son arbre, observait le silence. Elle appréciait particulièrement regarder les vas et viens des passants. Mais l’heure était tardives et plus personne ne pointait le bout de son nez dans les ruelles de la capitale. Elle sauta de son perchoir et atterrit les deux pieds joints sur le sol pavé. Elle avait toujours été relativement sereine en se promenant dans les rues. Peut être était-ce du à sa condition de marchombre puisque elle avait des doutes sur la terreur que sa carrure pouvait entrainer. C’est vrai qu’elle faisait plus d’1m70 mais elle n’avait pas les biceps d’un forgeron. Son avantage était de cacher sa force et elle était redoutable. //

    -Ah oui ? Pourquoi ? Tu as peur pour eux ? Honte peut-être ?

    // La jeune femme se stoppa dans la ruelle. Elle avait entendu les brides d’une conversation. Ce n’était peut-être rien mais elle avait comme un mauvais pressentiment. Elle fit le silence des bruits autour d’elle et se concentra. Elle avait réussi par plusieurs fois à trouver la source d’un bruit de cette manière. Elle était debout au milieu de la ruelle, les mains tournées vers le ciel. Elle sentait le vent lui chatouiller le bout des doigts. Un cliquetis. Un bruit de ferraille, des sons étouffés, elle se rapprochait.
    La marchombre ouvrit grand les yeux quand un nouveau son lui parvint aux oreilles. Elle savait. Elle se laissa guider par le vent et d’un geste sure donna un coup de pied dans la porte de la petite maison de ville qui bordait la ruelle sombre.
    Elle n’était pas surprise de voir la jeune fille complètement sous le jouc de son agresseur, elle l’avait compris quelques secondes avant de passer la porte.
    L’homme n’eut pas le temps de prendre la parole ni de se relever que Cirdra fonçait sur lui, déterminée. Elle ne voulait pas tuer, ce n’était pas son rôle, mais elle devait protection aux personnes dans le besoin. Elle l’envoya d’un coup de pied valdinguer contre le mur et se rapprocha lentement de lui. Il se relevait plus furieux que jamais, mais la marchombre avait un coup d’avance, plus rapide, plus agile, plus légère, elle frappait l’air avant d’arracher un cri à l’homme quand son poing tapa sa carotide.
    Il était sans souffle, son visage rougit par le manque d’oxygène et par l’apparition de premiers hématomes. Cirdra l’attrapa par le col avant de prononcer : //


    - Tu as le choix, tu quittes ce lieux et ne revient jamais ou tu prends le risque de me recroiser. Saches que la Voie nous enseigne la clémence dans l’adversité mais que tout à une limite, la liberté n’a pas de prix seulement quand on la mérite.

    // Elle planta son regard dans le sien, avant de le lâcher et de le voir quitter la pièce en clopinant. //



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