Hiboux Nomade Notes
★ Bonne rentrée sur Mana Wyrd ★ Voix du Wyrd des 10 ans
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[EVENT Manaversaire] Île déserte

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Joueuse


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Guilde : Les Dragons d'Opale
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MessageDate du message: Ven. 03 Juil 2020, 20:07  Répondre en citant

[Event - Participation Hell Castélian]



// Hell ouvrit les yeux, un peu sonnée et surtout n'arrivant plus à respirer. Elle se redressa subitement et cracha de façon peu gracieuse les grains de sable qui s'était infiltrés dans sa bouche. S'étonnant de la présence de ces derniers la brune se mit à regarder autour d'elle, et resta pantoise. Elle se trouvait sur une plage, certes très belle, mais elle n'avait pas la moindre idée de comment elle s'était retrouvée là. Dans ses souvenirs elle avait établi son campement près d'une grotte, dans une forêt au pays d'Ys, pas sur une plage, c'était d'ailleurs la pire chose à faire puisque le terrain était dégagé et permettait à de potentiels ennemis de l'encercler. Reprenant peu à peu ses esprits la jeune femme se rendit compte, qu'en plus d'être dans un endroit inconnu, elle n'avait plus du tout ses affaires. Elle se retourna donc pour les chercher et tomba nez à nez avec un homme, étrangement vêtu, qui la fixait avec un regard indéchiffrable. Instinctivement l'ancienne Gryffondor porta sa main à sa botte droite pour se saisir d'un poignard mais ne senti que le tissu souple de la chaussure. Perplexe elle allait ouvrir la bouche pour poser des questions à cet étranger lorsqu'il pris la parole ://

- Bienvenue Naufragée. Je vois que tu es réveillé.e. Les règles sont simples. Tu choisis un objet parmi ceux devant moi que je propose, un seul qui selon toi est indispensable. Choisis intelligemment ou pas, à toi de voir.

// Hell n'avais pas vraiment saisit le sens des paroles de son interlocuteur mais son regard se posa sur les objets en face d'elle, alors qu'elle se saisit de la ventouse pour l'observer plus en détail un bruissement attira son attention. L'homme s'était levé et semblait prêt à partir, reportant son attention sur les objets, la demoiselle se rendit compte qu'il avait disparut, relevant les yeux, elle constata que c'était également le cas de l'inconnu. La voilà désormais seule, avec pour seul outil de survie, une ventouse, et encore plus de questions qu'à son réveil.//

** Ma vieille, reprends toi ! Tu peux parfaitement t'en sortir avec les moyens du bord. Et puis il y aura forcément quelqu'un qui se rendra compte que tu n'es plus là et qui te cherchera, ou alors tu es juste sur une plage et en marchant un peu tu tombera sur un village qui t'indiquera où tu es. Pas de s'inquiéter. Les humains sont partout de nos jours, ce soir tu dormiras bien au chaud dans ton duvet et tout ira bien !**

// Ces pensée étaient uniquement pour essayer de se rassurer car sa rencontre avec l'étranger n'avais absolument pas rassurée l'ancienne Rouge et Or. Avant toute chose, elle devait déterminer qu'elle heure il était pour savoir combien de temps elle avait pour partir en exploration et surtout, avant la tombé de la nuit. Hell chercha donc douze cailloux et un bout de bois et se fit un cadran solaire. Il était 16 heure, et, si elle n'avait pas changé d'hémisphère, la nuit tomberait tard puisque c'était l'été. Armée de sa ventouse, habituellement utilisée pour déboucher des toilettes, elle décida de s'enfoncer dans la forêt, à la recherche d'une source d'eau douce et de préférence pure. La végétation n'était pas très dense à la lisière de la plage mais l'air été chargé d'humidité, pouvant indiquer un climat tropicale. Si c'était le cas, elle allait vraiment avoir besoin de trouver des habitations rapidement car les prédateurs étaient légion dans cette région du monde. Juste de penser aux énormes araignées fît frisonner la guerrière à la fois de dégoût et de peur, ces bestioles étaient pire que le diable. Après une dizaine de minutes de marche, la brunette aperçut des traces de sabot dans le sol, pouvant indiquer des sangliers ou des phacochères, qui pourrait potentiellement la conduire à un point d'eau et à de la nourriture. Ragaillardie par cette idée, l'orpheline se à suivre les marques aux sol et tomba sur une famille de cochons sauvages qui se roulaient gaiement dans la boue. Alors qu'elle s'approchait pour voir s'il y avait de l'eau potable, un gros mal se redressa et s'avança vers elle. La jeune femme s'arrêta net. Déjà le comportement de l'animal indiquait qu'il n'avait pas dû se faire chasser souvent car les petits continuaient à jouer comme si de rien n'était au lieu de fuir. Et en plus, il avait l'air de vouloir l'attaquer, ce qui n'aurait pas dérangé la demoiselle si elle avait eu quelque chose de plus affûté qu'un bord de ventouse mais là, la situation semblait délicate. Très lentement, elle se mit à reculer, pour ne pas faire de mouvement brusque qui pourraient effrayer le cochon et le faire charger. Mais manifestement les techniques avec les animaux de lieux non inconnus ne fonctionnait pas ici et l'animal du mal interpréter son recul et chargea. Ni une ni deux, Hell se retourna et partie en courant tout en hurlant à la bête en furie ://

- Je cherchais juste de l'eaaaaaaauuuuuu ! Promis je ne voulais pas vous mangeeeeeeeeeeeeer !

// N'importe qui connaissant la brunette aurait explosé de rire en voyant cette situation mais heureusement, n'importe qui n'était pas là. Il n'y avait même personne à part le jeune femme qui se faisait pourchasser par le cochon. Elle testa différentes techniques pour essayer de le semer, comme la course en zigzag, mais son poursuivant semblait être sur le mode bulldozer et l'orpheline n'eu d'autre choix que de se percher, tant bien que mal, dans un arbre et ce, sans avoir un seul instant, jeté sa ventouse pour courir plus aisément. Une fois hors de portée des défenses de son adversaire la peu reluisante guerrière s'autorisa à reprendre son souffle. Manifestement ce n'était pas son jour ! Assise à califourchon sur une grosse branche, Hell fit mentalement le point. Elle ne savais pas où elle se trouvait mais il n'y avait pas l'air d'avoir d'humain aux vues de la réaction des cochons. Elle n'avait rien à boire et rien pour filtrer l'eau de la mer. Elle n'avait pas non plus à manger et ne connaissait pas assez de chose de la végétation tropicale pour se risquer à consommer des baies ou des fruits. Un homme avec des pouvoirs lui avait proposé un seul objet pour survivre et elle se trouvait maintenant munie d'une ventouse à toilette ! La situation était critique, surtout que son assaillant continuer à tourner en rond au pied de son arbre en donnant de temps en temps des coups de défenses dans la base du tronc ou dans les racines. Ce comportement totalement inédit incita la brune à regarder plus attentivement ce que faisait le rôti sur pattes. Après quelques minutes elle compris qu'en fait il cherchait à déterrer des pousses pour les manger. A cet instant, l'orpheline regretta les jumelles qui lui aurait été à coup sûr plus utile que l'objet qu'elle avait pris.//

** Si jamais je retrouve ce type, il va m'entendre !

// Ce n'est qu'après plusieurs minutes, qui semblaient durer des heures, que le cochon parti enfin, laissant la voix libre à l'apprentie Crusoé. Agilement elle quitta son perchoir et s'approcha de l'endroit où le porc avait creusé pour tenter de voir de quel aliment il s'était nourri. Mais sa recherche fut infructueuse et c'est résignée que Hell décida de retourner à son point de départ. Elle y avait vu de larges feuilles et un arbre déraciné qui pourrait lui servir d'abri pour la nuit. Heureusement pour elle, l'ancienne Gryffondor avait un bon sens de l'orientation et en dix minutes elle arriva, nul part. Sa course pour échapper au père en furie l'avait totalement perdue. Ainsi, elle n'avait pas la moindre idée de si elle s'enfonçait dans la forêt ou si elle regagnait le rivage. Le peu de Soleil qui filtrait à travers les branchages ne permettait pas non plus de s'orienter et il n'était pas envisageable, vu la taille, de grimper en haut d'un arbre pour avoir une meilleure vue. Sa seule option consistait à suivre le cochon qui l'avait attaqué, en espérant qu'il été retourné à la petite marre. C'est donc très prudemment qu'elle se remis à pister la bestiole. Grand bien lui en pris car, en plus de la ramener à son point de départ, l'animal s'était arrêté à une source à laquelle la jeune femme pu s'abreuver avant de reprendre sa traque et retourner plus ou moins à son point de départ. Une fois qu'elle eu reconnu l'endroit, l'ancienne Rouge et Or ne demanda pas son reste et fila en direction de la plage.//

~ Ellipse temporelle ~

//Hell soupira de satisfaction, elle avait réussit à construire sa cabane pour la nuit. Bon, ce n'était pas un campement 5 étoiles mais cela ferait l'affaire au moins jusqu'au lendemain. Elle avait placé sa création à une quinzaine de mètre de la lisière, car, ignorant s'il y avait une marée, elle ne souhaitait pas se réveillée inondée. De plus, les bestioles présentes dans le sable avaient beaucoup plus de chance de la piquer de façon mortelle. Le soir étant maintenant installée, elle s'était frottée avec des feuilles de citronnelle, ou du moins elle l'espérait, pour éloigner les moustiques qui abondaient dans cette région du monde. Elle avait utilisé sa ventouse comme bol et avait donc pu boire suffisamment à la source trouvée plus tôt. Son soucis était maintenant de manger ainsi que de se faire du feu pour cette nuit, les températures chutant de façon importante dans les zones tropicales. Heureusement pour elle, la guerrière savait faire feu de tout bois, avec des brindilles ramassées un peu avant ainsi que de bons bouts de bois. Cela fut compliqué mais après de nombreuses minutes l'élément salvateur arrêta de se faire désirer et se mis à manger le bois que Hell avait prévu à cet effet. Plutôt contente de son résultat, la demoiselle décida de se faire cuire les petites bestioles qui vivaient dans les coquillages qu'elle avait ramassé au dessus de son feu qui commençait timidement à prendre. Tel un marshmallow elle en enfila un au bout d'une branche de bois fine. Quelle était la probabilité à ce moment là que le dit coquillage se mette à se vider de toute son eau sur le feu, qui, en une fraction de seconde, se transforma en souvenir. D'un mouvement rageur la nouvelle Robinson le jeta ainsi que tous ses camarades bigorneaux et autres Bernard l'ermite au loin, quelle gâte-sauce elle faisait. Après être allée chercher de quoi refaire du feu, l'ancien étant impossible à réutiliser pour cause d'humidité, la demoiselle pesta. Elle n'avait rien à manger et craignait que cette situation la mette dans une position inconfortable si elle devait à nouveau fuir. Résignée, elle décida que, pour sa survie, elle allait devoir manger des insectes, ce ne serait pas les premiers, mais la texture était parfois dérangeante. Et surtout ils étaient habituellement enrobés de chocolat, ce qui ne serait définitivement pas le cas aujourd'hui. C'est en traînant la patte que Hell se dirigea vers un arbre qu'elle avait repéré un peu plus tôt où elle avait vu de gros vers de farine blancs se déplacer sur l'écorce. Armée de sa ventouse et d'une feuille pour saisir ces bestioles peu ragoutante, l'orpheline partie à la chasse aux vers. Après en avoir ramassé plusieurs dizaines, ils n'étaient pas si gros que ça, elle retourna à son campement où, heureusement, le feu avait bien prit. Pour éviter toutes surprises comme précédemment, c'est avec des braises qu'elle fit cuire son repas, à la façon d'un barbecue. Un barbecue avec des vers blancs à la place des saucisses et sans pain ou autre accompagnement. Un fois sa tambouille "prête" c'est avec une grimace de dégoût que la brunette porta les insectes à sa bouche et qu'elle les goba.//

- Un peu gluant mais appétissant ! lança-t-elle dans le vide, en espérant que cette réplique rendrait le reste de son repas plus joyeux.
//Une fois les derniers vers avalés, la naufragée se coucha sur son parterre de feuilles et elle s'endormie. Son sommeil fut des plus agité, avec des coquillages géants qui la ligotaient à une grande branche pour la faire cuire. De nombreux réveils ont ausi ponctué sa nuit, dut à des bruits suspects ou des sensation de piqûres.//

~ Ellipse temporelle ~

// Le rêve de la jeune femme l'avait fortement perturbée et par conséquent elle décida d'ériger une sorte de petit temple à la gloire des coquillages. Pour cela elle chercha les plus beaux de la plage et se mit à réaliser une sorte de château de sable, qu'elle renforça avec des morceaux de bois pour qu'il ne s'écroule pas. Elle y ajouta des fleurs pour embellir le tout et se promis d'en apporter d'autres, quotidiennement, tel des offrandes, ou pour les collectionner, histoire de s'occuper un peu. Robinson Crusoé avait tenu la folie loin de lui en se rattachant à la religion, elle ferait de même mais en l'honneur des bestioles et peut être même de l'île si cela lui rendait la vie plus facile. Même, si elle commençait à s'habituer à la vie sur l'île ce n'était que son deuxième jour et elle n'était pas du genre à laisser les coups du sort décider de son avenir. Elle allait donc construire un bateau pour s'échapper de cet enfer. Hell savait que cette réalisation prendrait du temps, probablement plusieurs jours, mais il fallait tenter ! Il lui fallait une embarcation qui lui permette au moins de longer la côte pour peut être tomber sur d'autres êtres humains, ou même de pêcher un peu au large, pour ajouter de vraies protéines à sa nourriture. Un radeau était donc indispensable ! C'est dans cette optique qu'elle se mis, jours après jours, à rassembler de gros morceaux de bois, assez larges, et à creuser un chemin entre la mer et son "entrepôt" pour pouvoir mette le bateau à flots plus facilement. Avec des lianes elle accrocha entre eux les rondins. L'ancienne Gryffondor avait réussit à trouver une pierre assez tranchante pour élaguer ce qui servirait de fond à son embarcation de fortune. Petit à petit, le navire prenait forme, au moins le pensait-elle. Aux heures les plus chaudes, elle trouvait refuge dans la forêt, prêt de la source d'eau où elle remplissait sa ventouse pour s'abreuver sans en perdre une goutte.//

- Et bien ma vieille, on dirait que tu commences à être rodée comme Crusoé, et en ayant toute ta tête en plus ! Franchement tu te débrouilles pas trop mal !
// Hell avait pris l'habitude de parler à voix haute, à elle même, aux oiseaux qui passaient dans le ciel, aux coquillages aussi, qui avait désormais un vrai temple pour eux, entouré d'une collection de fleurs tropicales que la demoiselle changeait régulièrement. C'était la seule chose qu'elle avait trouvé pour ne pas perdre l'usage de sa voix en ne l'utilisant pas. Cela faisait bien une semaine qu'elle avait atterrie, sans trop savoir comment sur cette terre hostile, il faut se le dire. La malnutrition l'avait grandement affaiblie, et regrettait de ne pas avoir la science nécessaire pour appertiser ses aliments et conserver les maigres provisions qu'elle arrivait à faire. Heureusement, elle était en bonne forme physique et morale avant cette aventure, elle ne ressemblait donc pas encore à une loque humaine. Ce qui était rassurant puisqu'une loque ne pourrait pas construire le navire de la libération, car tel été le nom de l'embarcation que l'orpheline avait l'intention d'utiliser pour quitter cette plage et cette forêt abominables.

~ Ellipse temporelle ~

// Au matin du dixième jour, Hell se sentait très faible, se nourrir était de plus en plus compliqué, elle avait installé des piège pour attraper des animaux à sang chaud mais la chasse n'avait pas été fructueuse. Elle mangeait aussi de la chaire de coco mais les casser était très compliqué et sa ventouse, transformée en lance de coté libre du bout de bois, n'avait servit qu'à attraper une sorte de lézard. En allant dans la forêt vérifier ses pièges et autres collets, la jeune femme, qui ne ressemblait plus trop à un être humain il fallait se l'avouer, entendit des bruits, comme ceux de tambours. Une bouffée d'espoir la saisit, des hommes devaient forcément en être à l'origine. Le bruit se faisait de plus en plus fort près de sa source. Une fois arrivée à destination, quelle ne fut pas sa surprise en voyant une tribut de cochons sauvages danser sur leur pattes arrière. Dès qu'ils l'aperçurent ils se mirent à lui tourner autour dans une étrange farandole, la couvrir de colliers de fleurs, semblable à ceux qu'elle confectionnait en honneur des coquillages. Les bruits de tambours se faisaient de plus en plus forts mais elle n'arrivait pas à voir le batteur. Petit à petit l'apprentie survivaliste se laissa emporter par le rythme et se mis à danser aussi, comme elle l'avait vu dans les bande dessinées sur les indiens d’Amérique. Les animaux ressemblait de plus en plus à des humains, leur corps tout du moins et ils lui proposaient des racines à manger donc l'ancienne Rouge et Or arrêta de se poser des questions sur la bizarrerie de la situation et se laissa emporter dans les danses. Soudain un coup de tonner retentit, il y eu un éclair et la pluie tomba. La fraîcheur de l'eau rendit ses esprit à Hell qui constata qu'elle dansait seule autour de la source, en mangeant effectivement des racines qu'elle s'empressa de recracher, ne sachant pas ce que c'était exactement et craignant l'empoisonnement. Rapidement la pluie tourna au déluge et c'est en courant que la brunette retourna à son campement. Elle se rappela l'histoire de Robinson et comprit qu'elle avait été victime d'hallucination, comme le célèbre aventurier, soit suite à l’absorption d'un aliment, ou d'un piqûre, voir à cause de la complexité de se nourrir.

~ Ellipse temporelle ~

// Jour 15, Hell avait survécu à la grande pluie, tout comme son feu mais le temple des coquillage avaient été réduit en tas de sable. Son bateau était maintenant achevé et elle comptait bien prendre le large avec puisqu'elle avait constaté qu'elle se trouvait sur une île avec de précédentes expéditions maritimes. Elle avait fini par trouver du manioc pour se remplir la pense et avait même pût manger de la viande rouge. Un petit cochon sauvage était tombé dans une ravine, probablement pendant la grande pluie, et s'était brisé la nuque sous le choc. Grâce à l'eau de mer et à sa ventouse transformé pour l'occasion en broche, elle avait put se constituer un stock de nourriture. Elle était donc fin prête à quitter sa prison. Sur son navire de la liberté, nourriture, filets pour essayer de pêcher et eau potable s'entassaient. La guerrière avait fait la paix avec sa ventouse, qui s'était révélée multi-fonction au cours de cette aventure et qui lui servirait à évider les poissons ou a enlever l'eau qui s'infiltrerait probablement dans la coque du bateau. Cette nuit serait dont la dernière sur cette terre qui l'avait accueillie pendant plus de deux semaines. Et demain, si le temps le permettait, elle partirait à l'assaut des grands fonds, tel Jack Sparrow partant à l'assaut d'une bouteille de rhum.

**Oui, demain se sera le grand jour, et je suis sûre que je vais m'en sortir, après tout ce que j'ai vécu, c'est pas une grande flaque d'eau salée qui aura ma peau ! Demain, je quitte cette île !**
*****

Objet : ventouse
Actions (dans l'ordre d'apparition dans le RP) :
Se faire pourchasser par des animaux locaux,
Se perdre sur l'île
Réussir à allumer un feu mais l'éteindre sans faire exprès pour une raison improbable
Devoir manger des insectes pour survivre,
Faire la collection de fleurs, coquillages que vous pourrez trouver sur l'île
Tenter de construire un radeau,
Avoir une hallucination

[Fin du RP d'Event]


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MessageDate du message: Dim. 12 Juil 2020, 15:20  Répondre en citant

[Event - Participation de Laïln Arfey]


// Laïln se réveilla avec un mal de crâne carabiné qui n'apprécia pas le soudain afflux de lumière qui l'éblouit dès qu'il ouvrit les yeux. Le Dessinateur les referma immédiatement en poussant un grognement douloureux. Il se releva difficilement en maintenant ses paupières entrouvertes pour s'habituer à la luminosité ambiante. Étrangement, il ne voyait pas de sol devant lui. Volait-il ? Le blondinet sentait qu'il ne s'agissait pas de ça mais il lui fallut quelques instants pour se rendre compte de la situation : il se tenait au bord d'une falaise et au vu de son aveuglement temporaire, de son manque d'équilibre et de son état vaseux, il était déjà chanceux de ne pas être brisé au pied de la paroi. Cette prise de conscience lui donna un coup de fouet alors qu'il s'éloignait précipitamment du rebord. Heureusement pour lui, il n'y avait rien de dangereux de l'autre coté et sa vie ne prit pas fin ce jour-là. Il observa les alentours et découvrit une végétation abondante et anormale. Il n'avait jamais vu les plantes qui l'entouraient, mais reconnaissait certaines d'entre elles de livres qu'il avait lu. Où diable était-il pour qu'il y ai une flore aussi exotique ? Ses derniers souvenirs étaient d'une ferme où il s'était arrêté pour la nuit, mais ils étaient flous. Avait-il bu au point de subir une perte de mémoire ? Ce serait bien la première fois. Mais si une simple cuite pouvait l'amener en haut d'une falaise surplombant une mer inconnue, Laïln voulait bien manger ses phalanges. //

- Hey !

L'alavirien se retourna pour découvrir que la personne l'ayant interrompu dans le fil de ses pensées était un homme encapuchonné à quelque mètres de lui, assit devant un tapis sur lequel des objets sans lien apparent entre eux étaient éparpillés. //

- Bienvenue naufragé. Je vois que tu es réveillé. Les règles sont simples.

// A peine avait-il entendu le mot "règles" que Laïln sentit sa concentration revenir et ses idées s'éclaircir. S'il y avait des règles, c'est que c'était un jeu, et même si il n'avait jamais entendu parlé d'aucun jeu impliquant de se réveiller au milieu de nulle part dans un environnement trop différent de celui dont il venait pour ne pas se trouver à des lieues de distances, il sentait déjà l'excitation monter en lui. C'était presque effrayant de constater l'effet qu'un seul mot avait sur lui et le Dessinateur blond se jura de faire quelque chose pour régler son addiction au jeu, tout en sachant pertinemment qu'il n'avait pas la volonté nécessaire pour se sevrer. //

- Tu choisis un objet parmi ceux devant moi que je propose, un seul qui selon toi est indispensable. Choisis intelligemment ou pas, à toi de voir.

// Le jeune homme observa les objets disposés devant lui et constata que la plupart étaient soit assez simples pour qu'il puisse les Dessiner sans problème, soit d'une utilité qui lui échappait. Il s'empara donc des jumelles, dont il comprenait l'utilité et qui risquaient de s'avérer difficile à produire. Il n'avait encore jamais essayé, mais assurer que les lentilles soient correctement incurvées ne serait peut-être pas facile. C'était difficile à dire, ce genres d'objets pouvaient parfois être produits facilement sans prêter attention à ce genre de détail et parfois nécessitaient une concentration intense. Les professeurs à l’Académie d'Al-Jeit lui avaient appris qu'il devait arrêté de se focaliser sur ce genre de détails pour augmenter ses chances de réussites, la simple idée du résultat désiré pouvant souvent suffire, mais il n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui. A peine avait-il saisit la paire de jumelles que l'homme disparaissait, de même que le reste de ses affaires. Ce n'était pas un Pas sur le Coté, mais c'était suffisant pour rendre Laïln très jaloux. D'ailleurs, ce frimeur n'aurait-il pas put l'amener avec lui ? L'alavirien quitta les lieux et s'enfonça entre les arbres en grommelant. Beaucoup de mères disent à leur enfants qu'il ne faut pas se plaindre à tout bout de champ. Sans doute avaient-elles raison, car à peine avait-il parcouru une dizaine de mètres que le blondinet tomba nez-à-truffe avec un chien. Ce n'était pas un chien domestique au poil soyeux, luisant et aux yeux amicaux, mais une bête sauvage à la fourrure hirsute dévoilant d'énormes crocs jaunis. Laïln avait toujours aimé les chiens, mais il comprenait à présent ceux qui les craignaient. La bête grognait et semblait prête à attaquer l'humain à tout moment, poussant celui-ci à Dessiner une cage autour de l'animal pour se protéger... sauf que rien n'apparut. L'alavirien fit un pas en arrière, commençant sentant la panique commencer à l'envahir et tenta à nouveau de s'élancer dans les Spires, plus soigneusement cette-fois. C'est alors qu'il se rendit compte que l'accès aux Spires lui était bloqué. Ce n'était pas comme à la Citadelle des Frontaliers où il pouvait y entrer mais en était chassé instantanément : il ne pouvait tout simplement pas y aller, comme si les Spires n'existaient plus. Dessiner était tellement une deuxième nature chez lui que Laïln en oublia le chien sauvage pour ne plus penser qu'à ce qu'il venait de ce passer et à ce que pouvait être une vie sans avoir accès à l'Imagination. C'était terrifiant. C'est à ce moment là que la bête lui sauta dessus. Le jeune homme recula par réflexe, trébucha sur une racine et s'écrasa au sol tandis que l'animal passait au-dessus de lui. Tous deux se relevèrent d'un bon et Laïln se mit à courir à une vitesse qu'il avait rarement atteinte, entendant le chien à ses trousses. Il n'avait pas encore trouvé comment semer l'animal, qui se révélait évidemment plus rapide que lui lorsqu'il sentit une odeur de fumée derrière des buissons devant lui et s'y jeta. L'alavirien franchit l'obstacle végétal à une vitesse tout à fait respectable et déboucha devant une excroissance rocheuse, qui surgissait du sol terreux sur une centaine de mètres carrés, pour y découvrir un homme assis devant un feu de camp sur le versant sur lequel il venait de déboucher. L'inconnu se leva, un sabre à la main et soudain la menace canine sembla bénigne au Dessinateur. //

- Toi ! Ne bouge pas de là !

// L'homme s'avança vers Laïln, qui n'osait pas prendre le risque de lui désobéir alors qu'il était privé de son atout habituel en situation de danger. Le chien ne réapparu pas, privant le moins armé des deux hommes d'une diversion qui lui aurait été fort utile. Le titre de meilleur ami de l'homme n'avait jamais été aussi peu mérité. //

- Tu viens d'où ? Comment t'es arrivé ici ? T'as un bateau ?

- Non, je... j'étais en train de voyager vers Al-Jeit lorsque je me suis réveillé ici...

- A qui crois-tu faire avaler ça, impérial ? Tu crois peut-être que parce que je vis sur une île au milieu de nulle part, je suis débile ? C'est ça que tu crois, impérial ?

// L'homme criait de plus en plus fort alors qu'il s'énervait sur le pauvre Dessinateur qui tremblait intérieurement en le voyant agiter sa lame devant lui. Pour l'appeler "impérial" comme il le faisait, l'inconnu devait probablement être un pirate Aline. Une très mauvaise nouvelle si ne serait-ce que la moitié de ce qu'il avait entendu dire sur les pillards de l'archipel était vrai. //

- Bon, toi, tu va droit dans la cage, compris ?

- En fait non, je ne sais pas de quelle cage vous voulez parler, monsieur, mais je suis sûr qu'il n'est nul besoin de recourir à de pareilles extrémités.

// Le pirate ne répondit pas et posa la pointe de son sabre sur la poitrine de Laïln, lequel se tût immédiatement. Il se laissa ainsi mener vers une cage bricolée avec des lianes et des branches d'arbres où il se laissa enfermer. Une fois assuré que la cage était solidement fermée, l'épéiste s'en alla par là d'où ils étaient venus, sans doute pour chercher d'où venait l'autre naufragé. Les jours s'écoulèrent lentement sans que le prisonnier ne puisse donner à son geôlier une explication de sa présence sur l'île qui le satisfasse. Il ne reçu donc que le strict nécessaire d'eau et de nourriture pour se maintenir en vie, mais se retrouva vite avec une fièvre à délirer la moitié du temps. Il ignorait combien de temps se passait entre ses éclairs de lucidité. Un jour, il sortit de son état à moitié comateux pour découvrir l'homme qui l'avait accueillit sur l'île le premier jour le regarder à travers les barreaux de la cage. Était-il seulement réel ? L'avait-il été la première fois ? //

- Je te laisse ici pendant à peine quelques jours, je repasse pour voir où tu en es, voir quel genre d'abris tu t'es construit, si tu as déjà commencé à te construire un radeau, ce genre de chose... Et comment je te retrouve ? Mourant dans une cage ? C'était censé être divertissant, mais c'est juste triste là. Et pas triste dans le sens tragédie shakespearienne, tu vois ?

- Je sais même pas ce que ça veux dire...

- Non, là c'est triste dans le mauvais sens du terme, vraiment pathétique. Littéralement, tu me fais pitié.

- Rien demandé à personne alors t'as qu'à te casser espèce de prochipua...

// Laïln s'affaissa sur les barreaux de sa cage en finissant sa tirade du mieux qu'il put, c'est à dire en un marmonnement incompréhensible. Il l'avait bien remis à sa place se dit-il en sombrant dans l'inconscience. //


[Objet choisi : Jumelles
Actions réalisées : Se faire pourchasser par les animaux locaux
Rencontrer des autochtones (moins sympathiques)]


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MessageDate du message: Mer. 22 Juil 2020, 19:03  Répondre en citant

[RP unique - Sasha VanBergh]



// Sasha fut réveillé par la pluie qui commençait à tomber. Il eut à peine le temps de se demander ou il était et ce qu’il faisait allongé sur le sable que l’averse s’intensifiait déjà. Il regarda autour de lui et s’aperçut que l’île sur laquelle il se trouvait était essentiellement composée de forêts. Il alla alors s’y réfugier en courant avant d’être complètement trempé.

Arrivé à l’orée de la forêt, il se rendit compte qu’elle était beaucoup plus dense que ce qu’il avait imaginé de loin. Il aurait du mal a y pénétrer mais au mois il y serait à l’abri. Le jeune homme parcouru quelques centaines de mètres et s’assit sur un arbre renversé qui se trouvait là. Il n’eut pas le temps de temps de reprendre son souffle : un homme se tenait devant lui, emmitouflé dans une grande cape à capuche. Sasha eut d’abord un peu peur, mais l’homme n’avait pas l’ai décidé à l’attaquer donc il se calma. Il le regarda étaler sur le sol une dizaine d’objets tous plus incongrus les uns que les autres. //

- Bienvenue Naufragé. Je vois que tu es réveillé. Les règles sont simples. Tu choisis un objet parmi ceux devant moi que je propose, un seul qui selon toi est indispensable. Choisis intelligemment ou pas, à toi de voir.

-Un objet ? Pour quoi faire ? Et où est-ce qu’on est ?


// L’étrange personnage le regarda sans répondre. Sasha comprit qu’il n’en saurait pas plus. Il avait droit à un objet et c’était déjà ça. Il fut d’abord tenté par l’allumette,faire un feu allait se révéler indispensable, mais sans rien pour l’allumer ça ne serait pas très utile. Au milieu du bazar parmi lequel se trouvaient une agrafeuse, une multiprise et un tas d’autres objets dont il doutait de leur utilité sur une île déserte, il aperçut un livre. Toujours aussi inutile, mais au moins intéressant. C’était peut-être le meilleur choix. Et avec un peu de chance il pourrait servir pour assommer un quelconque animal sauvage. Il tendit la main pour attraper l’ouvrage, mais saisit une ventouse au dernier moment. Il se demanda pourquoi il avait fait ça, ce n’était pas son genre de faire quelque chose sans réfléchir. Il voulut demander plus d’informations sur l’endroit où il se trouvait au marchand, mais le temps qu’il relève la tête, celui-ci avait disparu. //

** Quel homme étrange… Où a-t-il bien pu aller ? **

// La pluie commençait à traverser le feuillage dense des immenses arbres de la forêt. Sasha se dit que finalement le livre aurait été une mauvaise idée : avec le climat de cette île, il n’aurait pas pas fait long feu. Pas sur que la ventouse en soit une meilleure, ceci dit. En attendant que l’averse se calme pour qu’il puisse retourner sur la plage, je jeune brun décida d’explorer l’île. D’après la position du soleil, que l’on pouvait apercevoir entre les arbres et les nuages, il se trouvait au sud et l’île, et il était aux environs de midi. Voilà qui l’aiderait a retrouver son chemin.

Il s’enfonça alors plus profondément dans la forêt pour trouver de quoi se nourrir. Au vu du climat et de la végétation, l’endroit devait regorger d’animaux, aussi bien des insectes que des herbivore ou de dangereux prédateurs. Il devrait faire attention. Surtout que les plus dangereux ne sont pas forcement ceux auxquels on pense en premier.

Il était freiné dans sa progression par la végétation qui devenait de plus en plus dense au fur et à mesure qu’il progressait. Ça serait bien plus facile si il avait de quoi couper les branches et autres lianes qui bloquaient le passage. Et ce n’était pas cette satanée ventouse qui allait l’aider ! Alors qu’il avançait, il avait remarqué de nombreuses plantes rares utiles en potions et il était très déçu de ne pas avoir le matériel pour s’adonner a la préparation de quelques potions qui lui seraient bien utiles pour survivre sur cette île. Perdu dans ses réflexions sur les ingrédients rares qu’il avait a portée de main, il ne vit pas le nid de guêpes qu’il avait renversé.

Les insectes commençaient a bourdonner de plus en plus fort autour autour de lui et je jeune homme pris conscience du danger. Il commença a courir, mais il était ralenti par la flore locale et les insectes se rapprochaient dangereusement de lui. La plage était en vue lorsqu’il sentit plusieurs vives douleurs sur les bras et les jambes. Il accéléra encore et traversa la plage en un temps record, avant de plonger dans la mer. Les guêpes, ne pouvant pas le suivre, retournèrent de là d’où elles venaient. Sasha sortit de l’eau, ses piqûres devenant douloureuses à mesure que l’adrénaline redescendait. //

** C’était bien la peine que je réfugie dans la foret pour éviter la pluie **

// Il s’assit au bord de l’eau et examina ses blessures. Il avait été piqué une dizaine de fois, principalement sur les bras et les jambes, et une fois au visage, sur la pommette droite. Il fallait qu’il retire les dards, mais sans rien pour se laver les mains, c’était presque l’infection assurée. Il se serait bien servi de la ventouse mais celle-ci était beaucoup trop grande et se révélait encore un fois inutile.

Une fois ce travail accomplit, non sans douleur, il décida d’aller chercher un endroit ou dormir la nuit, afin d’être a l’abri des animaux et des intempéries. La foret, malgré ses dangers bien présents, était sûrement une meilleure solution que la plage, sur laquelle il était complètement exposé. Il allait se remettre en route lorsqu’il fut rappelé à l’ordre par son estomac qui gargouillait. Cela faisait en effet plusieurs heures qu’il était réveillé et il n’avait rien pu avaler. Trouver de la nourriture devenait donc sa priorité. //

** Il m’a semblé voir une rivière tout à l’heure, je ferai bien d’aller voir par la-bas, il y a des chances que j’y trouve des animaux. **

// Le brun se remit donc en chemin, moins rapidement que quelques heures plus tôt, ses piqûres le faisant souffrir. Heureusement que la rivière n’était pas très loin. Au bout d’une demi-heure de marche, il atteint le bord de l’eau. Et pas un animal en vue. //

** En même temps comment je ferais pour le tuer, j’ai même pas d’arme. Qu’est-ce qui m’a prit de venir là ? **

// Il allait repartir, mais en se retournant, il se trouva nez à nez avec un serpent d’environ 60 centimètres de long. L’animal était immobile et le regardait fixement. Heureusement, le Serpentard s’était renseigné sur l’animal totem de sa maison au cours de ses innombrables lectures et comprit donc que le reptile était sûrement aussi effrayé que lui, et qu’il ne devait surtout pas se mettre a courir. Il tapa violemment du pied sur le sol et se figea en voyant le serpent ramper a toute allure dans sa direction. Il put enfin respirer lorsque l’animal passa juste a coté de lui sans s’arrêter et s’enfonça plus profondément dans la forêt. Il se félicita pour sa réaction et décida de s’accorder une petite pause pour se remettre de ses émotions.

La nuit n’allait pas tarder à tomber et il n’avait toujours pas trouver de quoi manger, ni d’endroit où passer la nuit. Comme il ne pourrait pas se construire un abri, il décida que dormir dans un arbre serait la meilleure solution. Il fallait donc se faire une corde pour ne pas risquer de tomber. Et justement cette foret regorgeait de lianes en tout genres qu’il était possible de tresser assez facilement.

Une heure plus tard, Sasha décida qu’il avait peut-être un peu sous-estimé la difficulté de la tache. Découper et tresser ces épaisses lianes à la seule force de ses bras se révélait être une tache plus ardue qu’il n’y paraissait, d’autant plus qu’il n’était pas spécialement sportif. Il s’épongea le front. //

** Ces 3 mètres devraient être suffisants, au moins pour cette nuit. **

// Le soleil était sur le point de disparaître, et la foret, très dense, était presque entièrement sombre. Le brun était épuisé par sa journée et il fallait encore qu’il trouve un bon arbre pour dormir et qu’il arrive à y monter. Au prix d’un dernier effort, il se hissa en haut d’un arbre au branches épaisses et aux larges feuilles bien vertes. Il s’attacha solidement à une branche à quelques mètres du sol. Ça n’était pas vraiment confortable, mais au moins il serait en sécurité.

Il fut réveillé avant le lever du soleil par son estomac qui criait famine. Trouver de quoi manger devenait urgent. Il descendit de son arbre, non sans trébucher, enroula la corde autour de son épaule et commença ses recherches. A part le serpent qu’il avait rencontré hier, il n’y avait pas l’air d’y avoir beaucoup d’animaux dans les environs. Désespéré, il finit par trouver un nid avec quelques insectes qui ressemblaient a des sauterelles. Il n’hésita pas très longtemps : il avait vraiment très faim et les insectes sont réputés pour leurs qualités nutritives. Il fut dégoûté quelques instants au moment de mettre un animal vivant dans sa bouche mais il croqua finalement. C’était étonnamment correct. Ça croustillait mais ça n’avait pas beaucoup de goût. Sasha en mangea une dizaine avant d’être rassasié .

La forêt avait bien séché depuis la veille. En mettant le bois au soleil, il serait possible de faire un feu dans la soirée. Le Serpentard se mit en quête des brindilles les plus sèches possible, ainsi que des branches pour alimenter le feu. Il en ramassa de plus en plus, les attachant avec les lianes tressées pour les transporter plus facilement. Il ne fit pas attention au fait qu’il s’enfonçait de plus en plus loin dans la forêt. Lorsqu’il eut les mains pleines, il se rendit compte qu’il n’avait aucune idée de la direction dans laquelle se trouvait la plage sur laquelle il s’était réveillé hier. Comme il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, il ne pouvait pas se repérer grâce au soleil. Et partir dans une direction au hasard semblait risqué : l’île pouvait faire quelques kilomètres de diamètre comme une centaine et il n’était pas certain de trouver une plage rapidement. Il était définitivement perdu. La meilleure solution restait encore d’attendre la tombée de la nuit, ainsi il saurait se diriger grâce a la position du soleil. Mais cela signifiait attendre plusieurs heures avant de pouvoir retourner sur la plage. Autant faire quelque chose d’utile.

Avec de la sève et des épaisses feuilles, il confectionna un chaudron, qui lui serait bien utile pour cuisiner : il était sûrement coincé là pour quelques temps, alors autant avoir de quoi cuisiner un peu. Il n’allait quand même pas manger des insectes toute sa vie ! Cette tâche lui pris une bonne partie de l’après-midi et quand il eut fini, le soleil était déjà bien à l’ouest : il était temps de se remettre en route.

Le Serpentard était maintenant bien chargé et sa progression était lente. Lorsqu’il arriva enfin, le soleil avait disparu derrière l’horizon. Comme il avait prévu de dormir sur la plage, il fallait absolument qu’il réussisse à allumer un feu pour éloigner les bêtes sauvages. Il confectionna un foyer avec les branches qu’il avait ramenées et se mit a frotter vivement un bâton sur un morceau d’écorce. Le bois était encore humide de la veille, malgré les températures élevées rencontrées dans la journée.

Il ne sentait presque plus ses bras lorsque la première étincelle jaillit. Il lui fallut encore un dizaine de minutes pour faire prendre le feu dans le foyer, mais lorsque ce fut fait, il put enfin se reposer, fier de lui. Il bailla. //

** J’ai bien mérité une bonne nuit de sommeil moi **

// Une fois qu’il fut certain que son feu brûlerait encore quelques heures, il s’allongea sur le sable et s’endormit presque immédiatement, la tête sous les étoiles.

Il fut réveillé le lendemain matin par les premiers rayons du soleil. Il avait bien mieux dormi que la veille, le sable étant beaucoup plus confortable que le bois dur sur lequel il avait passé la nuit précédente. Les braises fumaient encore et il se hâta de les rallumer pendant qu’elles étaient encore chaudes. Il se débarbouilla rapidement à la rivière, ne voulant pas perdre de temps : il avait eu pendant la nuit une idée selon lui fantastique. //

** Avec ça je vais pouvoir me cuisiner de bons petits plats, il ne manque plus qu’un accompagnement. Heureusement qu’avec mes connaissances en potion et en ingrédients je peux repérer d’un coup d’œil les plantes comestibles qui iraient parfaitement avec ce que je vais attraper. **

// En continuant de vanter sa propre intelligence, et néanmoins déçu que personne ne soit là pour le voir, le Serpentard s’enfonça dans la foret. Il emplit ses bras de feuilles, graines et fruits en tous genres. Il trouva même une racine pouvant s’apparenter a du manioc, qui ferait un très bon féculent. Il rapporta son butin au campement et décida d’aller voir si son piège avait fonctionné.

En arrivant sur les lieux, il ne trouva rien. Le piège avait disparu ! Il fouillait les alentours depuis une dizaine de minutes lorsqu’il trébucha sur un fil tendu et se retrouva le nez au sol alors qu’une pierre de plus d’un kilo tombait du ciel. //

** Eh ben j’ai eu chaud moi. Si cette pierre m’était tombée sur le crâne je serais mort à l’heure qu’il est. Au moins je peux être sur que ce foutu piège fonctionne. **

// Il remit le dispositif en place et repartit. Aucun animal ne passerait par ici si il était là. Cette fois, il fit particulièrement attention à l’emplacement de son piège. Il avala quelques insectes en chemin, il avait faim, et cela ne lui faisait maintenant plus peur.

Le jeune homme passa une bonne partie de la journée à s’occuper du campement. Il alimenta le feu, se fabriqua une assiette et une cuillère et construisit le début d’un abri. Lorsque dix-huit heures sonnèrent, il alla voir si un animal avait été piégé. Il trouve un serpent dont la tête avait été écrabouillée par la pierre. ** Beurk.** N’y avait-t-il que des serpents sur cette île ? Il était un peu dégoûté de devoir manger l’animal totem de sa maison, mais c’était ça ou rien. En plus il avait entendu dire que la viande de serpent était excellente.

De retour à son point de départ, le brun mit tous ses ingrédients dans le chaudron qu’il avait confectionné la veille, ajouta de l’eau et posa te tout sur la feu, sans remarquer que le chaudron fuyait. Lorsqu’il vint surveiller la cuisson dix minutes plus tard, une bonne partie de l’eau s’était déversée sur le feu, maintenant bel et bien éteint. Sasha était désespéré. Il devait allumer un autre feu, avec tout le mal qu’il s’était donné hier, et en plus sa casserole était inutilisable. Il pesta pendant quelques instants puis se reprit. Ça n’était un petit contretemps comme celui-là qui allait l’arrêter.

Deux heures plus tard, les ingrédients mijotaient a gros bouillon. Le cuisinier en herbe avait l’intention se préparer une sorte de fricot avec des ingrédients locaux et ça semblait bien partit. Il s’accorda une pause bien méritée pendant la cuisson et observa les oiseaux pêcher dans la mer.

Lorsque la peau se détacha toute seule du serpent, Sasha estima que son repas était prêt. Il se servit une assiette et goûta avec appréhension. C’était étonnamment bon. Il était fier de lui et se resservit même une part. Ce bon repas l’avait mis de bonne humeur, il se coucha le ventre plein et confiant quant à la suite. //


***


// Cela faisait presque deux semaines que le jeune homme avait été réveillé par la pluie. Le climat était toujours aussi humide, mais permettait quand même quelques jours de répit de temps autre. Il n’avait pas peur que la pluie éteigne son feu puisqu’il avait construit un bel abri, qu’il avait décoré avec une belle collection de fleurs et de coquillages. Il appréciait beaucoup cuisiner avec ce qu’il pouvait trouver sur l’île, ça lui rappelait l’art difficile des potions. Il était cependant déçu de ne pas pouvoir appertiser ce qu’il préparait pour le conserver, faute de contenant. Car si il aimait cuisiner, il trouvait contraignant de devoir le faire tous les jours et aurait aimé avoir plus de temps pour explorer l’île, dont il avait commencé à faire une carte.

La civilisation ne lui manquait pas vraiment et si demain quelqu’un venait et lui proposait de repartir, il n’était pas sur d’accepter. Il se plaisait vraiment sur son île. Seules ses potions lui manquaient un peu, mais il était sur de réussir à en préparer d’ici quelques temps, une fois qu’il aurait fini de répertorier les ingrédients présents sur l’île. //

[Fin du RP]


[objet choisi : ventouse
actions réalisées dans l'ordre :
- Se faire pourchasser par les animaux locaux
- Devoir manger des insectes pour survivre
- Se perdre sur l'île
- Se prendre les pieds dans un piège que vous avez vous même posé et créé
- Réussir à allumer un feu mais l'éteindre sans faire exprès pour une raison improbable
- Faire la collection de fleurs, coquillages que vous pourrez trouver sur l'île
- Se prendre au jeu de la vie sur une île déserte et s'y acclimater de manière remarquable]


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