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Chez Gertrude - Librairie moldue-magique [Pays de Galles]

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MessageDate du message: Mer. 29 Avr 2020, 10:42  Répondre en citant

« Chez Gertrude – Librairie moldue-magique »



// Librairie à l’image de son occupante : inépuisable. Que vous soyez de passage, ou résident dans la région, vous y trouverez très probablement votre bonheur.

Voilà ce qu’on peut lire sur la devanture de la boutique. Pas d’avertissement, pas de message alambiqué, rien ne peut présager de l’expérience à laquelle chaque visiteur sera exposé.

En effet, à peine avez vous franchi le seuil qu’une cuillère en bois tape sur une poêle en fonte au dessus de l’embrasure de la porte. Pour peu que Gertrude se trouve à l’intérieur de la boutique à ce moment là, elle bêlera pour s’assurer que le libraire soit bien mis au courant de l’arrivée d’un nouveau visiteur. Comme si la poêle en fonte et sa fidèle cuillère ne remplissait pas déjà cet office.

Dès lors, vous vous demanderez si vous êtes bien dans une librairie et non une ménagerie. Mais le décor saura vite vous rassurer. Partout autour de vous, qu’ils soient modernes, vieux, poussiéreux, colorés, ternes, brillants, neufs ou de seconde main, les livres s’accumulent sur les rayonnages en bois vieillis, mais néanmoins polis et vernis avec amour. Vous n’êtes pas sûr de savoir pourquoi, mais vous pouvez le sentir, ces rayonnages sont aimés.

Une affiche vous informe que vous pouvez demander l’aide du libraire au besoin, et que des tabourets, des escabeaux ou bien des échelles sont à disposition sur demande. Et alors que vous lisez l’affiche, vous vous faites la remarque que la librairie est étonnement bien éclairée, sauf peut-être cette pièce au fond, mais vous vous apercevez que vous n’avez guère envie d’y aller, donc ce n’est pas un problème.

Néanmoins, à côté de la caisse se trouve un écriteau un brin étrange. En effet, il indique que si vous souhaitez vous rendre sur la mezzanine, il vous faut avertir le libraire. Or, vous levez la tête et vous vous demandez « mais quelle mezzanine ? ». Il n’y a rien là-haut. Il y a bien un escalier dans un coin, mais le passage en est barré, et il semble mener aux appartements du propriétaire.

Étrange… mais il doit bien y avoir une explication, et cela ne vous empêchera pas de passer un bon moment « Chez Gertrude ». Et puis, en plus de ça, vous remarquez aussitôt qu’il est possible de prendre un thé, un café, ou bien encore un chocolat chaud dans le fond de la librairie, près d’un âtre toujours allumé quand il faut, et éteint lorsque les beaux jours montrent le bout de leur nez.

Mais cette librairie n’est pas une libraire comme les autres. Elle est en effet sous l’influence de divers sortilèges, certains très puissants. Et pour peu que vous soyez un sorcier, cette mystérieuse mezzanine vous apparaîtra et c’est là que vous trouverez l’ensemble des ouvrages magiques, ainsi que dans la pièce du fond, au rez-de-chaussée. Gertrude, la chèvre, est également autorisée à vous parler, mais vous êtes également autorisé (voire encouragé selon les jours) à l’ignorer.

La mezzanine est accessible par poudre de cheminette depuis un âtre dissimulé dans la pièce du fond, et elle est aussi vaste que le rez-de-chaussée, et aussi bien éclairée. Elle dispose, également autour de l’âtre, d’un espace pour prendre une boisson chaude ou froide à l’abri des oreilles des moldus. //


Merci à Izaac Reagan pour ce joli lieu


Dernière édition effectuée par Katleen Makerley (Mer. 29 Avr 2020, 10:43) ; édité 1 fois

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MessageDate du message: Lun. 04 Mai 2020, 02:21  Répondre en citant

[Début RP entre Félix Lewis (Izaac Reagan) et Selena Edelwes (idem)]




// La sérénade de la pluie résonnait dans la librairie. Il faisait gris, sombre et… il devait vraiment se bouger les fesses. Il fallait qu’il chasse la déprime qui s’installait en lui ou toute possibilité de productivité le quitterait bientôt. Il avait besoin d’une bonne bouffée d’air, voilà tout.

Il se dirigea vers la fenêtre de son bureau, tendit les bras et se battit avec la poignée et les gonds. La fenêtre lui résistait. Il grommela et jura qu’il y mettrait un peu d’huile et qu’il repasserait une couche de vernis dès qu’il ferait un peu sec pour éviter que le bois ne gonfle trop.

Enfin, elle céda au moment où Félix s’y attendait le moins, et il se retrouva projeté en avant, tête la première. Il se rattrapa prestement au rebord en riant. Il avait pris une bonne douche au lieu d’une bouffée d’air.

Il se rentra à l’intérieur, s’ébroua comme Gertrude aurait pu le faire, et laissa la fenêtre ouverte. Ça sentait bon la terre, la mousse et les champignons. À cette pensée, il fut tenté de fermer boutique et de partir dans les bois. Avec cette pluie torrentielle, il doutait d’avoir ne serait-ce qu’un seul client aujourd’hui.

Malheureusement, il s’était promis de réorganiser la section musique du côté moldu depuis maintenant trois semaines, et il estimait qu’il avait repoussé la tâche suffisamment longtemps. Il soupira et traîna ses pénates jusqu’en bas. Se montrer responsable était certainement moins intéressant que la promesse d’une bonne poêlé champêtre.

Néanmoins, il s’arma de son fidèle plumeau et se mit en mouvements. D’un coup de baguette magique, il alluma son gramophone. Un doux air s’éleva bientôt dans les airs. Il passa un premier coup de plumeau sur les étagères, fredonnant en même temps.

Il vérifia que l’ordre alphabétique était bien respecté, bougeant ça et là quelques volumes qui n’étaient pas à leur place. En déplaçant un manuel d’apprentissage du piano, il remarqua qu’un livre était coincé derrière. Curieux, il attrapa le volume, fit tomber la moitié de l’étagère au passage, et sortit triomphalement le Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes d’Hector Berlioz. Il ne se souvenait pas ni de l’avoir lu, ni de l’avoir acheté. Il l’ouvrit au hasard.

« Mais si, au milieu d'un morceau d'un mouvement lent, est introduite une forme nouvelle dont le mouvement est vif, et si le compositeur, soit pour rendre plus facile l'exécution du mouvement vif, soit parce qu'il était impossible d'écrire autrement, a adopté pour ce nouveau mouvement la mesure brève qui y correspond, il peut alors y avoir deux et même trois mesures brèves superposées à une mesure lente. »

Non, il ne pigeait toujours rien à la musique. Nope. Il secoua la tête, passa une main dans ses cheveux, retourna une caisse en bois, s’assit dessus et entreprit de remettre de l’ordre sur l’étagère incriminée.

Il fallait reconnaître qu’il offrait un tableau plus qu’incongru, assis sur cette caisse, un plumeau en équilibre sur une pile de livres, en train de trier des ouvrages dont il ne comprenait pas le contenu pour la plupart. Et il n’avait même pas pris la peine de se changer après sa douche improvisée, si bien que ses cheveux étaient tout ébouriffés et humides, tout comme le haut de sa chemise et de son t-shirt, mais il faisait bon dans la librairie, les feux ronflaient gentiment dans les âtres, il sècherait bien assez vite. Et puis, personne n’était pas là pour le voir, n’est-ce-pas ? //

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MessageDate du message: Mar. 05 Mai 2020, 19:14  Répondre en citant

- J'adore entendre le gai flic flac
Le son joyeux de la goutte d'eau
Qui tombe et qui claque
Ce clapotis qu'en pizzicato
Font les petites flaques,
C'est la romance de la pluiiiiie.


// Selena chantonnait, un air béat sur le visage, cette vieille chanson en français. Elle changeait de rythme en fonction de la vitesse à laquelle tombait l’eau du ciel, comme si sa mélodie n’était là qu’en complément du cantus firmus de la pluie. Elle était heureuse, énergique et accessoirement trempée.

Quand elle était petite, Selena détestait la pluie. Elle râlait toujours lorsqu’il fallait sortir sous le moindre crachin. Et surtout, surtout, elle ne comprenait pourquoi son entêté de grand-père était toujours de merveilleuse humeur quand il pleuvait. Un jour, pour essayer de lui faire apprécier à sa juste valeur les trombes d’eau qui tombaient au dehors, il avait entrepris de lui apprendre tout un tas de chansons évoquant la pluie. Elle avait d’abord été réticente, mais voir son grand-père faire le pitre en chantant avait eu raison d’elle et elle avait fini par adorer d’abord les chansons et ensuite la pluie.

Voilà donc pourquoi l’ancienne serdaigle trouvait qu’il faisait un temps merveilleux pour une randonnée dans un coin perdu du Pays de Galles. Elle termina le deuxième refrain de la Romance de la pluie, accompagnée par les flonflons de la pluie qui s’était brusquement intensifiée. Elle était à Londres pour deux semaines et il fallait bien occuper les jours qu’elle ne passait pas sur les bancs d’un amphi ou à revoir quelques amis de Poudlard. On lui avait parlé d’une librairie moldue-magique très bien achalandée et « pleine de surprises » – Selena n’avait eu pour réponse à ses questions qu’un sourire en coin. En étudiant la carte des environs, elle avait décidé de se faire une journée de randonnée et d’achever son périple par la librairie.

Elle avait passé une excellente journée et s’apprêtait à pousser la porte de la librairie lorsqu’elle songea qu’il n’était peut-être pas socialement acceptable d’entrer dans une librairie en dégoulinant d’eau de pluie. Elle hésita donc un instant sur le seuil avant de se rappeler que c’était une librairie MAGIQUE et qu’elle était capable de se sécher d’un simple sort pour éviter de tremper les ouvrages. Selena choisit donc de pousser la porte en se disant qu’il serait contre-productif de se sécher sous la pluie. Puis se figea. Un vacarme assourdissant avait immédiatement suivi son entrée. Après avoir vérifié qu’elle n’avait pas fait tomber la moitié des étagères de la librairie, la cuisine et les albums audio du rayon jeunesse, elle salua : //

- Aheum bonjour. Je suppose que c’est le carillon ?

// Elle referma doucement la porte derrière elle et s'appliqua à sécher ses vêtements d’un ou deux sorts afin d’éviter de gletter partout. //

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MessageDate du message: Mar. 05 Mai 2020, 20:48  Répondre en citant

// Félix était absorbé par sa tâche et ne prêtait guère attention au reste du monde lorsqu’un énorme gong retentit au même instant où une chèvre surexcitée déboula dans la librairie derrière la caisse et bêla en y mettant tout son cœur. Cela produisit un vacarme si effroyable que Félix en sursauta et tomba de sa caisse.

Il chercha à se rattraper à ce qu’il y avait de plus près, mais manque de chance, c’était une pile de livres qui s’écroula sous le poids du libraire. Félix s’inquiéta moins pour les livres (robustes) que pour son pauvre plumeau qui effectua un vol plané puis un dérapage contrôlé sur le sol de la librairie. Il tendit les bras en vain, un « nooooon » muet se dessinant sur ses lèvres, mais il se ressaisit en voyant que le plumeau avait survécu.

Et surtout, en se rappelant qu’il avait un client. //

- Aheum bonjour. Je suppose que c’est le carillon ?

// Il bondit prestement sur ses pieds, tira un coup sur sa chemise et se tourna vers la visiteuse. Celle-ci était maintenant en train de se sécher avec un peu d’aide magique. C’était une sorcière. Bien, au moins, il n’aurait pas à s’inquiéter de Gertrude et son amour de la parlotte. //

- Je… Euh… Oui. Enfin, les carillons. D’habitude il n’y en a qu’un seul à la fois, mais aujourd’hui, ils se sont synchronisés. Il appuya ses propos d’un regard courroucé vers Gertrude.

// Ladite Gertrude émergeait maintenant de derrière la caisse, une Hector complètement déboussolée sur le dos. Elle avait dû courir, faisant fi de sa malheureuse passagère. Et alors que Félix s’apprêtait à la rabrouer, elle laissa échapper un second bêlement qui retentit dans l’ensemble de la boutique, et probablement aussi dans la rue. C’était comme si le précédent vacarme n’avait été qu’une appoggiature. Il voulu la réprimander, mais elle le prit de court. //

- Je l’avais vue arriver avant ! C’était l’occasion de montrer à cette poêle de quel bois je me chauffe ! De nous deux, c’est elle qui passera à la casserole en premier ! Je vais lui montrer qui est la plus utile ! Qui compose les plus belles entrées !

// Gertrude ponctua sa diatribe de quelques galipettes. Hector s’accrochait désespérément aux poils de la biquette comme si sa vie en dépendait, ce qui était probablement le cas. Félix soupira. //

- Merci Gertrude pour cette ardeur sans cesse renouvelée. Puis-je te rappeler aimablement que tu n’es pas en compétition avec la poêle ? Et pour l’amour de Dieu, va donc redéposer Hector dans la cour avant de la traumatiser pour de bon ! Vu sa tête, elle va encore arrêter de pondre pendant des jours.

- Bla bla bla bla, ça va encore être de ma faute, en même temps si elle ne se servait pas de moi comme d’un taxi, ça ne serait pas arrivé… grommela-t-elle dans sa barbe en sortant dans la cour.

// Félix leva les yeux au ciel. Il reporta son attention sur la visiteuse et rougit. //

- Mes excuses. Félix, libraire. Gertrude, chèvre. Hector, poule. Pour vous servir. Mais je doute que nous revoyions Hector de sitôt.

// Il fit un pas en avant et tendit une main à la demoiselle. //

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MessageDate du message: Ven. 08 Mai 2020, 19:37  Répondre en citant

- Je… Euh… Oui. Enfin, les carillons. D’habitude il n’y en a qu’un seul à la fois, mais aujourd’hui, ils se sont synchronisés.

// Le libraire se tourna vers la caisse qu’il fusilla du regard. Sûrement l’emplacement du deuxième carillon. Il y en avait peut-être un pour les moldus et un pour les sorciers ? Mais enfin ce n’était pas très juste de s’en prendre au carillon alors que ce goujat avait probablement mal enchanté l’objet. Selena prit immédiatement parti pour le pauvre carillon maltraité.

Une chèvre émergea alors de derrière la caisse. Ah. Selena révisa ses positions. C’était peut-être la chèvre le carillon. Elle avait bien entendu un bêlement, non ? Si bien qu’elle avait cru faire tomber un imagier moldu sonore. La chèvre en question portait une poule sur son dos et le tableau qui en résultait était assez comique. Fort heureusement, la chèvre se mit à parler, empêchant par la surprise une Selena de pouffer : //

- Je l’avais vue arriver avant ! C’était l’occasion de montrer à cette poêle de quel bois je me chauffe ! De nous deux, c’est elle qui passera à la casserole en premier ! Je vais lui montrer qui est la plus utile ! Qui compose les plus belles entrées !

// Ce devait être une chèvre méditerranéenne au vu du nombre de gestes dont elle ponctua sa diatribe – sans égards pour la pauvre poulette sur son dos, d’ailleurs. Selena commença à faire un pas vers la chèvre parlante dans l’idée de sauver le gallinacé. Puis elle s’arrêta, les battements de son cœur faisant une jolie syncope, parce qu’elle venait de réaliser justement le fait que la chèvre était parlante. (Oui, dans son cerveau « sauvons une poule » allait plus vite que « oh une chèvre qui parle ».) Par Melpomène, Euterpe et Érato ! Ce n’était pas chose commune, même chez les sorciers ! //

- Merci Gertrude pour cette ardeur sans cesse renouvelée. Puis-je te rappeler aimablement que tu n’es pas en compétition avec la poêle ? Et pour l’amour de Dieu, va donc redéposer Hector dans la cour avant de la traumatiser pour de bon ! Vu sa tête, elle va encore arrêter de pondre pendant des jours.

// La jeune fille comprenait mieux en quoi la librairie était « pleine de surprise ». Elle ne regrettait en rien d’être venue. Il ne lui manquait que le pop-corn pour grignoter devant la joute verbale. //

- Bla bla bla bla, ça va encore être de ma faute, en même temps si elle ne se servait pas de moi comme d’un taxi, ça ne serait pas arrivé…

// La chèvre mécontente tourna les talons et Selena laissa enfin échapper un petit rire. Le libraire ne devait pas s’ennuyer avec une telle compagnie. Ledit homme se tourna vers elle en rougissant, la salua et fit les présentations : //

- Mes excuses. Félix, libraire. Gertrude, chèvre. Hector, poule. Pour vous servir. Mais je doute que nous revoyions Hector de sitôt.

// Selena serra la main tendue avec un grand sourire. //

- Ne vous excusez pas, c’était fort distrayant. Vous avez déjà songé à mettre un pot de pop-corn à l’entrée ? Selena Edelwes, cliente.

// Observant un peu mieux la librairie qui semblait aussi fournie que ce qu’on lui avait vendu, elle se permit de complimenter le propriétaire des lieux. //

- Votre librairie a l’air immense, surtout avec la mezzanine. J’ai l’impression que je pourrais passer des mois ici. En plus c’est chaleureux !

// Avisant les fauteuils près du feu, son regard s’illumina. Elle avait beau adorer la pluie, elle adorait aussi s’offrir un mug bien chaud après une rincée. //

- Vous faites de l’eau chaude, c’est ça ?

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MessageDate du message: Sam. 23 Mai 2020, 03:13  Répondre en citant

- Ne vous excusez pas, c’était fort distrayant. Vous avez déjà songé à mettre un pot de pop-corn à l’entrée ? Selena Edelwes, cliente.

// La jeune fille avait serré sa main tendue en se présentant à son tour. Elle s’appelait Selena Edelwes. Il aimait la sonorité de son nom. Elle s’était mise en avant sous sa condition de cliente et Félix se demanda ce qu’elle faisait dans la vie. Peut-être était-elle une cliente générale ? Peut-être que son métier consistait à dresser un tableau anthropologique de l’expérience de cliente ? Qui sait, il pouvait rêver.

Il sortit de ses réflexions quant à la vie hypothétique de la demoiselle lorsqu’elle commenta, et même complimenta, sa librairie. Puis il vit son regard s’illuminer en direction de l’âtre. Par une telle journée pluvieuse, son espace de sustentation gagnait généralement les cœurs. //

- Ravi de faire votre connaissance, Selena Edelwes. Avec sérieux, il fit mine de soulever un chapeau imaginaire. Malheureusement pour le pop-corn, je crains fort que ma ménagerie n’en fasse qu’une bouchée. Et merci bien, j’essaye de rendre la librairie aussi chaleureuse que Gertrude est acariâtre ! L’ancien propriétaire n’utilisait que le rez-de-chaussée, mais il s’était spécialisé uniquement dans les ouvrages relatifs au monde sorcier. J’ai décidé de rénover la mezzanine pour ouvrir ma librairie aux moldus également. Pour le meilleur et pour le pire. Littéralement. En toute confidence, il m’est arrivé de lancer des sortilèges d’amnésie plus d’une fois. Souvent à cause de Gertrude. Mais je m’étale. Installez-vous, je vous en prie ! Je vais mettre l’eau chaude en route.

// Il dépassa les fauteuils et se dirigea à gauche, tout au fond se trouvait une pièce avec une cheminée qui permettait d’accéder à la mezzanine. C’était aussi là où se trouvait une sorte de petite kitchenette où il pouvait préparer toutes sortes de boissons et où il stockait des biscuits ou bien des gâteaux lorsqu’il faisait un peu de cuisine.

Il mit en route la bouilloire et sortit une théière. Le bruit de la pluie rythmait ses gestes. Et s’apercevant qu’il ne connaissait pas la commande de sa cliente peut-être-anthropologue, il passa la tête par l’embrasure de la porte et appela en direction de Selena Edelwes – oui, décidément, il trouvait son nom très mélodique. //

- Vous voulez du thé ? J’ai un peu de tout, du noir, du vert, des mélanges, mais je peux aussi vous faire de l’infusion, du café, du chocolat et même de la chicorée, un ami me l’envoie depuis la France.

// En attendant une réponse, il avisa son étagère étiquetée « musique » et soupira intérieurement. Il jeta un coup d’œil derrière son épaule et regarda avec envie son crumble à la citrouille, sa dernière expérimentation culinaire en date. Un brin étrange, mais pas mauvais du tout. Il lui vint à l’esprit qu’il ne l’avait pas encore testé sur d’autres. Il reporta son attention sur sa visiteuse. //

- Je peux aussi vous proposer une part de crumble à la citrouille, si ça vous dit.

// Il hésita un instant avant de poursuivre. Il regarda à nouveau son étagère en bazar qui le narguait. Oh, et puis zut. //

- Dites, ça vous dérange si je me joins à vous ?

// Il n'avait aucune envie de se remettre à ranger l'étagère incriminante, mais peut-être que son hôte préférait un peu de solitude et de silence. Il se dit néanmoins que si elle recherchait un peu de calme, elle était résolument mal tombée. Une chèvre parlante à forte personnalité inspire rarement le calme et la sérénité. //

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MessageDate du message: Sam. 23 Mai 2020, 16:49  Répondre en citant

- Ravi de faire votre connaissance, Selena Edelwes.

// Elle rit légèrement en le voyant soulever un chapeau imaginaire. Gertrude n’était peut-être pas le personnage le plus comique des environs. //

- Malheureusement pour le pop-corn, je crains fort que ma ménagerie n’en fasse qu’une bouchée. Et merci bien, j’essaye de rendre la librairie aussi chaleureuse que Gertrude est acariâtre ! L’ancien propriétaire n’utilisait que le rez-de-chaussée, mais il s’était spécialisé uniquement dans les ouvrages relatifs au monde sorcier. J’ai décidé de rénover la mezzanine pour ouvrir ma librairie aux moldus également. Pour le meilleur et pour le pire. Littéralement. En toute confidence, il m’est arrivé de lancer des sortilèges d’amnésie plus d’une fois. Souvent à cause de Gertrude. Mais je m’étale. Installez-vous, je vous en prie ! Je vais mettre l’eau chaude en route.

// Aussitôt dit, aussitôt fait et il s’en fut. Selena eut un instant peur qu’il ne lui serve littéralement de l’eau chaude. Sans herbes dedans. Mais elle se retint de lui demander des précisions, réalisant que ce n’était pas très poli de demander ET hautement improbable qu’il lui serve de l’eau. Vraiment, qui boit de l’eau chaude nature ? La jeune fille choisit plutôt de se rapprocher des fauteuils pour déposer son sac à dos au sol et ôter sa veste imperméable. Elle portait des vêtements moldus – beaucoup plus adaptés à une promenade en forêt – et elle se fit la réflexion qu’il était cependant moins élégant d’enlever un kawé que d’enlever une cape.
Regardant autour d’elle, elle essaya d’imaginer ce qu’avait pu être la librairie avant l’arrivée de Félix, Gertrude et Hector. De ce qu’elle voyait, c’était forcément moins bien. Ne serait-ce parce que la librairie était à la fois ouverte aux moldus et aux sorciers. //

- Je n’ai pas connu les lieux avant, mais j’ai l’impression que c’est mille fois mieux. Et j’aime beaucoup le fait que vous ayez ouvert votre librairie aux moldus également. Ce qui n’est pas du tout une vision subjective due au fait que j’apprécie beaucoup la littérature moldue. Bien sûr. Pas du tout. C’est l’engagement philosophique d’ouvrir un lieu à ces deux cultures que j’approuve. Uniquement ça.

// Tout en discourant, Selena flânait parmi les ouvrages, comprenant comment étaient agencées les sections pour mieux s’y perdre ensuite. Elle s’arracha à sa contemplation et se retourna vers Félix en s’entendant apostrophée. //

- Vous voulez du thé ? J’ai un peu de tout, du noir, du vert, des mélanges, mais je peux aussi vous faire de l’infusion, du café, du chocolat et même de la chicorée, un ami me l’envoie depuis la France.

- De la chicorée ? Vous avez de la chicorée dans le fin fond du Pays de Galles alors que la moitié des français ne savent même pas ce que c’est ? Impressionnant.

// Toute à sa surprise, elle oublia complètement de répondre à la question initiale. Elle préféra suivre le regard du libraire et s’approcher de l’étagère « Musique ». //

- Je peux aussi vous proposer une part de crumble à la citrouille, si ça vous dit.

- Oh oui, ce serait parfait !

- Dites, ça vous dérange si je me joins à vous ?

// Elle se retint de lui dire que ça aussi ce serait parfait, ne voulant pas passer pour elle ne savait quoi. //

- Avec plaisir. Je vous laisse donc choisir quelle eau chaude vous voulez nous servir !

// Selena avisa un livre posé au-dessus de l’étagère : Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes de Berlioz. Elle le reposa immédiatement, pour une néophyte, ça ne semblait pas être une lecture convenable. Et ça semblait surtout assommant. Se demandant un instant si elle devait poursuivre leur conversation, elle se dit qu’entre le fait qu’il soit dans une autre pièce et la bouilloire (moldue ?) qui chauffait, ce n’était pas une bonne idée. Elle préféra donc feuilleter un ouvrage consacré à un système de notation musicale chinois : le jianpu, apprit-elle. En bonne ancienne Serdaigle elle s’émerveilla de ce qu’elle découvrait – du moins pour les parties les moins techniques auxquelles elle ne saisissait pas grand-chose et qu'elle passa allègrement. Utiliser des chiffres pour tout ou presque était… Déroutant de prime abord. Mais assez amusant. //

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MessageDate du message: Mer. 03 Juin 2020, 01:18  Répondre en citant

// Félix s’enthousiasma devant la sincérité de sa visiteuse quant à sa réponse positive regardant son incrustation, mais aussi quant à son approbation de l’élargissement du public de la librairie. Cela n’avait pas été simple au départ. Plusieurs libraires magiques avaient même essayé de l’en dissuader, mais il les avait conquis. Que ce soit grâce à des expériences culinaires non-ratées, une politesse à toute épreuve ou la simple, mais sincère envie de rendre service. Bon, certains avaient aussi connu un bon coup de pied au derrière administré par Gertrude en personne. Mais ainsi en va la vie.

Il méditait toujours sur ces propos quand il entendit le cliquetis du gramophone lui signalant la fin du disque. Il émergea de l’arrière pièce avec des soucoupes pour les tasses, quelques carrés de sucre, des assiettes, et son crumble à la citrouille sur un plat. Il déposa l’ensemble sur la table, puis d’un coup de baguette magique, il fit voleter un vinyle qui se déposa avec adresse sur le lecteur. La mélodie d’un cantus firmus germanique se fit entendre en sourdine. Il aimait certaines musiques médiévales, mais surtout, il aimait la musique allemande. Il y avait pris goût pendant ses études et pendant ses voyages. //

- Vous savez, je suis vraiment heureux de vous entendre dire ça. Non pas que je m’attendais à un tollé quand je me suis lancé dans cette folle aventure, mais la réception de la nouvelle n’a pas immédiatement été très positive. Je suppose qu’il est difficile de changer les habitudes, le cours des choses… Ah, la force des traditions. Il se perdit momentanément dans ses pensées, le front soucieux, puis se reprit. Mais je pense aujourd’hui avoir réussi à offrir un havre de paix aux nombreux sorciers qui ont succombé au plaisir coupable de la lecture moldue. Et puis, il y a beaucoup de bonnes choses chez les moldus. Tenez, par exemple.

// Il se redressa, pris un air passionné, puis déclama : //

- Si tant de prélats mitrés,
Successeur du bon Saint Pierre,
Au paradis sont entrés,
Par Sodome et par Cythère,
De clefs s’ils ont un trousseau,
C’est la faute de Rousseau,
S’ils entrent par derrière,
C’est la faute de Voltaire.

C’est un certain Pierre-Jean de Béranger qui a dit ça. Tout est toujours la faute quelqu’un, et surtout pas soi-même. Bon, les Français ont eu quelques soucis avec la religion et il est né à peine un an après la Révolution, mais sur le fond, il n’a pas tort. Les évolutions sont rarement vues sans un brin de scepticisme, et elles sont souvent critiquées. Alors peu m’importe. Et puis, il y a toujours Gertrude pour convaincre les plus récalcitrants.


// Sur ces sages paroles, il s’en fut tendre à la bouilloire qui sifflait. Il allait mettre des feuilles dans la théière, mais, puisqu’il avait carte blanche, il se ravisa au dernier moment et versa de la chicorée dans les deux grandes tasses. Il mit rapidement du lait à chauffer – il ne pouvait s’en empêcher, c’est ainsi qu’il l’avait goûtée pour la première fois et il ne s’imaginait pas revenir en arrière – et versa de l’eau chaude dans une des tasses.

Il revint dans la grande pièce, une tasse pleine dans une main et une vide dans l’autre, l’air extrêmement concentré de peur de renverser le contenu de ladite tasse. Il doutait que son parquet apprécierait une douche de chicorée ou que sa visiteuse apprécie de se voir lestée de plusieurs gorgées. Il arriva à la table sans incident et put déposer la tasse sur sa soucoupe. //

- J’ai fini par nous servir de la chicorée. J’ai si rarement l’occasion de croiser des amateurs, je voulais en profiter. J’y ai pris goût lorsque j’étudiais en France et je n’ai pas pu la laisser derrière moi quand je suis venu ici.

// Il servit en même temps deux généreuses parts de crumble à la citrouille, puis releva la tête. //

- Je vois que vous vous intéressez au Jiaanpu, excellent choix, il y a des maths là dedans. Les maths, c’est bien, la musique, je ne sais pas. Je ne suis guère versé dans la musique.

// C’était un euphémisme. Si quelqu’un lui avait fait passer une électroencéphalographie tout en lui faisant identifier des notes de musique dans des enregistrements, il aurait vu un trait plat à la lecture de l’électroencéphalogramme. Il n’avait pas non plus la moindre notion de rythme, et il aurait été bien incapable de vous battre la mesure. Certains avaient essayé de le ‘guérir’ de son affliction, mais Félix aurait eu plus de succès s’il avait pratiqué l’incubation.

Sur ce constat, il fit un dernier passage éclair en cuisine pour récupérer son lait chaud et prit enfin place autour de la table. Il prit également le temps de touiller le contenu de sa tasse avant de s’adresser à Selena. //

- Alors, qu’est ce qui vous amène par ici ? Mais surtout, que faites vous dans la vie ? Tantôt, une idée folle m’a traversé l’esprit quant à votre occupation, alors je suis curieux de savoir ce que vous faites vraiment, parce que je doute que vous soyez en mission pour dresser le tableau anthropologique de l’expérience de cliente.

// Il posait toujours ses questions avec le plus grand sérieux et ne posait jamais une question s’il ne voulait pas vraiment connaître la réponse. Il doutait que l’activité de sa cliente soit aussi intrigante que cliente anthropologue, mais il pouvait bien rêver un peu. Et puis, on avait parfois des surprises. //

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MessageDate du message: Dim. 31 Jan 2021, 19:06  Répondre en citant

// Le jiampu était un système complexe et Selena eut bientôt fait le tour de ce qu'elle pouvait comprendre en tant que néophyte sans faire une lecture attentive du livre qu'elle tenait dans les mains. Elle le reposa donc et commença à se diriger vers les romans, son péché mignon. Elle repéra quelques titres ou auteurs qu'elle connaissait et laissa son regard dériver sur l'étagère, s'arrêtant lorsqu'un titre attirait son attention. Elle n'eut cependant pas le temps de flâner très longtemps car Félix reparut bien vite avec leur goûter. Selena sentit son ventre sauter de joie - ça creuse, la rando - et s'empressa de venir s'installer dans l'un des fauteuils près du feu. Les tasses étaient encore vides mais l'odeur du crumble à la citrouille faisait frétiller ses narines. //

- Vous savez, je suis vraiment heureux de vous entendre dire ça. Non pas que je m’attendais à un tollé quand je me suis lancé dans cette folle aventure, mais la réception de la nouvelle n’a pas immédiatement été très positive. Je suppose qu’il est difficile de changer les habitudes, le cours des choses… Ah, la force des traditions.

// Le libraire se fit songeur et Selena imagina assez bien les difficultés qu'il avait pu rencontrer dans son projet. La société sorcière avait beau changer, se moderniser, elle restait encore beaucoup trop conservatrice sur de nombreux points. //

- Mais je pense aujourd’hui avoir réussi à offrir un havre de paix aux nombreux sorciers qui ont succombé au plaisir coupable de la lecture moldue. Et puis, il y a beaucoup de bonnes choses chez les moldus.

// Selena hocha vigoureusement la tête ; elle se sentait entièrement incluse dans le lot des "nombreux sorciers qui ont succombé au plaisir coupable de la lecture moldue" (même si elle avait quelques doutes sur le terme nombreux, mais c'était sûrement parce qu'elle vivait coupée du monde au fin fond du Groenland). Et en effet, il y avait beaucoup de bonnes choses chez les moldus. Elle faillit interrompre son interlocuteur car elle était curieuse de savoir s'il parlait uniquement de la littérature, mais le libraire s'était redressé avec un air inspiré pour illustrer son propos. //

- Si tant de prélats mitrés,
Successeur du bon Saint Pierre,
Au paradis sont entrés,
Par Sodome et par Cythère,
De clefs s’ils ont un trousseau,
C’est la faute de Rousseau,
S’ils entrent par derrière,
C’est la faute de Voltaire.

// Selena était bouche bée. Elle ne s'était absolument pas attendue à ce que Félix lui déclame des vers et encore moins avec tant de passion et de conviction ; elle avait devant elle une entéléchie du libraire. Écoutant d'une oreille distraite les explications qui suivirent, elle constata une fois encore que cette librairie était pleine de surprises. Elle était assez d'accord avec son interlocuteur et trouvait son projet courageux, elle était d'autant plus impressionnée qu'il se dégageait de Félix une force tranquille. Il ne semblait pas en colère - il aurait pu - mais simplement convaincu par la simplicité de ce qu'il défendait. //

- Et puis, il y a toujours Gertrude pour convaincre les plus récalcitrants.

// Selena pouffa, imaginant sans mal la chèvre donner un coup de tête bien senti aux récalcitrants qui pouvaient croiser son chemin. En voilà une qu'il doit être dangereux d'achaler. La jeune femme hésitait à reprendre la parole. Félix était retourné dans l'autre pièce - sûrement pour leur servir l'eau chaude - et elle ne trouvait strictement rien d'intelligent à dire. Elle aurait aimé l'assurer de son soutien, lui exprimer son admiration à la fois pour sa librairie, ses convictions, ses talents d'orateurs (et son crumble à la citrouille qui sentait divinement bon oh qu'elle avait hâte de le goûter). Mais toutes les répliques qui lui passaient par la tête semblait creuses ou bêtes. Elle se contenta donc d'accueillir le retour du libraire avec un sourire et tenta de lui transmettre tout cela par un simple regard (ce serait sûrement un échec cuisant mais c'était toujours mieux que de dire "ouahou oui". //

- J’ai fini par nous servir de la chicorée. J’ai si rarement l’occasion de croiser des amateurs, je voulais en profiter. J’y ai pris goût lorsque j’étudiais en France et je n’ai pas pu la laisser derrière moi quand je suis venu ici.


- Je ne sais pas si on peut me qualifier d'amateur, j'en ai rarement bu ! Mais c'est associé à des souvenirs chaleureux alors merci pour ce choix. Je suis honteusement curieuse mais.. Oserais-je vous demander ce que vous avez étudié et où ? Vous avez beaucoup voyagé ? Entre la chicorée et la musique allemande... Eh bien j'avoue que je vous imagine déjà faire le tour des capitales du monde tel les jeunes nobles des Cours d'Europe. Je dois sans doute lire trop de romans,
acheva-t-elle en rougissant légèrement.

// Elle accepta avec gratitude sa part de crumble qui avait l'air d'être de plus en plus délicieuse à mesure qu'elle approchait de sa bouche. //

- Je vois que vous vous intéressez au Jiaanpu, excellent choix, il y a des maths là dedans. Les maths, c’est bien, la musique, je ne sais pas. Je ne suis guère versé dans la musique.

- Vous avez l'œil ! Je ne connais pas grand chose à la musique, au mathématiques non plus d'ailleurs, mais j'aime bien apprendre des choses et le livre avait attiré mon regard.

// Selena prit enfin une bouchée de crumble et savoura sa cuillère avec bonheur. //

- Votre crumble est délicieux, lança-t-elle alors que Félix revenait s'asseoir.

- Alors, qu’est ce qui vous amène par ici ? Mais surtout, que faites vous dans la vie ? Tantôt, une idée folle m’a traversé l’esprit quant à votre occupation, alors je suis curieux de savoir ce que vous faites vraiment, parce que je doute que vous soyez en mission pour dresser le tableau anthropologique de l’expérience de cliente.

// Selena avait un peu moins de scrupules quant à sa propre curiosité puisqu'elle semblait être partagée. De même que ses divagations farfelues. Un tableau anthropologique de l’expérience de cliente, pourquoi pas ! C'était presque plausible, considérant son activité réelle. Félix semblait on ne peut plus sérieux et attentif, il avait réellement pensé à cela ce qui en faisait un individu aussi perché qu'elle. Elle s'autorisa une bouchée de crumble - décidément exquis - avant de répondre. //

- Eh bien, à vrai dire, c'est vous qui m'amenez ici ! Enfin, votre librairie, pas vous, puisqu'on ne se connaît pas ! Même si j'apprécie de faire votre connaissance bien sûr. Ainsi que celle de votre ménagerie, évidemment. Mais...

// Elle avait parlé beaucoup trop vite pour tenter de rattraper sa spontanéité et avait conscience de se rendre davantage ridicule à chaque mot qu'elle prononçait. Elle rit légèrement puis résuma d'un ton plus posé : //

- J'ai entendu parler d'une librairie moldue-magique pleine de surprises au fin fond du Pays de Galles - on m'en a dit beaucoup de bien. Et il y a de très belles randonnées à faire dans le coin. Deux excellentes raisons de profiter d'être à Londres pour faire le déplacement.

// Elle reprit une cuillère de son goûter avant de répondre à la seconde question du libraire. //

- Navrée de vous décevoir mais je n'ai aucune intention de me lancer dans l'anthropologie. Bien qu'aller de librairie en librairie me paraisse un programme très séduisant, je n'ai aucune appétence pour l'étude d'un trait humain. Dans la vie, comment dire... j'étudie la magie. C'est assez vaste. En fait, je fais de la recherche. On s'intéresse principalement aux fluctuations magiques aux pôles, c'est un point de départ pour observer le comportement de la magie et essayer de la comprendre. Vous savez, on ne connaît pas grand chose sur elle, voire quasiment rien, alors que tous les sorciers du Monde Certain l'utilisent au quotidien.... Et beaucoup ne sauraient pas s'en passer.

// Selena se fit songeuse. Très peu de chercheurs s'intéressaient à la magie en elle-même. Les sorciers ne tenaient pas à comprendre réellement leurs pouvoirs. Pire, c'était un sujet effrayant pour certains. Alors qu'au Pays d'Ys par exemple, le fonctionnement des graphèmes n'était absolument pas tabou et réellement étudié. Différences de cultures sans doute... //

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