Hiboux Nomade Notes
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Cachots

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   Répondre au sujet   Forum >> Sous-Sols
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Eona

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:49  Répondre en citant

- Eo, je peux t'appeler Eo, hein ? Tout va bien ? On peut rentrer s'abriter si tu te sens mieux ?

// Rassurée de retrouver son amie, Eona acquiesça. L'averse l'avait frigorifiée et engourdis ses membres, la seule pensée de se réfugier à un gîte au sec et où la température serait à sa convenance la motiva ; même si l'abri en question s'agissait des sous-sols. Peu importe, le mal était passé et la présence d'Isadora la revigora. Alors que la jeune fille s'apprêtait à proposer au jeune homme, de se joindre à elles ; il maugréa d'un ton cinglant : //

« Bonjour, heureux de t’avoir aidé. Amarel Prince. Ton amie est devant toi. C’est gentil de m’ignorer, cassez vous »

// Son visage s'accentua de stupeur quelques secondes, pour en devenir impassible. Un petit sourire se dessina au bout de ses lèvres, qui se firent mornes par le remord. Cet acte ne pouvait signifier qu'une chose selon elle : la vexation. Cette remarque insipide ne la toucha pas le moins du monde à part ce petit sentiment de culpabilité qui la rongeait. Ce n'était pas son intention de le froisser, mais après tout son comportement ne l'excusait pas. Pourtant, la Serdaigle ne broncha pas, au contraire elle l'observa avec un intérêt nouveau. Son corps se mouvait comme... comme un félin ? Oui, sa démarche était plus qu'étrange. Alors qu'il s'approchait d'Eona, le jeune homme ôta ses lunettes. Ses yeux d'un noir intense étaient dépourvus de chaleur humaine. Il lui tendit sa main et Eona la serra toute transi en redressant son minois vers Amarel. //

« Amarel Gaétan Prince, héritier de la lignée Prince et Prewett. »

// Au moins les présentations étaient faites, Eona jeta un coup d’œil intrigué vers Isadora pour apercevoir sa réaction. Son amie n'avait pas l'air impressionné, ce qui satisfit la jeune fille. Amarel avait quand même eut l'audace de se reprendre, c'était certainement son égo' qui avait dû le pousser à faire pareil chose. //

« Tu devrais rentrer. Tu vas attraper froid. Si tu veux faire passer la panique, je te conseille la salle de duel du quatrième. Et je te conseille les duels tout court. Ca te permet de prendre conscience de l’environnement autour de toi et de la taille qu’il fait, des possibilités de mouvement que tu peux avoir. »

// Son attention envers la Serdaigle lui fit grandement plaisir. Seulement, pour lui attribuer ces conseils, il aurait fallut avoir l'expérience de cette phobie, est-ce le cas pour le jeune noble ? Ou alors est-ce de sa famille ? Toutes ces questions auquel elle n'obtiendrait sûrement aucune réponse l'empêchait d'y voir clair. Eona lui fit signe qu'elle approuvait. Après quelques minutes de marche, Amarel et Isadora la suivirent pour se rendre devant les cachots. Tous trempés jusqu'aux pieds, nos dents claquaient sans cesse - en partie celles d'Eona. //

- Comment sais-tu tout ça Amarel Prince, au sujet de ce qui vient de m'arriver ? Avant, je vous propose qu'on aille tous se réchauffer, qu'en dites-vous ?


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Isara

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:50  Répondre en citant

« Bonjour, heureux de t’avoir aidé. Amarel Prince. Ton amie est devant toi. C’est gentil de m’ignorer, cassez vous »

// Isadora fut choqué par les propos du serpentard. Après tout, il était normal qu'elle se soit tournée d'abord vers sa nouvelle amis qui s'était sentie mal. Ce comportement l'avait interloqué et elle ne se gêna pas pour le montrer. //

** Pour qui se prend-il ? Décidément, les serpentards ont toujours tendance à regarder les autres de haut ! **

// La serdaigloise afficha son mécontentement sur son visage, mais comme elle tournait le dos à son aîné, il ne pouvait pas le voir. Elle se retourna donc, l'affrontant du regard mais il n'y prêta aucune attention. Le Vert-et-Argent donna toute son attention à sa camarade, comme pour lui faire payer son indifférence du début. //

« Amarel Gaétan Prince, héritier de la lignée Prince et Prewett. »

// La Bleu-et-Bronze comprit d'un seul coup beaucoup mieux le comportement hautain du serpentard. Il ne devait pas avoir l'habitude d'être ignoré, cela avait du lui faire bizarre. Mais elle ne s'excuserait pas de s'être inquiété de son amis d'abord, au mieux elle lui expliquerait peut-être. Isa avait vite compris qu'elle devait mettre sa timidité de côté avec les serpentards, si elle ne voulait ps se faire "manger" par eux. //

« Tu devrais rentrer. Tu vas attraper froid. Si tu veux faire passer la panique, je te conseille la salle de duel du quatrième. Et je te conseille les duels tout court. Ca te permet de prendre conscience de l’environnement autour de toi et de la taille qu’il fait, des possibilités de mouvement que tu peux avoir. »

// Amarel remonta un peu dans son estime, il semblait se préoccuper un peu d'Eona et même la comprendre. Elle se demandé si il avait le même problème, de toute façon il ne leur dirait pas, ce serait avouer une faiblesse. Et c'était une chose improbable chez ses "sang pur" si fière. Il valait mieux pour elle d'ailleurs qu'il ne la connaisse pas trop, étant d'origine moldue, elle savait que le serpentard la considérerait comme une moins que rien. Elle ne se laisserait pas faire pour changer, mais au final elle serait tout de même blesser et se sentirait encore inférieur. L'opinion d'une personne qu'elle ne connaissait pas, n'aurait pas du pouvoir autant la toucher, mais elle était sensible et chaque parole blessante la blessait. //

Eona se dirigea alors vers l'entrée des cachots, Isadora la suivit, bientôt rattrapé par Amarel. La serdaigloise n'était pas mécontente d'aller à l'abri, elle tremblée de toute part et savait qu'elle devait avoir une fois de plus les mains violacées. //

- Comment sais-tu tout ça Amarel Prince, au sujet de ce qui vient de m'arriver ? Avant, je vous propose qu'on aille tous se réchauffer, qu'en dites-vous ?

// Ils entrèrent tous dans les cachots, ils avaient tous piètre allure, dégoulinant, les cheveux collés au visage. //

- Je vais déjà commencer par nous sécher, on se sentira bien mieux !

// Isa dans un ample mouvement lança un sortilège de sécheresse qui leur évita de continuer à inonder les sous sols, déjà bien assez humide comme ça. La serdaigloise se rendit compte trop tard qu'elle n'avait encore pas réfléchie avant d'agir, en voyant le regard de braise d'Amarel posait sur elle mais pas pour les bonnes raisons. //

** Mais quand vais-je apprendre à réfléchir ? Lancer un sortilège sur un serpentard, un sang pur, en plus, non mais quelle idiote ! **

// La Bleu-et-Bronze affronta du regard Amarel, surtout ne pas plier même si intérieurement, elle n'en menait pas large. Si elle baissait les yeux, elle avouerait sa faiblesse et son aîné ne se gênerait pas pour s'en servir contre elle. //

- Désolée, je n'aurais peut être pas du, mais avoue que tu te sens mieux comme ça. Au fait, je m'appelle Isadora et pour tout à l'heure, tu peux comprendre je pense que je m'inquiétais pour Eo et que du coup je n'ai pas forcément fait attention à toi.

// Ses paroles étaient osées, elle le savait, mais face aux serpentards, il n'y avait que ça qui fonctionnait. Et elle préférait de loin les énerver et peut-être se faire respecter, plutôt qu'ils la regarde de haut et la considère comme une moins que rien. //


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Joueuse


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Guilde : Les Marchombres
Maison : Serpentard
Poudlard : 7e année
MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:52  Répondre en citant

    - Comment sais-tu tout ça Amarel Prince, au sujet de ce qui vient de m'arriver ? Avant, je vous propose qu'on aille tous se réchauffer, qu'en dites-vous ?

    Amarel arqua un sourcil en voyant que son intervention avait fait plaisir à la Serdaigle. Comment avait elle dit s'appeler déjà ? Eona. Un nom étrange... Mais il n'avait rien à dire puisque Amarel n'était pas non plus un prénom très courant. Eona, donc, avait acquiescé ses propos, sans doute qu'elle s'était aperçue de leur pertinence, et se dirigeait vers l'intérieur du château. Amarel hésita à leur emboîter le pas. Il aurait aimé rester sous la pluie, au moins pour s'aérer et s'éloigner un peu de l'oppression des murs de pierre. D'ailleurs c'était étonnant que, compte tenu de sa claustrophobie, il ne se sente à l'aise que dans les locaux de Serpentard, les cachots, autrement dit l'endroit le plus clos du château. Ce devait être l'aquarium qui remplissait la moitié du mur qui lui donnait un sentiment de liberté. Ou alors l'ambiance de la Maison de Serpentard une fois le mur fermé aux yeux extérieurs...

    Après plusieurs minutes de marche, Amarel sentait le froid s'insinuer de plus en plus dans ses habits même s'il avait l'habitude, ils arrivèrent dans Poudlard. Il n'était pas encore trop tard pour se promener mais le concierge leur jeta tout de même un regard noir. Amarel considérait ses habits trempés et collants lorsque l'Autre, pas Eona mais l'autre, prit sa baguette.

    - Je vais déjà commencer par nous sécher, on se sentira bien mieux !

    En un instant, elle avait lancé une sortilège qui répandit sur les trois sorciers une douce chaleur... en théorie. Amarel sentit une douche froide s'abattre sur sa tête, son épaule, ses muscles tandis qu'il fermait très brièvement les yeux. S'il y avait bien quelque chose qu'il n'avait pas appris à ne pas redouter en six ans, d'autant plus qu'il avait revécu la terreur qu'il ressentait juste après son enlèvement il y a très peu de temps, c'était bien les sortilèges. Il suffisait qu'une baguette se pointe vers lui pour qu'il se fige et perde ses moyens... en son fors intérieur. Et si de cette baguette sortait un sortilège dont il était la cible... Amarel sentit son coeur s'arrêter de battre, repartir dans un rythme endiablé, et de la sueur couler contre sa tempe, se mêlant aux gouttes de pluie qui constellaient encore son visage. Il darda son regard noir sur l'Autre, ne contenant pas une seule seconde la haine qu'il éprouvait contre elle. C'était bien de la haine... Seul son self control lui permettait de rester immobile, à tenter de ramener son rythme cardiaque à la normale. Ses lunettes de soleil bien positionnées sur son nez ne devaient pas cacher son regard assassin puisque l'Autre reprit la parole:

    - Désolée, je n'aurais peut être pas du, mais avoue que tu te sens mieux comme ça. Au fait, je m'appelle Isadora et pour tout à l'heure, tu peux comprendre je pense que je m'inquiétais pour Eo et que du coup je n'ai pas forcément fait attention à toi.

    Non tu n'aurais pas du. Et non je ne me sens pas le moins du monde mieux, petite incapable. Avant de balancer des sortilèges ratés aux personnes que tu ignores et que tu ne connais pas, réfléchis !

    La voix d'Amarel n'était pas vraiment forte... On pouvait plutôt dire en réalité, qu'elle était le miroir de son état actuel: retenue, maîtrisée, blanche et implacable. On pouvait sentir le contrôle qu'il appliquait sur ses mots et sur sa voix. Dans un sens, heureusement qu'Amarel était un préfet responsable et qu'il avait appris à se contrôler pendant les derniers mois. En début d'année, il aurait tout bonnement donné une retenue et conduit manu militari la Serdaigle au bureau de la Direction. Maintenant, il se contentait de lui montrer sans aucune compassion la bêtise qu'elle aurait pu commettre s'il n'avait pas été aussi maître de lui même.

    Si je n'avais pas été dans l'état dans lequel je suis actuellement, et si je n'étais pas un Préfet responsable, tu serais déjà accrochée au mur en face sans avoir eu le temps de terminer ton sort. Généralement, la politesse implique qu'on demande la permission avant de lancer les sorts à tout va. Mais... je suppose que tu es une Sang de Bourbe et qu'on ne te l'a jamais appris.

    Dans la voix d'Amarel, le mot Sang-de-Bourbe englobait non seulement les né-moldus, mais aussi tous ceux qui n'avaient pas eu une éducation sang pur, ou tout simplement une éducation aristocrate.Et plus le temps passait, plus le terme Sang de Bourbe s'appliquait à de nombreuses personnes selon les critères de l'héritier des Prince. La voix d'Amarel était restée la même, avec cette indifférence et ce dédain, cette absence de colère ou d'emportement, qui le caractérisait lorsqu'il réprimandait un de ses Serpentard. Considérant Eona, finalement, Amarel reprit en ignorant superbement l'Autre, dont il ignorait toujours l'identité.

    Et si je le sais, c'est que, comme tu dois l'imaginer, ce sentiment d'enfermement ne m'est pas inconnu... Je te conseille d'aller voir l'in...

    Amarel fut pris d'une sensation de vertige. Il n'avait pas mangé depuis quelques temps, puisqu'il avait sauté le repas du midi par absence de faim, et ça commençait à se faire sentir. Il n'allait devoir aller voir l'infirmière qu'après demain, donc ce n'était pas dramatique s'il ne mangeait pas aujourd'hui. Dans tous les cas, elle allait le trouver trop maigre. Comme toujours depuis... six ans... Il était incapable de prendre du poids, de se forcer à manger. Amarel s'appuya au mur le plus proche et se reprit en clignant des yeux après avoir enlevé ses lunettes pour s'éponger plus facilement le front.

    ...l'infirmière justement... Elle te donnera d'autres conseils assez... justes.


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Isara

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:54  Répondre en citant

- Non tu n'aurais pas du. Et non je ne me sens pas le moins du monde mieux, petite incapable. Avant de balancer des sortilèges ratés aux personnes que tu ignores et que tu ne connais pas, réfléchis !

// Isadora ne comprenait plus rien, elle était sèche, elle. Elle regarda Eona, des questions plein les yeux. //

- Si je n'avais pas été dans l'état dans lequel je suis actuellement, et si je n'étais pas un Préfet responsable, tu serais déjà accrochée au mur en face sans avoir eu le temps de terminer ton sort. Généralement, la politesse implique qu'on demande la permission avant de lancer les sorts à tout va. Mais... je suppose que tu es une Sang de Bourbe et qu'on ne te l'a jamais appris.

** Sang-de-bourbe, j'ai bien entendu ? Je ne resterais pas plus longtemps, ici à me faire insulter ! **

// La serdaigloise était hors d'elle, mais de toute façon Amarel se détourna immédiatement d'elle. Non seulement, elle se faisait injurier mais en plus, on l'ignorait. Elle ne s'attendait, certes pas à ravir le serpentard mais là c'était trop. Elle commençait, d'ailleurs, a déjà tourné les talons quand elle entendit Amarel poursuivre d'une faible voix. //

- Et si je le sais, c'est que, comme tu dois l'imaginer, ce sentiment d'enfermement ne m'est pas inconnu... Je te conseille d'aller voir l'in..., le Vert-et-Argent semblait sur le point de s'évanouir, ...l'infirmière justement... Elle te donnera d'autres conseils assez... justes.

// C'est sans ambages qu'elle décida de répondre. Après tout, Amarel n'avait pas été tendre et si elle prenait le temps de dire quelques mots c'était par politesse envers sa nouvelle amie. //

- Je ne comprend pas, le sortilège a marché sur moi pourtant.

// La Bleu-et-Bronze aurait pu se sentir mal à l'aise d'avoir raté son sortilège, mais le discours de son interlocuteur l'avait mis hors d'elle. Elle s'obligea à choisir ses mots et à répondre de manière posée. //

- La Sang-de-Bourbe que je suis, te souhaite une bonne fin de journée. Eo, je serais en salle commune si tu me cherches.

// La jeune fille tourna fièrement les talons et partit en direction des escaliers pour sortir des sous-sols. //


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Eona

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:55  Répondre en citant

- Je vais déjà commencer par nous sécher, on se sentira bien mieux !

// D'un geste parfaitement exécuté, sa baguette réalisa une spirale dans notre direction et épongea toute l'eau qui s'était accumulée sur nos robes de sorciers. Eona releva les yeux vers sa jeune amie pour lui gratifier un signe de remerciement, mais pour une raison inconnue Isadora semblait regretter son acte.
Eona n'avait jamais vraiment pris utilité pour tout ce qui touchait les sortilèges, bien que d'étudier dans un établissement consacré à la sorcellerie soit étrange de ne guère l'apprécier, elle préférait avant tout se distraire par la course à pied et les combats à mains nues. Ce n'était qu'en cas de nécessité extrême, qu'Eona Loor acceptait volontiers d'utiliser ses acquis de magie qui pouvaient parfois s'avérer très utiles. //

- Désolée, je n'aurais peut être pas du, mais avoue que tu te sens mieux comme ça. Au fait, je m'appelle Isadora et pour tout à l'heure, tu peux comprendre je pense que je m'inquiétais pour Eo et que du coup je n'ai pas forcément fait attention à toi.

// Incrédule Eona se tourna vers Amarel, tous les deux s'affrontaient du regard. Le jeune homme n'avait pas semblé apprécier la tournure des évènements et ne se fit pas prier pour l'afficher lorsqu'il émit ces paroles, froides et blessantes : //

- Non tu n'aurais pas du. Et non je ne me sens pas le moins du monde mieux, petite incapable. Avant de balancer des sortilèges ratés aux personnes que tu ignores et que tu ne connais pas, réfléchis !

// Amarel avait été l'exception. Toujours trempé, des perles constellaient son visage marqué par l'indignation et la retenu. Sa camarade lui jeta un regard d'incompréhension totale, le sort n'avait pas l'air de fonctionner sur ce jeune héritier. Elle-même n'en connaissait pas la raison et des questions sans réponses défilaient dans sa tête. Était-ce Isadora qui avait échoué son sort ? //

- Si je n'avais pas été dans l'état dans lequel je suis actuellement, et si je n'étais pas un Préfet responsable, tu serais déjà accrochée au mur en face sans avoir eu le temps de terminer ton sort. Généralement, la politesse implique qu'on demande la permission avant de lancer les sorts à tout va. Mais... je suppose que tu es une Sang de Bourbe et qu'on ne te l'a jamais appris.

// La vexation se lisait dans les yeux de sa jeune amie, ces propos étaient pourvus de haine et de méchanceté. Une Sang de Bourbe ? Comment l'avait-il deviné ? Eona paraissait étonnée et déconcertée. Mais la lectrice s'en fichait éperdument, le rang social ou de sang n'était d'aucune importance pour celle-ci. Adoptée, l'origine de ses parents biologiques n'avaient pas été entièrement assurées que ce soient de purs sorciers. En effet, depuis leur soit disant "accident de voiture", tout le monde avait été dans l'incapacité de la renseigner sur sa mère et son père. Personne ne les connaissait, comme si leur existence s'était envolée d'un jour au lendemain sans les prévenir.
Décidée à intervenir, la bleu-et-bronze fut coupée dans son élan par Amarel, en se tournant vers celle-ci. Il est vrai que ce soit un préfet - même si avant cette révélation elle n'en su rien - mais s'adresser à une élève plus jeune que lui de cette façon, même en possédant un titre pareil, était inacceptable. L'intention d'Isadora n'était qu'innocente et naïve, s'emporter de la sorte en jugeant ainsi son amie était indigne de sa part. //

- Et si je le sais, c'est que, comme tu dois l'imaginer, ce sentiment d'enfermement ne m'est pas inconnu... Je te conseille d'aller voir l'in...

// Sa voix était chevrotante et faible. Ses jambes flageolantes, le jeune homme était à deux doigts de défaillir. Son état semblait lamentable et inquiétant, sa pâleur accroissait l'anxiété d'Eona. S'appuyant sur le mur glacé, il avait ôté sa paire lunette. La jeune femme s'approcha de lui à pas hésitants. //

- ... l'infirmière justement... Elle te donnera d'autres conseils assez... justes.

// Il lui demandait d'aller se rendre à l'infirmerie, alors que c'était Amarel qui en avait le plus besoin pour le moment. Le coeur n'y étant pas, elle n'osait plus lui reprocher le comportement de la veille. Pour le cas d'Isadora, son expression posé la rassura avant de leurs lancer : //

- Je ne comprend pas, le sortilège a marché sur moi pourtant. La Sang-de-Bourbe que je suis, te souhaite une bonne fin de journée. Eo, je serais en salle commune si tu me cherches.

// La jeune élève pivota et franchit les corridors étroits d'un grand coup de robe froissée. Eona n'en revenait pas. La culpabilité commençait à la ronger. La Serdaigle se sentait coupable de ne pas s'être interposée avant que l'histoire dégénère. Pour un dernier espoir de cause, Eona Loor se précipita à sa poursuite avant de s'arrêter brutalement. Déjà, Isadora était hors de portée, on ne la distinguait plus. D'un dernier murmure la sixième année dit : //

- Excuse-moi...

// Eona se tourna vers Amarel Prince. Toujours avachi sur les pierres froides, il faisait peine à voir dans cette posture. Sa raison lui soufflait de ne pas l'abandonner, bien qu'elle aurait voulu chercher son amie. Elle s'approcha de celui-ci et d'un geste réconfortant sa main se posa sur sa frêle épaule. //

- Tu es sûr que tu vas bien ? Veux-tu aller à l'infirmerie ?

// La jeune fille s'écarta respectueusement, plissa les yeux et retira l'élastique, retenant ses cheveux, qui manquait de tomber d'une minute à l'autre. La lectrice replaça sa barrette sur sa mèche rebelle et de nouveau fixa ses yeux de nuances grises et noires. //


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Joueuse


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Guilde : Les Marchombres
Maison : Serpentard
Poudlard : 7e année
MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:57  Répondre en citant

    - Je ne comprends pas, le sortilège a marché sur moi pourtant. La Sang-de-Bourbe que je suis, te souhaite une bonne fin de journée. Eo, je serais en salle commune si tu me cherches.

    Amarel ne regardait même plus la Sang-de-Bourbe. Visiblement il avait eu juste, en supposant qu’elle avait des parents moldus. Les sang impurs étaient remarquables par leur manque de respect envers les autres sorciers. Non mais… lancer un sortilège sans prévenir ni même laisser le temps de respecter la volonté des autres, c’était inconvenant, ridicule et outrageusement irrespectueux. Et après, il se prenait des retenues pour avoir insulté un sang-de-bourbe. Il fallait être cohérent un jour ! Heureusement qu’elle s’en allait, Amarel n’était pas sûr de conserver son calme olympien plus longtemps, et de ne pas céder aux impulsions violentes que lui envoyer l’héritage de magie noire de ses parents. La violence était une solution facile, et radicale. Mais ce n’était pas LA solution d’après sa mère adoptive. Sa tutrice plutôt. Jusqu’à sa majorité norvégienne, autrement dit ses vingt-et-un ans. La Serdaigle s’excusa au moment où Amarel répondait à la né-moldue :

    « Tu t’es trop concentré sur sa réussite et non sur ton étendue et il était facilement contrable. Et c’est ça, dégage, l’air sera plus respirable. Petite idiote… elle ne comprend rien à la magie.

    Les derniers mots avaient été murmurés, voire grommelés pour lui-même. Il fallait avoir l’ouïe très fine pour comprendre ce que disait Amarel dans ces cas là, et c’était pour ça aussi que les grommellements étaient fortement réprimandés par son père lorsqu’il était enfant. L’autre Serdaigle était resté, ce qui étonna Amarel, qui ne se sentait toujours pas très bien. Il s’était attendu à ce qu’elle court chercher son amie, dans un élan d’amitié et de débilité qui décrivait fort bien l’amitié selon les Gryffons, les blaireaux et les Piafs. Amarel avait du mal à comprendre comment on pouvait attacher autant d’importance à la santé et au bien être physique et moral des autres personnes. Elles n’avaient qu’à s’occuper elles-mêmes de leur santé ; théoriquement, c’étaient des personnes un peu autonomes non ? Et si elles n’allaient pas bien, c’était par choix. Il fallait un peu de volonté, uniquement, pour être bien dans sa peau. Amarel, lui, s’il ne mangeait pas, c’était par choix. Il n’en voyait pas l’intérêt, et à dire vrai, il voyait de cette manière, une solution pour évacuer sa solitude et l’absence de ses parents. Plus les années passées et plus l’assassinat de ses parents par ce moldu fou se faisait plus lourd à porter. Ce n’était pas compliqué : Amarel avait de plus en plus de mal à supporter la mort de ses parents, contrairement à ce qu’on aurait pu penser. Mais personne ne pouvait comprendre ça. Personne ne pouvait comprendre qu’il pouvait avoir mal. Les autres voyaient ce qu’il voulait qu’il voit : un Serpentard à la hauteur de la réputation des Vert-et-Argent, ou un préfet responsable en qui on pouvait avoir une confiance relative pour… comment dire… vouloir son bien. En reparlant, ou plutôt repensant d’autonomie, Amarel considérait les élèves comme autonome sur le plan du bien-être physique et moral à partir de leur quatrième année. Pour les trois premières années, il mettait un point d’honneur à vérifier que tous les élèves de Serpentard qui étaient ainsi sous sa responsabilité, allaient bien et ne devaient pas supporter de méchanceté. Pour les plus grands, ils se géraient seuls. La Serdaigle était toujours là.

    - Tu es sûr que tu vas bien ? Veux-tu aller à l'infirmerie ?

    Amarel ne comprenait pas vraiment ce qui motivait les actions de cette Serdaigle. Non, ce n’était pas tout à fait vrai. Il avait des idées sur ce qui la motivait, mais il ne voyait absolument pas pourquoi elle avait autant d’égard pour lui, un Serpentard. Il était mornille courante pourtant, que les autres maisons n’aimaient pas les Serpentard. Il ne fallait pas aller bien loin pour s’en apercevoir. Il n’y avait guère que de rares Serdaigle qui n’avaient pas de préjugés, et encore, seulement dans le cas d’un tête-à-tête. Il fallait conserver une bonne image en sorciété. Société sorcière, pour ne pas se laisser entraîner dans la création de néologisme pathétique. Amarel explosa de rire intérieurement, ce qui ne se traduisit que par une lueur amusée dans ses yeux noirs. Parfois, ça lui prenait, sans signes avant-coureurs. Il commençait à faire des jeux de mots, à créer des expressions, puis des surnoms, pour rendre la vie moins morne. Amarel reprit son sérieux, bien qu’il n’y eut rien paru en surface de son agitation, et s’épongea le front brillant de sueur. Pour le coup, c’était un fait, il n’était pas bien. Mais il n’était pas non plus question de partir à l’infirmerie. Devoir y aller une fois par semaine était déjà y aller bien trop souvent. Si en plus il se retrouvait à faire des extras… ça non, il n’en était pas question ! Amarel sentit ses épaules qui commençaient à trembler. Hypoglycémie, sûrement. Flûte. Bon, ça allait passer, comme ça passait toujours. Dans tous les cas, il n’était pas question qu’il flanche maintenant.

    « Non, pas question d’aller à l’infirmerie. Et je vais… comment je vais en regarde que moi. »

    Amarel fit une pause. Et darda ses yeux noirs dans ceux de la Serdaigle. La luminosité lui semblait extrêmement forte, puisqu’il était habitué à porter des lunettes de soleil quelque soit le milieu. Il plissa les yeux comme pour juguler l’afflux de lumière, ce qui accentua ses traits et fit ressortir la fine cicatrice qui frôlait son œil pour partir vers ses tempes. Amarel était intrigué par cette Serdaigle. D’une voix traînante, il reprit :

    « Pourquoi n’es-tu pas partie avec l’autre ? Habituellement, les piafs préfèrent rester entre eux, et ne préfèrent pas fréquenter les Serpentard plus longtemps que nécessaire. »


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Eona

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 15:58  Répondre en citant

- Non, pas question d’aller à l’infirmerie. Et je vais… comment je vais en regarde que moi.

// Eona se referma comme une huître. Il avait raison. Pourquoi se mêlait-elle de la santé d'un inconnu. D'habitude, une idée comme celle-ci ne lui serait jamais venu à l'esprit. Sa seule préoccupation n'avait toujours été que sa petite personne ; bien que ce comportement pût s'avérer d'égoïste, c'est tout simplement qu'auparavant jamais elle n'eut affaire à une conversation sérieuse avec un élève. Il était vrai que la jeune fille avait déjà fait connaissance avec quelques personnes, mais sans jamais intervenir devant une personne prête à défaillir. Ce fut la première fois, qu'une telle situation se présentait à la Bleu-et-Bronze. Une partie d'elle-même se réveillait, mais pas pour autant prometteuse. Surtout si on la prenait pour quelqu'un d'indiscret. Prendre soin ou s'inquiéter vis-à-vis d'un individu était plus qu'étrange. Particulièrement s'il était question de soi. Si Amarel se sentait mal, après tout cela ne regardait que lui. En tant que préfet de serpentard, mieux ne valait pas trop s'interroger sur lui et l'aider.

Après tout sa réaction n'était pas très étonnante, depuis leur rencontre son attitude était désagréable et fuyante. Principalement à l'égard de la pauvre Isadora. Pourtant, il sembla à Eona y lire un passé difficile et triste. Souvent, ceux atteints d'un souvenir peu disgracieux, se cachaient derrière une carapace froide, ou bien toujours enjouée quelles que soient les circonstances ; souhaitant devenir indéchiffrable. Eona connaissait ce malaise, la Serdaigle avait déjà vécu une période creuse et invivable. Abandonnée sans aucun soutien, celle-ci avait dû se remettre sur pied, essayer de connaître le goût de la vie, le plaisir de s'amuser, l'amour... Avec difficulté elle avait remonté la côte, sans jamais l'atteindre malheureusement. Mais c'est à Poudlard qu'elle eut le plus de facilité, grâce à son entourage, ces rires et ces rencontres. Toutefois, cette manie de toujours se réfugier dans les vieux ouvrages poussiéreux existe indéniablement à son quotidien. Vivre en communauté lui avait permis de moins se contenter du minimum, de partager, d'aider. Peut-être est-ce, ce nouveau sentiment qui l'avait poussé à épauler son camarade au cas de besoin - même si ce camarade en question était un serpentard. //

- Pourquoi n’es-tu pas partie avec l’autre ? Habituellement, les piafs préfèrent rester entre eux, et ne préfèrent pas fréquenter les Serpentard plus longtemps que nécessaire.

// Très bonne question, Eona n'y avait même pas songé. Selon elle il était normal de favoriser une personne malade, quelles que soient sa nature et sa maison. C'était faire preuve d'humaniste. Même si moralement, les paroles d'Amarel avaient blessé Isadora ; son instinct l'avait soufflé de ne pas continuer à la poursuivre. Même si la jeune fille avait eu la possibilité de la rattraper avec facilité.

Mais une culpabilité commençait à pointer près de son ventre. Projetant une image d'une jeune fille brune en pleure ; son coeur se pinça à cette idée. Sa culpabilité s'agrandissait de minute en minute. //

- Déjà je tiens à ce que tu saches que je ne juge pas les gens par rapport à leur maison, ni d'ailleurs par leur nature et par quoi que ce soit d'autre.

Et si tu veux vraiment savoir pourquoi je suis restée avec une personne qui se permet d'insulter ma camarade, c'est juste par preuve d'humanisme. Mais apparemment mon instinct s'est trompé de chemin. Étrangement je n'ai aucun regret, je crois que je n'ai pas vraiment de raisons valables.


// Eona Loor avait employé un ton posé, sans aucune note de colère perceptible. Ces quelques phrases avaient résumé en partie ses pensées qui vagabondaient dans son esprit. Les yeux d'Amarel avaient pris un ton plus foncé et la fixaient sans ciller. Parfait, quelle que soit sa réaction elle n'en éprouverait à coup sûr aucune surprise. //


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Joueuse


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Guilde : Les Marchombres
Maison : Serpentard
Poudlard : 7e année
MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 16:00  Répondre en citant

    - Déjà je tiens à ce que tu saches que je ne juge pas les gens par rapport à leur maison, ni d'ailleurs par leur nature et par quoi que ce soit d'autre. Et si tu veux vraiment savoir pourquoi je suis restée avec une personne qui se permet d'insulter ma camarade, c'est juste par preuve d'humaniste. Mais apparemment mon instinct s'est trompé de chemin. Etrangement je n'ai aucun regret, je crois que je n'ai pas vraiment de raisons valables.

    Preuve d’Humanisme ? Mais elle se prenait pour qui cette Serdaigle ? Amarel n’avait pas besoin d’ « Humanisme », il se débrouillait très bien sans. La Serdaigle l’agaçait de plus en plus, même s’il l’avait pour le moment admirablement bien supportée. Pour qui se prenait elle ? Un psychologue ? Amarel en avait par-dessus la tête, de ces médicomages qui n’y connaissaient rien et qui pensaient le comprendre. Ses tremblements ne passaient pas, et la fierté d’Amarel elle-même avait parfois des limites. En fait, son humiliation était la limite qu’il s’imposait et, à coup sûr, s’il s’évanouissait devant la Serdaigle parce qu’il n’avait pas reconnu les appels de détresse de son organisme, il s’humilierait joliment devant une gamine. Parfois, être fort ce n’était pas l’idéal pour l’honneur. Amarel s’épongea le front avec son bras, et ferma brièvement les yeux. Ses transformations en lynx n’arrangeaient en rien son hypersensibilité à la lumière. D’une main tremblante, Amarel voulut remettre ses lunettes de soleil. Ses jambes flanchèrent soudain sous son poids et, pour se rattraper au mur le plus proche, il dut lâcher les verres teintés qui chutèrent dans un bruit sourd. Un bruit de verre cassé. Amarel ferma les yeux, la lumière commençant à lui brûler les rétines. Il était… dans la mouise. Il fallait le reconnaître. Et devant quelqu’un d’autre. Dans un sens, c’était une chance qu’il ne soit pas seul, car il lui était clairement impossible de se diriger, seul, vers l’infirmerie, mais que quelqu’un qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam le voit dans un tel état de faiblesse… Amarel déglutit. Il fallait qu’il dise quelque chose, avant que la Serdaigle ne s’inquiète. Quelque chose d’intelligent.

    « Je… je crois qu’il va falloir que j’aille voir l’infirmière en fin de compte. Est-ce que tu peux… »

    Amarel chancela et se laissa glisser jusqu’au sol. D’une main fébrile, il chercha ses lunettes de soleil, les yeux toujours fermés. Il avait bien sa baguette pour lancer un accio, mais il craignait qu’elles ne se soient cassées, et ainsi qu’il se retrouve avec des bouts de verre plantés dans la paume de sa main, voire son visage. Il était assurément extrêmement doué en métamorphose, mais sans la vue, et sans la concentration, il était aussi adroit qu’un quatrième année dyslexique. Enfin non, il exagérait. Sans la vue, et la concentration, Amarel avait en métamorphose le niveau d’un septième année. Amarel ne voyait plus la Serdaigle, et il ne l’entendait pas non plus. Il espérait qu’elle n’allait pas crier à l’aide s’il se retrouvait inconscient. Amarel cherchait encore ses lunettes, mais elles avaient du chuter un peu trop loin de lui.

    « Hum… tu n’aurais pas quelque chose à manger s’il te plait ? N’importe quoi, du sucre tout simplement… Sinon, je risque de perdre connaissance d’ici cinq minutes. Ah, et si tu trouves mes lunettes, ça m’aiderait bien. »

    Amarel entrouvrit brièvement ses yeux, et les fixa sur ses chaussures pour ne pas regarder en premier lieu des surfaces trop claires. La luminosité du Hall était bien trop forte. C’était une chance que le soleil soit masqué par les nuages, sans quoi il aurait été mal bien plus tôt. Mais quelle idée d’avoir enlevé ses lunettes aussi ! D’habitude, elles ne quittaient jamais son nez, de six heures du matin, quand il ouvrait les yeux, à minuit lorsqu’il se couchait (enfin). Amarel cligna des yeux, les plissa, mais rien n’y faisait. La lumière lui brûlait les rétines, ses pupilles s’étaient affinées comme elles le pouvaient, c’était insuffisant. Amarel se recroquevilla, les bras croisés et la tête enfouie entre ses bras. Il fallait qu’il reste calme. Il fallait qu’il se détende, pour tenir le plus longtemps conscient. Son pantalon marron, et non noir pour une fois, retint son attention quelques secondes, mais Amarel se sentit vite défaillir et son point d’attention lui échappa. Il n’osait pas relever la tête en pleine lumière. Il ne savait pas si la Serdaigle était toujours là, ou si elle était allée chercher quelqu’un. D’une petite voix, il murmura :

    « S’il te plait… »


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Eona

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 16:02  Répondre en citant

// Une ire noire régnait chez Eona et sa narine commençait à fulminer, alors que le jeune homme semblait s'affaiblir de plus en plus. Sa peau devint moite et luisante, et ses tremblements s'accentuèrent. La Serdaigle s'inquiétait pour Amarel, elle qui voulait se montrer sous sa forme inhospitalière un instant avant, fut contrainte de laisser place à l'angoisse ; l'occasion fut bel et bien raté. Un bruit de verre brisé perça le profond silence, plongés tous les deux il y a quelques minutes. Le jeune prince s'affala contre le mur, à demi conscient. Il était proche de défaillir et Eona se précipita pour le soutenir. Même à travers l'épais tissu, la chaleur de sa fièvre le traversait. //

« Je… je crois qu’il va falloir que j’aille voir l’infirmière en fin de compte. Est-ce que tu peux… »

// Cela lui parut évident. Il fallait absolument qu'elle l'emmène à l'infirmerie. Mais par quel moyen ? Le jeune homme n'était pas en état de se déplacer, quel que soit le transport. À pied le voyage aurait été trop long et éprouvant. Par balais ? Il risquerait de défaillir à n'importe quel moment. Eona s'agenouilla près de ce dernier, pour mieux observer sa mine effroyable. Déjà, ses paupières papillonnaient, signe qui ne trompait pas. Surtout, ne pas céder à la panique, se répétait-elle, sans arrêt. Un instant, la jeune fille s'attarda sur sa main qui gesticulait réalisant enfin qu'il cherchait quelque chose. Du coin de l'oeil, Eona aperçut des morceaux de verres teintés, ainsi que la paire fracassée à un mètre de la Serdaigle. Elle s'en saisit, lorsqu'il articula avec difficulté : //

« Hum… tu n’aurais pas quelque chose à manger s’il te plait ? N’importe quoi, du sucre tout simplement… Sinon, je risque de perdre connaissance d’ici cinq minutes. Ah, et si tu trouves mes lunettes, ça m’aiderait bien. »

// Du sucre ? De quoi le revigorer un moment certes, mais malheureusement hors de sa portée. La sixième année fouilla quand même dans ses poches vides. Puis de l'autre main détailla les lunettes hors d'usage. Au bord de l'évanouissement, Amarel Prince enfouit sa tête dans ses frêles bras. Eona n'avait pas d'autre choix, que de le faire parler afin qu'il ne tombe pas dans le coma. La jeune fille reprit position près de lui, s'agenouilla et lui secoua fermement le bras. //

- Amarel ! Reste éveillé ! Parle-moi !

// Alors que cette dernière l'empoignait par les épaules, son corps s'étala à même le sol. Avant de laisser d'un petit murmure un : « S’il te plait… » , inaudible pour Eona. Entraînée dans sa chute, la jeune fille souleva sa tête pour la poser sur ses genoux. Son visage blêmissait dangereusement. Des milliers de pensées traversa la Bleu-et-bronze. Personne dans les alentours, la seule solution serait d'avertir un adulte ou un élève. La salle la plus proche était le canton des Serpentards. Étant leur préfet, il serait normal de s'y rendre mais, il est fort probable que personne n'y soit présent. N'est-ce pas risquer de le laisser seul, ici ? Tant pis, aucune autre option ne s'avérait être possible et il fallait agir et vite. Rapidement, Eona Loor ôta sa robe de sorcier noire la pliant de sorte qu'elle puisse servir d'appui. Avec délicatesse elle positionna son oreiller de fortune en dessous de son crâne. Et courut vers la sortie du sous-sol, en direction de l'infirmerie. //

[RP fini]


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Ness'Leen

Ancien(ne)





MessageDate du message: Jeu. 07 Mar 2013, 16:08  Répondre en citant

// Tout était silence. Mais, au fond du dortoir, un bruissement se fit entendre. Tout le monde ne dormait pas, non. En effet, une jeune Serpy de deuxième année était en proie aux insomnies. Dans ses draps, elle ne cessait de se tourner et retourner. Finalement, elle se leva sans bruit. Elle attrapa une cape sombre qu'elle enfila rapidement par dessus son t-shirt qui lui servait de pyjama et enfila des ballerines noires. A pas de loup, elle se dirigea vers la porte du dortoir et l'ouvrit délicatement. Elle se glissa dans la fente, telle une ombre. Tandis qu'elle traversait la Salle Commune, elle priait pour que personne ne l'entende. Elle savait qu'elle serait bonne pour une colle mémorable si elle se faisait prendre... Il y avait toujours un risque, bien qu'elle ai une allure de chat. //

** A propos de chat... Où est passée Evy ?! **

// A peine cette pensée lui eu traversé l'esprit qu'elle entendit un petit miaulement retentir dans un coin de la salle. //

** Oooh noon... **

// Vite, elle attrapa sa petite boule de poil sombre et la serra contre elle en murmurant des paroles douces pour la faire taire. Sans attendre, elle se dirigea rapidement vers la sortie de a salle commune, passa la porte. //

** Ouf. **

// Adossée à la porte, Evy dans les bras, la jeune fille aux cheveux sombres réalisa soudain qu'elle avait plutôt intérêt à se tirer d'ici. Passant dans les ombres, elle marcha, sans but précis, aussi discrète que la brume.

Les lieux étaient sombres, froids.. Et la belle Serpentarde se fondait à a perfection en ces lieux sordides. Elle ne savait pas trop où elle allait. Mais c'était soit promenade incongrue au sein du Château, soit ennui profond au fin fond de son lit. Alors, elle n'avait pas hésité longtemps.
Après quelques pas, une porte se dressa devant elle. Elle tenta de l'ouvrir mais en vain. La porte était verrouillée, bien sûr. //

- Alohomora.

// Un léger cliquetis se fit entendre. Un rapide coup d'œil de chaque coté et voilà que la jeune fille se faufilait à l'intérieur de la pièce. //

A peine rentrée, la porte refermée, elle sentit une présence. //

** Où suis-je encore allée me fourrer... ? Moi qui aime l'imprévu... Je sens que je vais être servie ! **

// Elle laissa ses yeux s'habituer au noir profond du cachot lugubre et distingua une silhouette, à quelques pas seulement. //


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